Rares sont les personnes, les femmes en particulier, qui peuvent se vanter de n’avoir jamais suivi de régime alimentaire pour perdre ces quelques kilos en trop qui minent la vie. De nos jours, les diètes ne sont plus aléatoires, et l’on ne copie plus le régime de la voisine. Dans ce nouveau millénaire, tout est personnalisé. La peau a besoin de carburant pour assurer toutes ses fonctions de construction, de réparation et d’élimination. Pour faire le plein, nous avons besoin de vitamines, d’oligo-éléments, de sels minéraux et de protéines, sans oublier les extraits végétaux présents dans de nombreux compléments alimentaires. Pour accroître notre masse musculaire, il faut augmenter notre consommation de protéines. Nous en consommons en moyenne 0,8g par kilo et par jour (48g quotidiennement pour une femme de 60kg). Lorsque cette consommation est inférieure à nos besoins, l’organisme puise directement dans les muscles, ce qui a de graves conséquences car notre corps est constitué d’acides aminés (principal composant des protéines), que nous ne savons pas fabriquer. C’est pourquoi il est très important d’assurer un apport protéinique régulier. Léna Simionidés, gérante de Vie Saine (Nutriwell), insiste: «En suivant une diète, il s’agit de perdre la matière grasse excédentaire et non pas les muscles». Quand l’obésité met la santé en péril… Des études ont montré que l’«hyperinsulinisme» était une constante de l’obésité et qu’il s’accompagnait dans la plupart des cas d’une insulino-résistance. Lorsque le taux d’insuline est élevé en fin de repas, il favorise le stockage des graisses. Or, l’«hyperinsulinisme» est la conséquence directe d’une forte hyperglycémie. C’est pourquoi, le seul moyen de réduire l’«hyperinsulinisme», responsable du stockage anormal des acides gras consommés au cours du dernier repas, est de réduire sa cause qui en est l’hyperglycémie. Mais l’excès pondéral revient également à d’autres facteurs: les hormones, la stagnation, la génétique, etc. L’obésité est donc une maladie qui ne peut être soignée systématiquement, étant donné la variété de ses origines, et elle prend des dimensions «obèses» dans notre société. Selon le Dr Nouhad Saliba, endocrinologue au Centre métabolique KOT, «l’obésité est un excès de masse adipeuse ou de graisse dans l’organisme, et non un excès de poids (qui peut être faussement élevé en rapport avec une ossature forte, une rétention d’eau ou une masse musculaire très développée). C’est pourquoi, la balance habituelle n’est pas suffisante pour identifier cet excès. Actuellement, les médecins se basent sur l’indice de masse corporelle (BMI) qui consiste à diviser la taille en cm par le poids en kg au carré pour avoir une meilleure idée de la proportion de graisse corporelle. Bien mieux, nous possédons dans notre centre une machine appelée “impédencemétrie” qui nous donne plus précisément la composition corporelle en pourcentage de matière graisse et de matière maigre (eau, os, muscle) dans l’organisme et qui nous permet de suivre avec précision les effets de la diète et mieux conseiller nos clients. Ainsi, nous pouvons diviser nos patients selon les cas, en normal (BMI<25), excès pondéral, (BMI<30), obésité (BMI<40) et obésité morbide (BMI>40), et mieux cibler le risque sur la santé et les conseils à donner. Nous devons mentionner le groupe très spécial mais assez fréquent chez nous de l’obésité cosmétique ou sociale surtout chez les jeunes femmes qui, même après avoir établi qu’elles avaient un BMI idéal, persistent à croire qu’elles ont 5 à 10 kg en trop et feront tout pour les perdre. Le problème, c’est que si on leur refuse la diète, elles deviennent la cible idéale de tout ce marketing tapageur et abusif de solutions-miracle à base de produits douteux, sans contrôle scientifique ni médical, qui inondent le marché libanais et qui peuvent avoir des conséquences néfastes sur la santé. Pour mieux comprendre le principe de la diète protéinée, il faut savoir que notre organisme est une machine qui consomme beaucoup d’énergie et que son carburant est le sucre (ou glucose). Mais quand celui-ci est en excès, il est stocké sous forme de graisse. Chaque individu serait programmé génétiquement pour que son corps ait un poids donné autour duquel il y aurait un équilibre entre l’apport nutritionnel en calories et les dépenses énergétiques. Ces dernières consistent en un métabolisme de base obligatoire au repos (température corporelle constante à 37º, fonction cardiaque, pulmonaire, digestive…) à peu près de 20 à 22 cal/kg auquel on ajouterait entre 20 à 50 % de calories selon que l’on soit sédentaire ou sportif. L’obèse aurait ainsi une tendance innée à équilibrer son métabolisme autour d’un poids d’autant plus élevé que sa prédisposition génétique serait plus marquée. Ainsi donc, dès que l’on essaye de baisser un BMI plus bas, il aurait une tendance naturelle à lutter contre: ralentissement du métabolisme de base, sensation de faim désagréable. Théoriquement, la diète idéale consisterait en une diminution modérée des besoins calo-riques quotidiens (20 - 30%) en conservant un équilibre entre les glucides (50%), graisses (30 - 35%) et les protéines (15 - 20%) avec programme d’exercices physiques réguliers. C’est ce qui serait enseigné dans les cours de nutrition et appliqué par de nombreux spécialistes. Malheureusement, en pratique, les résultats à court et long termes sont assez décevants: plus de 80% des patients n’arrivent pas à tenir le coup ou reprennent assez vite les kilos perdus: le problème réside dans le fait que cette diète entraîne une perte pondérale très lente et démotivante, est très contraignante pour la préparation et la faim n’est pas contrôlée. C’est pourquoi, on a assisté durant 2 à 3 décennies à l’éclosion d’une multitude de diètes très basses en calories qui faisaient maigrir vite mais avec l’inconvénient d’entraîner une fonte musculaire aussi importante que graisseuse, des troubles métaboliques et des risques sérieux pour la santé, au point qu’aux États-Unis, il serait interdit pour un non-spécialiste de prescrire une diète <1000 cal/jour. C’est en vue de corriger tous ces défauts, que la diète protéinée fut expérimentée au début des années 70: le principe en était de remplacer les protéines dont l’organisme aurait besoin (pour éviter les fontes musculaires) tout en coupant les graisses et les sucres. Ceci n’existe pas dans les aliments naturels. Même les viandes, source importante de protéines, contiendraient un grand pourcentage de graisses animales nocives et cachées. Il fallait donc les extraire et les purifier, et les premières préparations étaient liquides, sans saveur et indigestes. Depuis une dizaine d’années, l’industrie alimentaire s’était penchée sur ce problème qui fut résolu par une grande amélioration dans les goûts et les saveurs avec une grande variété de poudres agréables et faciles à préparer comme les produits KOT. De plus, cette diète basse en calories fut encore améliorée par un apport calorique supplémentaire (au total 700 à 800 cal) obtenu en ajoutant beaucoup de légumes et un peu d’huile d’olive et en remplaçant de manière scientifique les électrolytes, minéraux, oligoéléments et vitamines sous contrôle médical strict. Ainsi, tous les avantages étaient préservés : fonte musculaire minime, perte de poids marquée et très motivante, absence rapide de la faim (en 2 à 3 jours) suite à la production de corps cétoniques qui proviennent de la combustion accélérée des graisses et qui auraient en plus un effet psycho-stimulant de bien-être, et les inconvénients type chute tensionnelle, perte de cheveux, palpitations, arythmies, fatigue, découragement étaient éliminés. Ceci nous permet ainsi de briser le cercle vicieux d’une alimentation malsaine et de réintroduire progressivement tous les groupes nutritionnels jusqu’à enseigner de nouvelles habitudes alimentaires et stimuler le malade à entreprendre des exercices physiques réguliers avec diète de maintien à long terme sur lequel nous insistons dans notre centre métabolique. En effet, il est actuellement bien établi que l’obésité (BMI>30) est considérée une maladie chronique au même titre que le diabète, le cholestérol, les triglycérides, la hypertension qui souvent s’associent chez le même malade pour entraîner des risques de santé majeurs surtout cardio-vasculaires. Le résultat en yo-yo serait plus néfaste que de demeurer obèse et souvent on y associe certains nouveaux médicaments (Reductil* ou Xenical*), pour aider au maintien du poids à long terme. Il est impératif que le malade modifie drastiquement ses habitudes alimentaires et fasse des exercices réguliers et qu’il reçoive un support psychologique et enseignement diététique judicieux. Nous assistons actuellement à une épidémie mondiale d’obésité. Aux États-Unis et en Europe, plus de la moitié de la population souffrirait d’un excès de poids (BMI>25). Cette épidémie commence à atteindre nos régions rapidement due à l’occidentalisation de nos habitudes alimentaires. L’obésité devient un problème de santé publique majeur et l’on aurait grand besoin de campagnes médiatiques de sensibilisation du public, surtout avec l’aide du ministère de la Santé. Le concept KOT protéiné a reçu ses lettres de noblesse avec 30 ans d’expériences et de publications avec compréhension scientifique de son mécanisme d’action et comment pallier ses inconvénients. C’est un “outil” de travail très élégant qui répond aux aspirations de l’obèse, en le motivant, le sécurisant et l’encadrant à long terme. Il est évident que c’est la prise en charge médicale complète depuis le début, avec des conseils nutritionnels permanents, un encouragement à des exercices physiques continus et un suivi régulier qui seraient à la base du succès de cette diète». De son côté, Léna Simionidés conseille de «ne jamais utiliser le régime de la voisine. En effet, plusieurs facteurs doivent être pris en compte pour un bon régime; chez nous, tout est personnalisé en fonction du poids, mais surtout de la composition corporelle. De plus, certains critères changent en fonction de l’âge. Rien ne doit être laissé au hasard». Diète et santé, l’équilibre pondéral Dans tous les cas de figure, «l’évaluation est très importante pour maigrir ou grossir et prévenir les complications, estime Léna Simionidés. Le suivi l’est également psychologiquement pour le client, car cela le motive. De plus, une étape seule ne peut donner le résultat attendu. C’est le cycle complet, conseillé par un spécialiste, qui garantit un amincissement et un modelage corporels efficaces et durables». Selon Honorée Kallas, consultante en nutrition chez Nutri-System, «le bilan de santé établi au début de toute démarche est nécessaire pour établir la nature de la diète à suivre. Chez nous, les produits sont préparés par des spécialistes aux États-Unis. Ce sont des produits sous-vides, et non des sachets, à préparer au four à micro-ondes ou à l’eau chaude. Ils sont particulièrement conseillés aux personnes souffrant d’excès de cholestérol et ceux ayant une pression artérielle élevée, car ils ont une faible teneur en sodium et en matières grasses. Avec Nutri-System, le client mange de tout sous le contrôle de spécialistes, médecins ou nutritionnistes qui étudient tous les côtés des produits. Les plats sont délicieux et le client y associe des légumes et des fruits frais selon les saisons». Diète stricte et contrôle étatique étroit Le régime n’a donc plus rien d’aléatoire, tout est étudié dans les moindres détails par les spécialistes. De plus, certaines des sociétés spécialisées en nutrition sont strictement contrôlées. Ainsi, Honorée Kallas assure que «Nutri-System suit la pyramide instaurée par l’Organisation mondiale de la santé, à savoir: manger de tout, tous les jours, mais en petite quantité, en fonction de l’état de santé et des besoins de chacun. Toute personne doit manger une certaine quantité de céréales, de produits laitiers, de légumes, de fruits, de viande, de poisson, de poulet, etc. Notre programme est équilibré et nos préparations contiennent des protéines, des lipides, des glycides. Nous assurons un programme complet en fonction de la santé, du métabolisme, de l’hérédité et des problèmes psychiques de chaque client. Le suivi et le support sont assurés. Tous les jours, le corps doit recevoir tous les produits énumérés dans la pyramide, dans des quantités prédéterminées par la nutritionniste. C’est ainsi que nous arrivons à notre but ultime: prendre de bonnes habitudes alimentaires. Nous avons l’approbation du minitère de la Santé au Liban et aux États-Unis. Mais, malheureusement, au Liban, nous souffrons d’un manque de contrôle, notamment sur les personnes proposant toutes sortes de régimes fait maison». Votre santé n’est pas un jeu ou un terrain d’expériences, et vous n’êtes pas des cobayes. Prenez garde à suivre des régimes qui ne sont soumis à aucun contrôle fiable, cela pourrait vous nuire à long terme.
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