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Actualités - Chronologie

Bachar el-Assad en passe de rejoindre les nouveaux jeunes dirigeants arabes (photos)

En un an et demi, le monde arabe a perdu trois de ses grands dirigeants, Hussein de Jordanie, Hassan II du Maroc et le président syrien Hafez el-Assad, qui laissent la place à une relève qui porte son lot de réformes mais également d’inquiétudes sur l’avenir. Les dirigeants arabes ont rajeuni d’au moins 76 ans depuis un an et demi, avec l’avènement de personnalités dans la trentaine ou la quarantaine qui ont hérité de leur père: le roi Abdallah II de Jordanie, 37 ans, l’émir de Bahrein, cheikh Hamad ben Issa al-Khalifa, 49 ans, et le roi Mohammed VI du Maroc, 36 ans. La passation de pouvoir dans ces pays s’est déroulée paisiblement, mais la succession du président Hafez el-Assad, décédé hier, suscite des inquiétudes. En dépit de l’amendement de la Constitution syrienne adopté immédiatement après l’annonce du décès, pour ouvrir la voie à Bachar, «il est prématuré de dire si tous les centres du pouvoir sont d’accord pour cette succession», a affirmé un journaliste égyptien, membre d’un groupe de réflexion sur le Proche-Orient. «La stabilité n’est pas garantie, car à l’intérieur de la famille alaouite, il y a ceux qui pensent que le demi-frère du président Assad, Rifaat el-Assad, est mieux placé pour garder le pouvoir entre les mains de la famille, qu’il est plus expérimenté et qu’il a également à son actif de larges contacts internationaux, y compris avec Israël», ajoute-t-il. «De toute façon, Bachar aura besoin de temps pour asseoir son pouvoir, d’autant qu’il ne possède pas les qualités de son père en politique, qui avait réussi à occulter le caractère confessionnel de son régime en l’habillant du nationalisme arabe», dit-il. S’il succède à son père, Bachar el-Assad va se joindre aux nouveaux arrivants au pouvoir dans le monde arabe qualifiés par un diplomate arabe de membres de «la génération Internet», désireuse de s’ouvrir à l’Occident et qui voient plutôt dans Israël un «adversaire économique et stratégique». Mais «il ne faut pas s’attendre rapidement à ce que Bachar fasse des concessions dans les négociations de paix avec Israël, notamment en ce qui concerne la principale pierre d’achoppement, la souveraineté de la côte nord-est du lac de Tibériade», a déclaré le rédacteur en chef de l’hebdomadaire gouvernemental égyptien al-Moussaouar, Makram Mohamed Ahmed. «Il a besoin de temps pour consolider la stabilité de son régime, et il doit satisfaire l’armée pour s’assurer son soutien», estime-t-il. «Le conflit ancien entre conservateurs et progressistes dans le monde arabe s’estompe avec ces nouvelles têtes, et chacun se repositionne, avec en toile de fond l’omniprésence américaine», estime pour sa part Mohamed Sid Ahmed, commentateur politique au quotidien al-Ahram. Succédant le 30 juillet à son père Hassan II, Mohammed VI s’est révélé comme l’un de ces «partisans de l’ouverture», ajoute-t-il. «C’est l’évolution la plus manifeste. Il semble se confirmer qu’il est convaincu de choses dont son père ne semblait pas convaincu», a-t-il dit, citant en particulier le limogeage du ministre de l’Intérieur Driss Basri, symbole de la répression au Maroc. Le commentateur égyptien évoque aussi la même volonté d’ouverture du nouveau roi de Jordanie, qui a fait ses études en Grande-Bretagne, même s’il est «entravé» avec certains membres de sa famille «qui contestent son pouvoir». Et l’avenir du Proche-Orient se fera aussi notamment avec la succession du dirigeant palestinien Yasser Arafat, 70 ans.
En un an et demi, le monde arabe a perdu trois de ses grands dirigeants, Hussein de Jordanie, Hassan II du Maroc et le président syrien Hafez el-Assad, qui laissent la place à une relève qui porte son lot de réformes mais également d’inquiétudes sur l’avenir. Les dirigeants arabes ont rajeuni d’au moins 76 ans depuis un an et demi, avec l’avènement de personnalités dans la trentaine ou la quarantaine qui ont hérité de leur père: le roi Abdallah II de Jordanie, 37 ans, l’émir de Bahrein, cheikh Hamad ben Issa al-Khalifa, 49 ans, et le roi Mohammed VI du Maroc, 36 ans. La passation de pouvoir dans ces pays s’est déroulée paisiblement, mais la succession du président Hafez el-Assad, décédé hier, suscite des inquiétudes. En dépit de l’amendement de la Constitution syrienne adopté immédiatement après...