Après la tragédie du stade d'Harare La police zimbabwéenne en accusation
le 11 juillet 2000 à 00h00
La police était accusée lundi d’être responsable de la pire tragédie qu’ait connue le football zimbabwéen, avec la mort de 13 spectateurs dans une bousculade monstre dimanche au stade national d’Harare. Le président Robert Mugabe a exprimé son émotion et s’est excusé lundi auprès des Sud-Africains après ce drame, qui a également fait plusieurs blessés. Des responsables et des témoins estimaient lundi que les forces de l’ordre, qui ont notamment fait usage de gaz lacrymogènes, avaient réagi avec excès pour maîtriser des hooligans qui lançaient des bouteilles sur la pelouse. Le drame s’est produit alors que 60 000 spectateurs étaient venus assister dimanche à un match qualificatif pour la Coupe du monde entre le Zimbabwe et l’Afrique du Sud. L’équipe nationale était menée deux buts à zéro et des troubles ont commencé conduisant à l’interruption du match à la 83e minute. Selon des témoignages, les victimes ont été piétinées au moment où la foule tentait de s’enfuir pour échapper aux tirs de grenades lacrymogènes des forces de l’ordre. Des témoignages font également état de slogans politiques hostiles au gouvernement scandés dans le stade qui auraient déclenché les troubles. Le ministre de la Santé Timothy Stamps a estimé que «cet accident aurait pu être évité». Pour lui, «la police a réagi beaucoup trop fort», mais il a ajouté que le «vrai coupable» était l’abus d’alcool : «Les gens deviennent fous et hystériques». «J’accuse la police pour ce désastre», a lancé l’ancienne vedette du football britannique, John Fashanu. «Quelques bouteilles ont été lancées, mais cela ne justifiait pas une riposte aussi lourde», a estimé l’ancien joueur d’origine nigeriane. Un blessé, Isaac Chimwi, a estimé que les «hooligans auraient pu être maîtrisés individuellement par les policiers (...)». «La police a juste tiré des gaz lacrymogènes», a-t-il assuré devant la presse. «Cela a aggravé la situation au moment où les gens ont essayé de partir». Le vice-président de l’Association de football du Zimbabwe (Zifa), Vincent Pamire, a lui aussi estimé que le recours aux gaz lacrymogènes n’était pas nécessaire. «La police a réagi avec excès», a conclu Ambrose Mendy, un expert international et responsable de TV Africa, qui a souligné qu’il n’y avait pas eu d’émeute et que la foule n’avait pas envahi le terrain. Il a également souligné que les bouteilles jetées sur le terrain étaient en plastique et que les jets avaient cessé rapidement. Pour le porte-parole de la police, Wayne Bvudzijena, il est encore trop tôt pour porter de tels jugements. Il a évoqué le sous-effectif des forces de police déployées dans le stade et accusé la Zifa d’avoir laissé vendre des bouteilles de bière en verre à l’intérieur du stade.
La police était accusée lundi d’être responsable de la pire tragédie qu’ait connue le football zimbabwéen, avec la mort de 13 spectateurs dans une bousculade monstre dimanche au stade national d’Harare. Le président Robert Mugabe a exprimé son émotion et s’est excusé lundi auprès des Sud-Africains après ce drame, qui a également fait plusieurs blessés. Des responsables et des témoins estimaient lundi que les forces de l’ordre, qui ont notamment fait usage de gaz lacrymogènes, avaient réagi avec excès pour maîtriser des hooligans qui lançaient des bouteilles sur la pelouse. Le drame s’est produit alors que 60 000 spectateurs étaient venus assister dimanche à un match qualificatif pour la Coupe du monde entre le Zimbabwe et l’Afrique du Sud. L’équipe nationale était menée deux buts à zéro et des...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.