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Actualités - Chronologie

Les films à la télé Le cinéma au masculin(photos)

Il n’y en a que pour les hommes cette semaine dans notre sélection. Et il y en a, mesdames, pour tous les goûts. Si la jeune génération est parfaitement représentée par Christian Slater «Mobsters», Bobby Benson «Ode To Billy Joe» et Keanu Reeves «Prince of Pensylvania», les anciens confirment également leur imposante présence avec un James Mason étonnant dans «Bigger Than Life» et un Jason Robards truculent «Cable Hogue». Et que dire des «blacks» lorsqu’ils ont pour interprètes l’énorme Forest Whitaker dans «Diary of a Hitman», l’amusant Richard Pryor dans «Brewter’s Millions» et l’énigmatique Prince, chanteur-acteur-metteur en scène.Le chanteur Prince, qui s’est distingué par ses extravagances (et non des moindres!), ambitionna de prouver au cinéma qu’il était aussi bien acteur que metteur en scène. Graffiti Bridge est la preuve qu’il ne fut ni l’un ni l’autre, ce film s’étant soldé par un des échecs les plus patentés de l’histoire du cinéma. C’est en quelque sorte une suite à Purple Rain avec une approche plus «religieuse», traduisant les préoccupations de Prince. Même les chansons sont littéralement «massacrées» dans un montage qui se voulait artistique. Si vous êtes allergique à Prince et à sa musique, ce film n’est décidément pas fait pour vous. Diffusion lundi à 23h30 sur Future TV Toutes les quelques années, Robert Redford se passionne pour une histoire qui lui tient à cœur et dont il signe la réalisation. Cela nous a valu Ordinary People, A River Runs Through et le récent Horse Whisperer. C’est en 1988 qu’il réalisa The Milagro Beanfield War qui correspond bien aux préoccupations d’un acteur (écologiste qui se bat pour la préservation de la nature). Car dans The Milagro Beanfield War, la «guerre» dont il est question concerne les habitants d’une petite ville du sud qui vivent de la culture des haricots dans leurs champs. C’est alors qu’un investisseur immobilier décide d’ériger sur les lieux un vaste complexe commercial et industriel qui va complètement défigurer la région, jetant à la rue les pauvres cultivateurs qui vont se mobiliser pour empêcher la concrétisation dudit projet. Cette histoire, en forme de parabole, est traitée avec tellement d’enthousiasme que cette énergie finira par emporter votre adhésion, grâce à ses personnages truculents (Chick Vennera est époustouflant!), à la dérision qui entoure tous les personnages «négatifs», et surtout à la formidable conviction de son auteur. Un régal. Diffusion lundi à minuit sur LBCI Place au rire, à présent, avec Brewter’s Millions de Walter Hill avec Richard Pryor et John Candy. Lanceur-vedette d’une équipe de base-ball de seconde division, Monty Brewster apprend qu’il est l’unique héritier d’un grand-oncle richissime. Les clauses du testament sont draconiennes: Brewster, pour toucher la totalité de l’héritage, devra être capable de dépenser un million de dollars par jour durant un mois sans faire aucun don, sans acquérir aucun bien et sans révéler ces clauses à quiconque. Sous l’œil médusé d’Angela, la jeune et jolie comptable dont on l’a flanqué, Brewster s’évertue donc à dilapider son magot, organisant notamment un match contre l’équipe de base-ball de New York (que son équipe perdra, à son grand désappointement), puis se lançant dans une campagne électorale résolument dispendieuse. Le fiancé d’Angela, technocrate affichant une bonne moralité hypocrite, s’associe aux deux administrateurs de bien de la compagnie dont Brewster doit hériter, afin de dépouiller ce dernier. Angela sauvera in extremis Brewster du piège que lui tendaient les trois requins. Quoiqu’inégale, l’œuvre de Walter Hill séduit par son attachement obstiné à la notion de genre, aux «racines» de la fiction américaine et à ses mythologies populaires. Empruntant le ton du conte qu’il affectionne, il s’essaie ici à la comédie-fable à la Capra. Autre constante du cinéaste, le héros est un «loser» sympathique, ici version «cartoon». L’épreuve qu’il endure n’est que le versant cauchemardesque et ironique d’un rêve américain devenu défi. Ce qui nous vaut la peinture acidulée d’une «Jet Society» grouillante de parasites en tout genre et de rapaces camouflés en technocrates B.C.B.G. Malgré quelques baisses de rythme, et sans être la meilleure œuvre de son auteur, le film reste d’une bonne tenue, ne sombrant ni dans la vulgarité, ni dans la misanthropie facile, ni dans la mièvrerie que pouvait laisser craindre le sujet. Diffusion mardi à minuit sur LBCI P.K. And The Kid est un des rares films qui furent consacrés à un sport qui fut à la mode à un certain moment aux États-Unis: le bras de fer. Sylvester Stallone s’y essaye avec désastreux résultats dans Over The Top. Ce film fut pourtant réalisé bien avant et il est de loin supérieur à celui de Monsieur Muscles. Peut-être parce que le scénario est basé sur des personnages beaucoup plus humains. Ici Paul LeMat, qui incarne «Monsieur bras de fer» se retrouve jeté sur les routes qui ne mènent nulle part avec une adolescente jouée par Molly Ringwald. Leurs relations et le monde décadent dans lequel ils évoluent donnent tout son poids au film. Diffusion mercredi à 23h30 sur Future TV À l’époque où fut tourné Bigger Than Life, le sujet suscita de nombreuses polémiques. Encensé par la critique, ce fut un échec financier, les spectateurs n’étant pas préparés à voir traiter sur grand écran Cinemascope une histoire aussi sombre. Mais James Mason y croyait au point de produire le film et Nicholas Ray signa là une de ses œuvres majeures. Inspiré par un article paru dans The New Yorker, le scénario de Cyril Hume et Richard Maibaum met en scène un modeste professeur d’école qui découvre qu’il est gravement malade. Son médecin lui prescrit un remède miracle: la cortisone. Sous l’effet du médicament, l’état du professeur s’améliore mais bientôt la crainte de la rechute le pousse à un emploi excessif de la drogue. Ce qui va changer la personnalité du professeur qui, devenu complètement parano, décide de se tuer, et de tuer sa femme et son fils... Bigger Than Life est joué par un James Mason halluciné, dont l’interprétation est tout simplement prodigieuse! Diffusion jeudi à 23h30 sur MTV Aucun metteur en scène américain ne s’est autant plu à démystifier le Vieil Ouest que Sam Peckinpah. Des films comme Ride The High Country, Wild Bunch et ce Ballad of Cable Hogue en témoignent. La fable est évidente: un chercheur d’or atteint par la limite d’âge se retire dans un coin complètement perdu afin de poursuivre sa quête. Il est rejoint par une prostituée qui aspire, elle aussi, à une vie nouvelle, loin du monde. Ils vont être l’un et l’autre rattrapés par le progrès avec l’irruption de l’automobile dans ce paradis perdu. Émouvant et drôle à la fois, ce film nous restitue une réalité qui devait bien être celle de ce Vieil Ouest, peuplé de personnages caricaturaux où rien n’était facile, et où la mort était le lot des faibles. Des hommes sans illusions où l’aventure devient la pure satisfaction de vivre encore... Diffusion jeudi à 23h30 sur Future TV Ce n’est ni par le poids ni par la taille que Forest Whitaker est un grand acteur. Peut-être le plus grand acteur noir de sa génération. Si vous mettez en doute ma parole, regardez Diary of a Hitman de Roy London et vous verrez que j’ai raison. Celui qui fut «Bird», sous la direction de Clint Eastwood, incarne ici un tueur à gages, Dekker. Avant de prendre sa retraite, il accepte un dernier contrat. Un certain Zidzyk lui demande de supprimer sa femme, Jain, une droguée. Mais Jain est une femme jolie et sensible, bref... désarmante. Et cette fois Dekker se met à réfléchir avant de tirer... Adapté d’une pièce de théâtre par son acteur, Kenneth Pressman, ce huis clos psychologique est aussi bien réalisé qu’interprété. Avec en prime Sharon Stone, alors à ses débuts dans un rôle épisodique. Diffusion jeudi à minuit sur LBCI New York, 1917. Pour élargir leur territoire, deux jeunes truands italiens, Charles «Lucky» Luciano et Frank Costello, s’associent à deux apprentis gangsters juifs, Meyer Lansky et Benny «Bugsy» Siegel. Le groupement s’avère fructueux. Quelques années plus tard, un grand trafiquant d’alcool, parrain de la côte est, impressionné par leur succès, devient leur mentor. La mafia italienne, irritée par l’ascension fulgurante de Lucky Luciano, prépare un guet-apens pour l’éliminer... Réalisateur de films publicitaires, M. Karbelnikoff passe pour la première fois au long métrage avec Mobsters retraçant la jeunesse des fondateurs de l’organisation du crime avec Christian Slater et Richard Grieco en vedettes. Diffusion vendredi à minuit sur LBCI Dans la fin des années 70, les producteurs américains virent en Bobby Benson un nouveau James Dean. Sa fragilité apparente faisait de lui l’interprète rêvé des personnages écorchés. C’est ce genre de antihéros qu’il incarne dans Ode To Billy Joe qui illustre une célèbre ballade chantée de cette année-là. Les amours de deux jeunes adolescents dans une petite ville des États-Unis versent lentement dans un manque total d’intérêt. Bobby Benson et sa partenaire Glynis O’Connor retrouvent des personnages qu’ils avaient tenus précédemment dans un autre film intitulé Jeremy. Ils font tout pour sauver la mise. Diffusion samedi à 23h30 sur Future TV National Lampoon’s Senior Trip est le dernier produit en date d’une série où le meilleur (rarement) a souvent côtoyé le pire (le plus souvent). Ce film de Kelly Makin est à classer dans la seconde catégorie. On y voit un groupe d’étudiants ratés envoyant une lettre au président des États-Unis pour se plaindre du système éducatif qu’ils tiennent pour responsable de leur échec et afin de réclamer leurs droits à une meilleure éducation. Impressionné par la demande, le chef de la Maison-Blanche convoque les potaches à Washington afin d’étudier avec eux les moyens d’améliorer le projet d’éducation nationale. À Washington, comme vous en doutez, les étudiants vont commettre maladresse sur maladresse, et je vous dispense des détails, certains étant aussi vulgaires que caricaturaux. Vous avez dit «raté»? Diffusion samedi à minuit sur LBCI C’est dans le milieu des mineurs que se déroule Prince of Pensylvania, premier film du scénariste Ron Nyswaner qui porte à l’écran une histoire dont il est l’auteur. Dans cette petite cité minière de Pennsylvanie, on est mineur de père en fils. Aussi, Gary entend bien faire respecter cette tradition à son fils, Rupert. Lassé de la rébellion de l’adolescent qui est soutenu par sa mère, Gary l’oblige à travailler avec lui pour le faire rentrer dans le rang. Alors que Rupert découvre que sa mère a un amant, son père lui apprend qu’il possède un terrain qui vaut une petite fortune. Aussitôt, Rupert met au point l’enlèvement de son propre père à qui il réclame une rançon. Avec cet argent, il espère permettre à sa mère de mener une nouvelle vie avec son amant... C’est avec un humour volontiers insolent et un réalisme permanent que Ron Nyswaner réalise une comédie provinciale qui sonne juste et mêle rire et émotion. On pourra reprocher au scénario de s’éparpiller un peu mais certaines scènes – comme celle où le jeune héros se fait séduire par une femme plus âgée et celle du kidnapping – sont particulièrement réussies; Fred Ward est remarquable dans le personnage du père et Keanu Reeves exhibe une coiffure à la Mohawk qui ne va pas manquer de surprendre ses admiratrices.
Il n’y en a que pour les hommes cette semaine dans notre sélection. Et il y en a, mesdames, pour tous les goûts. Si la jeune génération est parfaitement représentée par Christian Slater «Mobsters», Bobby Benson «Ode To Billy Joe» et Keanu Reeves «Prince of Pensylvania», les anciens confirment également leur imposante présence avec un James Mason étonnant dans «Bigger Than Life» et un Jason Robards truculent «Cable Hogue». Et que dire des «blacks» lorsqu’ils ont pour interprètes l’énorme Forest Whitaker dans «Diary of a Hitman», l’amusant Richard Pryor dans «Brewter’s Millions» et l’énigmatique Prince, chanteur-acteur-metteur en scène.Le chanteur Prince, qui s’est distingué par ses extravagances (et non des moindres!), ambitionna de prouver au cinéma qu’il était aussi bien acteur que metteur...