La crise économique se fait sentir partout et dans tous les domaines. Les temps sont durs et il faut se serrer la ceinture en attendant la reprise. Cependant, certaines étoiles éclairent ce triste tableau. En temps de crise, l’électroménager est l’un des secteurs commerciaux les plus durement touchés par les réticences des consommateurs à dépenser. Le marché, déjà étroit, devient alors un véritable terrain de bataille. Importateurs v/s production locale «Le marché a changé ces deux dernières années en raison de la crise économique, avoue Nicolas Abdelnour (Abdelnour & Co.) Les produits les moins chers sont de plus en plus demandés, et ce au détriment de la qualité assurée par les grandes marques. De plus, la vente à crédit engendre un problème d’impayés. La crise est aiguë et l’on souffre d’un manque de liquidités. La consommation diminue en raison des factures d’eau et d’électricité très élevées». Il faut agir et aller à la source du problème. Nabil Rohayem, directeur général de Getco, estime que «les importateurs sont soumis à des frais de transport élevés, sans oublier la douane qui est de 22%. Or les producteurs locaux n’ont pas ce genre de problèmes, et c’est ce qui explique essentiellement la différence de prix entre confection locale et importée. Cependant, la production locale manque de maturité et la qualité est loin d’égaler celle des produits importés. Chez Sharp, l’avantage réside surtout dans la faible consommation de courant. Les réfrigérateurs sont de loin les plus économiques, et c’est là notre principal argument de vente». Viken Kassabian, président d’Unilec, déplore: «Ces 5 dernières années, les clients demandent de la confection locale qui est nettement moins chère que les produits importés, car leur pouvoir d’achat a diminué. De plus, la Chine rafle tous les clients en proposant des produits bon marché. Or les réfrigérateurs américains restent les meilleurs. Les USA sont renommés pour leurs réfrigérateurs, ils en sont même les inventeurs, et White-Westinghouse a une expérience inégalée dans le domaine. Nos réfrigérateurs sont fiables, économiques, silencieux, ne rouillent pas, ont un “defrost timer” (minuterie de décongélation). Pour compléter la gamme, nous avons certains modèles White-Westinghouse coréens, plus petits que ceux confectionnés aux USA. Ces derniers possèdent les mêmes spécifications que les modèles américains, à savoir la tropicalisation, le filtre désodorisant et le système de renouvellement de l’air (“multi-airflow”)». La reprise après la crise ? Pourtant Raymond Zogaib, président d’Osimex Liban, ne baisse pas les bras: «Les Libanais ont beaucoup de goût et apprécient la bonne qualité plus que les autres peuples voisins. Ils aiment le luxe dans leur cuisine par goût de l’esthétique et de la bonne qualité». Ses convictions sont bien fondées et ses efforts ne sont pas vains. Preuve en est, comme l’affirme Corinne Zalum, directrice de publicité chez Whirlpool, «le marché libanais est un marché très restreint sur lequel on retrouve toutes les marques de renommée mondiale. C’est aussi un marché très concurrentiel, les prix sont très compétitifs mais la loi du plus fort est toujours la meilleure. D’autre part, après la guerre, le pouvoir d’achat du consommateur libanais a beaucoup chuté, et c’est malgré lui qu’il s’est dirigé vers des marques similaires du point de vue esthétique à de meilleurs prix. Mais, vu ses préférences pour la marchandise de bonne qualité et ayant expérimenté les autres marques similaires, la tendance d’achat des produits de bonne qualité et de marque a augmenté, d’où notre augmentation de part du marché. Ce qui a énormément facilité cela, c’est l’achat à crédit. Le Libanais étant à la page des innovations, il demande toujours les dernières technologies. Whirlpool, en tant qu’innovateur et inventeur, arrive à satisfaire cette clientèle». Les réfrigérateurs de confection locale sont effectivement moins chers que les appareils importés mais, affirme Sélim Antaki, président de Brothers Enterprises, «au Liban, nous avons une demande d’environ 80000 réfrigérateurs par an, dont 30000 sont de production locale, car elle est de 20 à 25% moins chère. Or notre chiffre de ventes progresse de 25% par an malgré la taille de marché constante. Cela revient sans aucun doute à la qualité que nous proposons, ainsi qu’à la fiabilité et au design avant-gardiste». À ce stade, Walid Nasser, directeur marketing chez Pharaon Homeline, conseille: «Il faut acheter de la qualité. Chez Pharaon Homeline, nous offrons une gamme complète et variée dans tous les produits pour répondre aux besoins de tous les clients». Nul ne repartira insatisfait!
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