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Actualités - Chronologie

Education - Deux soeurs prodiges en Russie L'université à 13 an(photos)

Les deux plus jeunes étudiantes de Russie, Diana Kniazeva, 13 ans, et sa sœur Angela, 14 ans, ont appris trois langues étrangères et suivi jusqu’à onze heures et demie de cours par jour avant d’obtenir leurs diplômes de l’Académie des finances de Moscou. C’est le ministre russe de l’Éducation, Vladimir Filippov, qui a remis les diplômes aux deux adolescentes qui ont achevé en trois ans un programme qui s’effectue normalement en cinq ans. Les deux sœurs aux cheveux longs et blonds figurent depuis 1999 dans le livre des records russe. Les jeunes filles, spécialistes des relations économiques internationales, ont assuré dans une interview à l’AFP avoir l’intention de «poursuivre leurs études et d’écrire des thèses scientifiques». Cette année, elles ont fait leur premier stage, en travaillant pendant trois mois comme analystes financiers dans une entreprise privée. «Nous voulons ensuite continuer nos études dans une université occidentale», affirment les deux sœurs. «Mais cela coûte un argent fou que nous n’avons pas», soupire leur mère, Ioulia, informaticienne. «Elles ont une tournure d’esprit originale, sont très organisées et utilisent les heures de cours avec 100 % d’efficacité», estime Mark Skibitski, professeur de philosophie à l’Académie des finances, un établissement prestigieux où les étudiants de dernière année sont âgés en moyenne de 23 ans. « Pauvres enfants » D’autres professeurs ne sont pas aussi enthousiastes. «Il n’y avait aucune nécessité de précipiter autant les choses. Qu’est-ce qu’elles vont faire après avoir écrit leurs thèses ? Le droit du travail ne permet pas d’embaucher des jeunes de moins de 18 ans», a affirmé un autre professeur, sous couvert d’anonymat. «À cause de leur programme très chargé, elles n’avaient pratiquement pas le temps d’avoir des relations amicales avec les autres étudiants», a-t-il estimé. La plupart des étudiants de l’académie sont indifférents à l’égard des jeunes filles. Certains affirmaient même «avoir pitié des pauvres enfants». Diana et Angela, souriantes et en pleine forme, assurent cependant avoir le temps de faire du sport et de bavarder avec leurs copines. «Quand elles étaient encore toutes petites, nous avons remarqué qu’elles apprenaient plus vite que les autres enfants», raconte leur père, Evgueni Bykov, spécialiste en informatique. À l’âge de 5 et 7 ans, les fillettes ont été directement admises dans une classe de troisième année où les autres enfants étaient âgés de 10 ans car elles savaient déjà lire et écrire. Un an après, elles ont poursuivi leurs études à la maison avec leurs parents comme professeurs. Diana et Angela ont reçu leur diplôme d’enseignement secondaire au bout de cinq ans. Leurs parents ont estimé que le programme traditionnel qui s’étale sur dix ans était trop simple pour les jeunes prodiges. Les parents ont élaboré un système éducatif spécial qui «peut être appliqué pour des enfants ordinaires et permettre de développer leurs capacités», selon Evgueni qui envisage de publier trois livres sur son expérience. «Très souvent, j’ai beaucoup plus envie de regarder la télé et de me distraire au lieu de faire mes études, mais je sais que si je donne libre cours à mes désirs, je ne pourrai pas atteindre mon objectif : recevoir un bon enseignement, devenir une spécialiste qualifiée et réussir ma carrière», avoue Angela.
Les deux plus jeunes étudiantes de Russie, Diana Kniazeva, 13 ans, et sa sœur Angela, 14 ans, ont appris trois langues étrangères et suivi jusqu’à onze heures et demie de cours par jour avant d’obtenir leurs diplômes de l’Académie des finances de Moscou. C’est le ministre russe de l’Éducation, Vladimir Filippov, qui a remis les diplômes aux deux adolescentes qui ont achevé en trois ans un programme qui s’effectue normalement en cinq ans. Les deux sœurs aux cheveux longs et blonds figurent depuis 1999 dans le livre des records russe. Les jeunes filles, spécialistes des relations économiques internationales, ont assuré dans une interview à l’AFP avoir l’intention de «poursuivre leurs études et d’écrire des thèses scientifiques». Cette année, elles ont fait leur premier stage, en travaillant pendant...