Taoufik Kahil, 15 ans, défile avec quelque 200 autres jeunes Palestiniens, marquant le pas et balançant les bras avec une précision militaire, au cri de «al-Qods! al-Qods! al-Qods!» le nom arabe de Jérusalem, dont ils rêvent de faire la capitale du futur État palestinien. Ces jeunes scouts palestiniens se préparent à une confrontation avec Israël en cas d’échec du sommet de Camp David et leurs dirigeants se disent prêts à toutes les éventualités. «Je suis content de me trouver dans ce camp, cela nous donne l’occasion d’apprendre l’histoire de notre peuple et comment défendre militairement notre patrie et la terre de nos ancêtres», assure Taoufik. Ce jeune Palestinien espère pouvoir être admis au sein d’un groupe d’élite, afin d’entamer un cycle d’entraînement au maniement des armes la semaine prochaine. L’échec éventuel du sommet de Camp David fait craindre une vague de violence dans les territoires palestiniens et c’est dans cette éventualité que les Palestiniens ont opté pour le renforcement des camps d’entraînement d’été, ouverts à quelque 30 000 scouts. Quelque 3 600 jeunes de la bande de Gaza et de Cisjordanie vont, pour la première fois depuis l’instauration en 1994 de l’Autorité palestinienne, être initiés au maniement d’armes automatiques et au combat. «Nous avons décrété un état d’alerte générale pour élever le niveau de préparation aux menaces (israéliennes), faire face à toutes les éventualités en cas d’échec à Camp David et se préparer à l’indépendance», a déclaré le 12 juillet le porte-parole du Fateh, Diab al-Louh. 42 camps d’été au total sont prévus dans la bande de Gaza, et autant en Cisjordanie, mais le cycle d’entraînement militaire d’une durée de 21 jours ne devrait commencer qu’une fois les meilleurs scouts sélectionnés. «La nouvelle génération de Palestiniens doit apprendre à se défendre», affirme un instructeur, qui souhaite conserver l’anonymat. Les jeunes Palestiniens doivent «apprendre à se servir de pistolets, de Kalachnikov et d’autres armes légères. Ils auront des séances de tirs à la fin de leur formation. Nous voulons nous défendre, mais ne voulons pas la guerre», ajoute cet officier. Pour lui, l’entraînement est nécessaire pour pouvoir préparer les Palestiniens à défendre la proclamation, le 13 septembre, de l’État palestinien indépendant dans les territoires autonomes de Gaza et de Cisjordanie, avec Jérusalem comme capitale, avec ou sans accord avec Israël. Le colonel Mohammed Harara, un des organisateurs des camps d’été, a indiqué que seuls 1 800 jeunes seront choisis pour porter l’uniforme. À Hébron, où par le passé les enfants palestiniens ont reçu un entraînement armé, les organisateurs ont indiqué que les cours de maniement d’armes allaient être plus nombreux cette année. «Il y aura beaucoup d’événements organisés par les officiers palestiniens, en particulier des manifestations sportives, des marches et des entraînements d’autodéfense», a indiqué le colonel Harara.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Taoufik Kahil, 15 ans, défile avec quelque 200 autres jeunes Palestiniens, marquant le pas et balançant les bras avec une précision militaire, au cri de «al-Qods! al-Qods! al-Qods!» le nom arabe de Jérusalem, dont ils rêvent de faire la capitale du futur État palestinien. Ces jeunes scouts palestiniens se préparent à une confrontation avec Israël en cas d’échec du sommet de Camp David et leurs dirigeants se disent prêts à toutes les éventualités. «Je suis content de me trouver dans ce camp, cela nous donne l’occasion d’apprendre l’histoire de notre peuple et comment défendre militairement notre patrie et la terre de nos ancêtres», assure Taoufik. Ce jeune Palestinien espère pouvoir être admis au sein d’un groupe d’élite, afin d’entamer un cycle d’entraînement au maniement des armes la semaine...