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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : léger développement de l'offre du dollar

L’offre du dollar s’est un peu développée hier sur le marché des changes de Beyrouth, en quête de livres libanaises à deux jours de la souscription hebdomadaire demain aux bons du Trésor dont le rendement relativement élevé ne cesse de drainer vers eux certains capitaux en devises. Dans ce contexte, le maintien par la Banque du Liban (BDL) de sa fourchette d’intervention en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, a servi à faire clôturer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Mais, compte tenu du développement de l’offre en cette monnaie, les établissements de crédit ont été amenés à la négocier entre 1 510,50 et 1 511,50 LL contre 1 512,00 et 1 513,00 LL, la veille, soit en léger repli. Pourtant, ce mouvement ne s’est guère accompagné de beaucoup d’activités en raison du climat d’expectative régnant dans le pays en attendant l’élimination des violations israéliennes de la frontière internationale avec le Liban. En effet, le volume d’affaires de la journée d’hier n’aurait pas dépassé quelque sept millions de dollars, entièrement négociés à l’achat et à la vente par les banques de la place, sans aucune intervention de la BDL, dans un marché calme et équilibré de lui-même. Dollar soutenu à l’étranger À l’étranger, le dollar a gagné davantage de terrain hier face aux autres grandes monnaies sur un marché des changes morne, après la publication de chiffres américains montrant une certainre reprise de l’inflation aux États-Unis. À cet égard, le billet vert a profité d’anticipations de hausse des taux d’intérêt lors de la prochaine réunion du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) le 22 août prochain, après que le ministère du Travail eut annoncé hier que les prix à la consommation aux États-Unis auraient augmenté de 0,6 % le mois dernier, au lieu de 0,4 % attendu, contre 0,1 % en mai. Ce développement est venu donc nourrir les craintes d’une reprise de l’inflation bien que l’indice de base, qui exclut l’alimentation et l’énergie, n’ait progressé que de 0,2% durant cette même période. Cela étant et compte tenu d’autres anticipations selon lesquelles la Banque centrale européenne (BCE) observerait un statu quo monétaire demain lors de la réunion de son conseil de gouverneurs, la demande du billet vert ne tardait pas à se développer face à l’euro. Il en est de même pour le yen qui continue de souffrir des craintes liées à la faillite de la chaîne japonaise de supermarchés Sogo, laissant les opérateurs indifférents des déclarations faites hier par le gouverneur de la Banque du Japon, Masaru Hayami, qui a répété que la politique de taux zéro menée depuis 17 mois, et maintenue la veille, devra être abandonnée. «Compte tenu des améliorations de l’économie nippone entre février de l’an dernier et maintenant, je pense qu’il est difficile de maintenir la politique de taux zéro», a-t-il indiqué hier devant la Chambre basse du Parlement. Pourtant, l’engouement pour le dollar n’a pas été entier, les opérateurs semblent attendre la publication aujourd’hui de l’indice IFO sur le climat des affaires en Allemagne, d’un côté, et de l’autre côté le discours que devra prononcer demain le président de la Fed, Alan Greenspan, devant la commission bancaire du Sénat et qui est censé donner des indications supplémentaires sur les intentions de la Fed en matière de taux d’intérêt. Dans cette attente, le dollar s’est négocié hier, à New York, sur un ton toujours soutenu, comme suit : – 0,9252 pour un euro contre 0,9365, la veille – 1,4965 pour un sterling contre 1,4940 – 2,1140 DM contre 2,0890 – 7,0905 FF contre 7,0060 – 1,6755 FS contre 1,6535 – 2 092,80 lires contre 2 068,00 – 108,35 yens contre 108,10. Bourse de Beyrouth : marché faible À la Bourse de Beyrouth, la tendance s’est ressentie hier de la baisse des actions B de Solidere, dans un marché autrement étriqué et stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a perdu 0,17 % à 63,12 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu en l’état à 139,49 points pour la deuxième séance consécutive. Ce mouvement s’est produit dans un marché à activité très réduite avec quelque 21 745 actions négociées d’une valeur globale de 121 140 dollars. Wall Street : sous le signe des craintes inflationnistes Sur les places boursières internationales, les marchés boursiers américains avaient tendance hier à la consolidation, après la publication des chiffres sur les prix à la consommation le mois dernier, montrant que l’inflation refait surface aux États-Unis. Pour les uns, la hausse de 0,6 % de cet indicateur de l’inflation pourrait inciter la Fed à resserrer davantage sa politique monétaire. Mais pour les autres, ce développement devrait au contraire plaider en faveur d’un statu quo monétaire, étant donné le ralentissement de l’activité économique américaine et de la stabilité des prix à la consommation à 0,2 %, hors énergie et alimentation. Cela étant, certains opérateurs ont préféré prendre les gains que leur procure la récente hausse de la cote, pendant que d’autres estimaient devoir attendre le discours de Greenspan demain devant le Sénat qui donnera son appréciation sur l’état actuel de l’économie américaine. Dans cette attente, les investisseurs paraissaient ignorer hier les bons résultats trimestriels publiés par General Motors, Johnson & Johnson, Merrill Lynch, Honeywell, Philip Morris..., s’abstenant de prendre de nouvelles initiatives. En effet, l’indice de la Bourse électronique Nasdaq est tombé jusqu’à 4 162 points pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuaient irrégulièrement entre un plus haut à 10 799,16 points et un plus bas à 10 703,06 points, avant d’afficher en préclôture 10 744,87 points, en baisse de 59,40 points sur la veille. Baisse des Bourses européennes avec Wall Street La tendance s’est inversée mardi sur les marchés boursiers européens qui ont terminé en baisse dans le sillage du recul de Wall Street en matinée. L’indice américain des prix à la consommation (CPI) de juin n’a pas en effet apporté d’indication très nette sur l’évolution future des taux d’intérêt d’indication très nette sur l’évolution future des taux d’intérêt aux États-Unis. À la fermeture de la plupart des places européennes, l’indice paneuropéen Eurotop 300 a accusé une baisse de 13,17 points, soit 0,80 %, à 1 640,99. L’Euro STOXX 50, limité aux valeurs vedettes de la zone euro, a reculé de 37,18 points (0,69 %), à 5 320,01. C’est la Bourse de Paris qui a accusé le plus lourd recul, avec un repli de 1,58 %, tandis que celle de Londres perdait 1,15 %. Francfort, où les transactions se poursuivaient jusqu’en début de soirée, cédait seulement 0,32 %. Madrid a abandonné 1,44 %, Amsterdam 0,80 %, Milan 0,52 % et Bruxelles 0,21 %. Les valeurs qui avaient le plus monté lundi dans les compartiments des télécoms et des technologiques ont subi des prises de bénéfices et accusé ainsi des pertes parmi les plus lourdes de la journée, dans des échanges peu fournis en cette période estivale. L’indice paneuropéen DJ Stoxx des télécoms a accusé une baisse de 1,96 % en fin d’après-midi, après une hausse de 1,76 % lundi, tandis que celui des technologiques abandonnait 2,64 %, après une avance de 2,74 % la veille. «Il y a des ventes sur l’ensemble des télécoms (...). Mais ce ne sont pas des dégagements massifs, ce sont plutôt des ajustements», a précisé un boursier londonien. On a remarqué plus particulièrement les pertes des grands opérateurs de mobiles comme Vodafone Airtouch et France Télécom, qui ont abandonné respectivement 3,72 et 3,15 %, et des fabricants d’équipements comme Ericsson ((-4,06 %) et Marconi (-5,43 %). Tokyo : effritement de la cote La Bourse de Tokyo a clôturé en recul de 2 % mardi, les milieux d’affaires craignant de nouvelles faillites après la banqueroute de la chaîne japonaise de grands magasins Sogo, ont indiqué des opérateurs. Cette baisse s’explique également par les prises de bénéfices après la nette hausse de lundi consécutive à l’annonce par la Banque du Japon de maintenir sa politique de taux zéro. L’indice de référence Nikkei-225 a chuté de 341,76 points à 16 945,07, passant sous la barre des 17 000 points pour la première fois depuis le 27 juin. Le Topix a perdu 34,09 points à 1 541,95. Le montant des transactions s’est élevé à 694 millions d’actions échangées contre 604,3 millions la veille. «La faillite de Sogo a fait craindre que les sociétés à faible ou moyenne valorisation boursière ainsi que les banques ne suivent la même pente», a estimé Muneyuki Ichihara, analyste en chef chez Nomura Securities. Les investisseurs étrangers se sont désengagés des valeurs japonaises, a ajouté M. Muneyuki. Des rumeurs ont circulé sur la place de Tokyo selon lesquelles «de grandes banques» procédaient à des échanges d’actions pour lisser leurs résultats, mis à mal mercredi par la faillite de Sogo, a expliqué un second courtier. Les achats ont été freinés, selon les opérateurs, par la crainte de voir la Banque du Japon abandonner sa politique de taux zéro, une fois la faillite de Sogo digérée. La BoJ a indiqué lundi qu’elle maintiendrait sa politique monétaire ultrasouple en cours depuis 17 mois, en raison notamment de la banqueroute de Sogo. Le nombre des valeurs en baisse a dépassé celui des valeurs en hausse, à 1 131 titres contre 201, tandis que 69 autres restaient inchangées. Sogo, qui a demandé mercredi son placement sous administration judiciaire après avoir abandonné son plan de sauvetage, a clôturé inchangé à 12 yens, après avoir chuté à 10.
L’offre du dollar s’est un peu développée hier sur le marché des changes de Beyrouth, en quête de livres libanaises à deux jours de la souscription hebdomadaire demain aux bons du Trésor dont le rendement relativement élevé ne cesse de drainer vers eux certains capitaux en devises. Dans ce contexte, le maintien par la Banque du Liban (BDL) de sa fourchette d’intervention en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, a servi à faire clôturer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Mais, compte tenu du développement de l’offre en cette monnaie, les établissements de crédit ont été amenés à la négocier entre 1 510,50 et 1 511,50 LL contre 1 512,00 et 1 513,00 LL, la veille, soit en léger repli. Pourtant, ce mouvement ne s’est...