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Actualités - Chronologie

Les films à la télé Une faune humaine diversifiée(photos)

Il faut de tout pour faire un monde... Et il y a un peu de tout, cette semaine, à la télévision pour vous convaincre de la diversité de ce monde. Il y a des acteurs et des dictateurs dans «Moon Over Parador», des fermiers en lutte contre des bêtes sauvages dans «Razorback», des femmes en révolte contre le système dans «Set if Off», des marieuses dans l’Angleterre victorienne et prude de «Emma» et quelques fous en liberté dans New York avec «Dream Team». Évidemment, tous ces personnages appartiennent à la fiction, c’est pourquoi la réalité nous apparaîtra aussi cruelle qu’émouvante dans «The Miracle Worker», l’histoire de Helen Keller qui naquit aveugle, sourde et muette. Une histoire authentique. Ainsi se présente The Miracle Worker d’Arthur Penn, réalisé d’après la pièce de théâtre de William Gibson. Cette pièce fut montée à Broadway par Arthur Penn également. L’histoire est donc celle de Helen Keller qui naquit avec un terrible handicap physique: elle était sourde, muette et aveugle. Plutôt que de la placer dans un institut spécialisé, ses parents engagèrent une nurse qui, avec beaucoup de patience et d’abnégation, réussit à écarter le mur derrière lequel l’enfant s’était enfermée et à lui faire percevoir le monde qui l’entourait. Cette réhabilitation ne se fit pas sans violence et le film d’Arthur Penn réussit à atteindre de grands moments de force et d’émotion, aidé en cela par deux magnifiques actrices, Anne Bancroft dans le rôle de la nurse et Patty Duke dans celui de Helen Keller. Toutes deux remportèrent des Oscars pour leur interprétation. Elles avaient auparavant interprété ces personnages durant un an à la scène. Diffusion lundi à minuit sur LBCI Le sujet n’est pas neuf mais Paul Mazursky s’est visiblement amusé à tourner Moon Over Parador et à y jouer (il fait une apparition délirante dans le rôle d’un... travesti!) Le Parador est une république fictive de l’Amérique du Sud mais, en fait, elle ressemble à toutes ces républiques dictatoriales dont vous avez entendu parler... Un acteur américain (Richard Dreyfuss) y tourne un film, et sa ressemblance avec le dictateur en titre est telle que lorsque ce dernier meurt d’une crise cardiaque, le chef de la police réussit à le convaincre que, pour des raisons de sécurité, il doit endosser l’identité du mort... L’acteur, d’abord récalcitrant, se laisse convaincre par la volcanique maîtresse du dictateur et finit par se prendre au jeu... Ce film est un remake de The Magnificent Fraud tourné à la fin des années 30. Diffusion mardi à minuit sur LBCI Russell Mulcahy fit ses débuts de réalisateur avec Razorback et cet excercise de suspense connut un succès d’estime qui allait ouvrir au réalisateur australien les portes de Hollywood. Razorback, tourné dans le pays natal de Mulcahy, raconte l’histoire de quelques fermiers isolés dans les vastes étendues du pays, qui sont confrontés à la menace que fait peser sur leurs troupeaux une bête inconnue qui sème la mort et la terreur. On découvrira, en finale, qu’il s’agit d’un porc géant, féroce et sanguinaire. Construit sur le schéma des films où le «monstre» est présent sans être vu avant un final spectaculaire où l’homme affronte la bête, Razorback réussit à tenir en haleine le spectateur. C’est là toute sa raison d’être... Diffusion mercredi à 23h30 sur Future TV Le film de Gary Gray Set it Off nous offre une vision bien pessimiste de la vie de la communauté noire de Los Angeles. Quatre femmes se révoltent contre le système afin de pouvoir sortir de la situation misérabiliste dans laquelle elles vivent. Elle décident donc de braquer une banque... Ce sera la solution. Momentanée, cependant, car elles vont vite se retrouver confrontées par leurs problèmes et surtout par celui du partage du magot... Leur amitié finira tragiquement! Après un bon démarrage, le film de Gary Gray ne s’intéresse plus qu’à de folles poursuites en auto et à la mise à feu de l’environnement de quatre créatures qui auraient mérité qu’on s’attache davantage à leur sort. Le véritable sujet se perd dans des méandres inutiles comme l’idylle entre une des femmes et un élégant banquier. Tous les lauriers reviennent en finale à Queen Latifah, la chanteuse de rap qui, dans le rôle d’une lesbienne à la gâchette facile, fait une composition très haute en couleurs. Diffusion mercredi à minuit sur LBCI Auréolée de son Oscar pour Shakespeare in Love, Gwyneth Paltrow n’en était pourtant pas à son premier essai. Emma de Douglas McGrath est un de ces films qu’elle tourna auparavant et qui attirèrent l’attention sur son talent et sa personnalité originale. En Angleterre, au XIXe siècle. Jeune fille de bonne famille, Emma a reçu une excellente éducation. Très imbue de sa personne, elle pense être capable d’apporter beaucoup à ses semblables. Notamment en arrangeant leurs mariages. Sur ses conseils, son amie Harriet, naïve et influençable, abandonne le fermier qui allait l’épouser. Puis, Emma se met en quête d’un mari plus convenable pour sa copine. La première idylle, avec un vicaire ambitieux, se solde rapidement par un échec. Le deuxième candidat, un jeune homme charmant et d’excellente condition, ne convient pas non plus: il était déjà fiancé. En revanche, le troisième, un certain Mr. Knightley, ami et confident d’Emma, plaît beaucoup à Harriet. Pour son premier film, Douglas McGrath a adapté Jane Austen sur le ton de la comédie sentimentale. À voir pour le charme suranné de la campagne anglaise et l’aisance déconcertante de Gwyneth Paltrow en marieuse naïve. Diffusion samedi à minuit sur LBCI Dans un monde déshumanisé, les vrais fous ne sont-ils pas des gens normaux? Telle est la question que pose The Dream Team de Howard Zieff. Le Dr Weitzman, qui dirige un hôpital psychiatrique Cedarbrook, décide un jour d’emmener quelques malades à New York afin d’assister à un match de base-ball au Yankee Stadium. Il estime que cette expérience pourrait leur servir de thérapie. Et les voilà embarqués à bord d’un mini-bus. Mais un accident va se produire au cours duquel le Dr Weitzman est gravement blessé et les malades se retrouvent lâchés en plein New York, sans aucun point de repère et confrontés à la vie trépidante de la cité... Une idée de base originale: celle de mettre des fous en liberté dans un monde de fous. Mais l’idée malheureusement se perd dans des effets comiques faciles et sans jamais véritablement souligner le côté humain de cette comédie dont les aspects «noirs» ont été volontairement gommés. Les interprètes, avec Michael Keaton en tête, se tirent honorablement d’affaires. Diffusion dimanche à minuit sur LBCI
Il faut de tout pour faire un monde... Et il y a un peu de tout, cette semaine, à la télévision pour vous convaincre de la diversité de ce monde. Il y a des acteurs et des dictateurs dans «Moon Over Parador», des fermiers en lutte contre des bêtes sauvages dans «Razorback», des femmes en révolte contre le système dans «Set if Off», des marieuses dans l’Angleterre victorienne et prude de «Emma» et quelques fous en liberté dans New York avec «Dream Team». Évidemment, tous ces personnages appartiennent à la fiction, c’est pourquoi la réalité nous apparaîtra aussi cruelle qu’émouvante dans «The Miracle Worker», l’histoire de Helen Keller qui naquit aveugle, sourde et muette. Une histoire authentique. Ainsi se présente The Miracle Worker d’Arthur Penn, réalisé d’après la pièce de théâtre de...