Avec la modification de la loi électorale après Taëf, les Arméniens de la Békaa ont eu droit à un siège au Parlement. Représentés à la Chambre par Georges Kassarji, les Arméniens de la région vivent principalement de l’agriculture (Anjar), du commerce (Zahlé) et de l’industrie (Békaa centrale). Dans une interview accordée à L’Orient-Le Jour, M. Kassarji a donné des précisions sur la situation de Anjar, une ville qui compte 6 442 électeurs. La localité est un lieu de villégiature important pour les Arméniens du Liban. «Anjar peut être considérée comme la deuxième ville arménienne du Liban, après Bourj Hammoud», souligne M. Kassarji. À part l’activité touristique générée par la présence de la citadelle omeyyade et les restaurants qui ont vu le jour sur les rives d’un bras du Litani, Anjar vit grâce à l’agriculture. «Cependant, indique M. Kassarji, il est nécessaire de générer d’autres revenus, en privilégiant notamment l’industrie». Et de poursuivre que «beaucoup de jeunes de Anjar quittent la localité pour trouver des emplois sous d’autres cieux, à Zahlé, à Beyrouth, ou encore à l’étranger». Depuis son élection en 1992 et sa réélection en 1996, M. Kassarji, qui estime qu’un «député devrait être au service de tous les citoyens d’un pays», a pris en charge des dossiers chauds notamment celui du téléphone, de l’électricité et du téléphone portable. Dans la Békaa, M. Kassarji a lutté pour mettre en place de nouveaux centraux téléphoniques à Zahlé et pour remplacer des canalisations d’eau vieilles de 40 ans. Dans ce cadre, dans la Békaa-Ouest, 70 % du travail ont été effectués. Actuellement, c’est la construction de l’autoroute arabe qui tient le plus au cœur de M. Kassarji. Il précise que, grâce à la participation de plusieurs députés de la région, un stade public a été édifié à Hoch el-Oumara (Zahlé). Quelque temps après son élection, le député arménien de la Békaa a arrêté son travail initial pour se consacrer à sa tâche législative. M. Kassarji possédait plusieurs usines dans la Békaa. Il avait fondé également des entreprises à l’étranger notamment à Montréal. «Je ne pouvais pas cumuler deux emplois», explique-t-il. «Je me suis présenté aux élections pour être au service de la population et c’est une véritable mission», ajoute-t-il. Marié depuis 42 ans, il est père d’une fille et deux fois grand-père. M. Kassarji, qui habite Zahlé, consacre son temps en semaine au travail. Il passe tous ses dimanches en famille entouré notamment de sa femme, Beauty, et de ses deux petits-fils Georges 16 ans et Edgard 14 ans.
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