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Actualités - Chronologie

Bachar doit s'attaquer au dossier économique, estiment les hommes d'affaires

Le nouveau président syrien Bachar el-Assad va devoir engager des réformes substantielles pour relancer une économie anémiée par les lourdeurs bureaucratiques, estiment diplomates et hommes d’affaires. «Les chantiers intérieurs sont énormes», a déclaré un diplomate européen basé à Damas, citant en premier lieu les réformes économiques. Dans son premier discours après la cérémonie de prestation de serment lundi dernier devant le Parlement, Bachar el-Assad s’est engagé à relancer progressivement l’économie, n’hésitant pas à fustiger la gestion des anciens gouvernements. «Les lois et décrets étaient promulgués d’une manière improvisée (...), ils sont partiellement responsables des difficultés d’aujourd’hui», a-t-il dit en soulignant toutefois que «personne ne dispose de baguette magique pour trouver d’un seul coup les solutions aux problèmes». Le gouvernement de Mohammed Moustapha Miro, formé en mars avant le décès le 10 juin de l’ancien président Hafez el-Assad, a pris par décrets une série de mesures économiques de nature libérale. Ces décrets ont été qualifiés de «demi-mesures» par le même diplomate européen, selon qui «le vrai défi pour le gouvernement consiste à s’attaquer aux réformes économiques avec une vision d’ensemble, un plan». Le gouvernement a autorisé le 8 juillet les importations de voitures par des particuliers, mais a maintenu des taxes exorbitantes. Il a aussi autorisé l’installation de banques étrangères mais uniquement dans les zones franches. Le change et le transfert de devises sont toujours régis par des règles très strictes en Syrie, ce qui incite de nombreux hommes d’affaires à opérer depuis les pays voisins, notamment le Liban. M. Miro avait reconnu en juin que «le développement du système bancaire était une question urgente» pour moderniser l’économie et le ministre de l’Économie Mohammad Imadi avait indiqué plus tard que les autorités étudiaient «la création de banques privées et mixtes». Selon des experts occidentaux, le gouvernement Miro a arrêté «un plan d’urgence» de 1,7 milliard de dollars pour lutter contre le chômage qui touche 22% de la population active. Ce gouvernement a également pris des mesures fiscales pour encourager l’investissement privé, des mesures jugées insuffisantes par les milieux d’affaires même si elles ont déjà attiré un premier groupe d’investisseurs arabes du Golfe. Pour un homme d’affaires syrien, de «nouvelles lois» pour attirer les investisseurs dans un pays où n’existent ni une Bourse de valeurs ni de banques privées étaient «indispensables». Le 14 juillet, quatre importants groupes séoudiens ont annoncé à Damas la création d’une holding d’un capital de 100 millions USD pour financer des projets de développement en Syrie. «La stabilité dont jouit la Syrie nous a incités à venir investir dans ce pays», avait déclaré alors l’un des quatre représentants de la holding, M. Wafic Rida Saïd. Depuis mai 1998, la Syrie est engagée avec l’Union européenne dans des négociations sur un accord d’association prévoyant notamment la création d’une zone de libre-échange d’ici 2010. Selon des sources diplomatiques européennes et arabes, un remaniement ministériel limité serait prévu prochainement. Il serait destiné à «compléter» l’équipe de 35 ministres de M. Miro dont le gouvernement a vu l’entrée de 22 nouvelles personnalités.
Le nouveau président syrien Bachar el-Assad va devoir engager des réformes substantielles pour relancer une économie anémiée par les lourdeurs bureaucratiques, estiment diplomates et hommes d’affaires. «Les chantiers intérieurs sont énormes», a déclaré un diplomate européen basé à Damas, citant en premier lieu les réformes économiques. Dans son premier discours après la cérémonie de prestation de serment lundi dernier devant le Parlement, Bachar el-Assad s’est engagé à relancer progressivement l’économie, n’hésitant pas à fustiger la gestion des anciens gouvernements. «Les lois et décrets étaient promulgués d’une manière improvisée (...), ils sont partiellement responsables des difficultés d’aujourd’hui», a-t-il dit en soulignant toutefois que «personne ne dispose de baguette magique pour...