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Actualités - Chronologie

Bachar el-Assad veut faire entrer son pays dans l'ère de l'informatique(photo)

Le centre de formation Reda, avenue de la Révolution, mène sa propre révolution pour initier les Syriens adultes et enfants aux «mystères» de l’informatique... avec la bénédiction de Bachar el-Assad. Le directeur du centre, Hani al-Khoury, a rencontré le mois dernier le futur président, Bachar el-Assad, comme lui un passionné d’informatique, à un salon industriel et lui a parlé de son projet de publier une revue spécialisée en arabe. «J’ai reçu dimanche un appel du ministre du Développement administratif, Hassan Nouri, qui m’a convoqué pour discuter de ce projet. Ceci démontre l’immense intérêt que manifeste notre jeune dirigeant pour introduire la Syrie dans le troisième millénaire et l’ère de l’Internet», a-t-il déclaré. «Il a dit publiquement que chaque personne doit pouvoir être informée de tout» et que «la connaissance est la clef du développement», affirme M. Khoury, citant selon lui une phrase favorite de Bachar. Il existe 70 centres de formation en Syrie, selon des experts. L’institut Reda qui a quatre branches à Damas forme au total 5 000 étudiants, dont des enfants n’ayant pas plus de huit ans, des fonctionnaires et des employés de banque. La passion de Bachar el-Assad pour l’informatique a été le moteur d’une série de mesures prises ces six dernières années pour que la Syrie rattrape le retard informatique qu’elle a avec les autres pays arabes de la région. Des industriels affirment que Bachar a encouragé l’adoption d’une loi pour introduire l’informatique à l’école et en faire une matière à enseigner dans les universités à partir de 1997. Selon des estimations non officielles, il y aurait en Syrie (17 millions d’habitants) 300 000 ordinateurs et 10 000 utilisateurs de l’Internet, tandis qu’ils sont 400 000 aux Émirats, 300 000 en Arabie séoudite et 250 000 au Liban. Amal Boukha, 29 ans, a récemment déboursé 160 dollars, quatre fois le salaire minimum syrien, pour améliorer la capacité de son Pentium 450. Un nouvel ordinateur aurait coûté 500 USD, plus 100 USD pour l’imprimante. Mme Boukari qui enseigne à des jeunes enfants n’est pas connectée à l’Internet, trop cher pour elle. L’Internet reste limité aux entreprises, aux universités d’État et il n’existe qu’un seul Internet-café à Damas géré par les autorités. Le manque de lignes – actuellement 3 000 – et de serveurs font que les Syriens se rabattent sur des entreprises libanaises pour un abonnement de 100 dollars et un coût de 0,4 USD par minute. Les autorités ont promis d’élargir le réseau à 50 000 abonnés pendant l’an 2000. «Nous devons avoir l’Internet dans chaque maison, comme le téléphone», proclame Mme Boukari. Odette Darwiche, une fillette de 9 ans, prend sa deuxième leçon à l’institut Reda où 16 sessions coûtent 33 dollars. Odette est transportée de joie car bientôt elle pourra jouer avec son Barbie CD-Rom à la maison. Mais elle ne sait pas, contrairement à ses petits voisins du Liban et de la Jordanie, ce que c’est l’Internet. Hamza, 14 ans, lui rétorque pompeusement : «C’est un outil nécessaire pour qu’on sache autant de choses que les Occidentaux». Sana, une autre enseignante du centre Reda, ne s’étonne pas de l’ignorance des enfants. «Comment peut-on les blâmer alors que leurs parents commencent à peine a s’y adapter», dit-elle. Maha Kumari, une pharmacienne mère de 4 enfants, avoue qu’elle fait partie de ces adultes «ignorants». L’an dernier, une loi a obligé toutes les pharmacies à installer la climatisation. «Le docteur Bachar devrait maintenant publier un décret introduisant les ordinateurs dans chaque pharmacie», souhaite-t-elle.
Le centre de formation Reda, avenue de la Révolution, mène sa propre révolution pour initier les Syriens adultes et enfants aux «mystères» de l’informatique... avec la bénédiction de Bachar el-Assad. Le directeur du centre, Hani al-Khoury, a rencontré le mois dernier le futur président, Bachar el-Assad, comme lui un passionné d’informatique, à un salon industriel et lui a parlé de son projet de publier une revue spécialisée en arabe. «J’ai reçu dimanche un appel du ministre du Développement administratif, Hassan Nouri, qui m’a convoqué pour discuter de ce projet. Ceci démontre l’immense intérêt que manifeste notre jeune dirigeant pour introduire la Syrie dans le troisième millénaire et l’ère de l’Internet», a-t-il déclaré. «Il a dit publiquement que chaque personne doit pouvoir être informée...