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Actualités - Chronologie

RFY Belgrade réclame le départ des troupes de l'Onu

Un an après leur arrivée, Belgrade a demandé hier au Conseil de sécurité de l’Onu de retirer du Kosovo la mission de l’Onu et la force multinationale dirigée par l’Otan, les accusant d’avoir subi «un échec total» et de violer en permanence leur mandat. À la veille du premier anniversaire de leur entrée dans la province yougoslave, le gouvernement yougoslave a dressé un bilan catastrophique de la présence de la mission de l’Onu (Minuk) et de la force multinationale (Kfor). Il les a accusées de se faire les «complices» des «terroristes albanais» en ne protégeant pas, contrairement à leur mandat, les Serbes et les autres communautés non albanaises contre les violences des extrémistes. Le gouvernement a demandé le retour dans la province d’effectifs de l’armée yougoslave et de la police serbe, prévu en principe par la résolution 1244 du Conseil de sécurité. Les demandes de Belgrade sont énumérées dans une déclaration du gouvernement lue à la télévision officielle par le Premier ministre Momir Bulatovic, proche du président yougoslave Slobodan Milosevic. Elles sont rendues publiques alors que le Conseil de sécurité doit faire dans quelques jours à New York le point de l’application de la résolution 1244, adoptée le 10 juin 1999, et décider de la prolongation du mandat de la Kfor et de la Minuk. La résolution 1244 a permis la fin du conflit du Kosovo et des bombardements menés par l’Otan contre la Yougoslavie de fin mars à début juin 1999. Elle définit les conditions du règlement du conflit, le mandat de la mission civile et militaire internationale, et octroie au Kosovo une «autonomie substantielle» dans le cadre de la République fédérale de Yougoslavie (RFY). La Kfor et la Minuk sont régulièrement la cible de sévères critiques de Belgrade. M. Milosevic a déjà qualifié de «fiasco» la mission internationale et a souhaité qu’elle s’en aille «au plus tôt». Mais c’est la première fois que Belgrade effectue une démarche formelle pour réclamer son départ. Toutefois, cette demande devrait avoir peu d’impact, le renouvellement du mandat semblant pratiquement acquis. Le texte de la résolution indique que la mission internationale est établie «pour une période initiale de douze mois» et se poursuivra ensuite «tant que le Conseil de sécurité n’en aura pas décidé autrement». La Minuk a d’ailleurs aussitôt fait savoir qu’elle n’envisageait pas de partir. «Il n’y a pas de possibilité d’un quelconque retrait, (...) le mandat se poursuivra», a déclaré Susan Manuel, porte-parole de la mission, à Pristina, chef-lieu du Kosovo. «Il n’est pas question que quoi que ce soit change». Le gouvernement yougoslave est particulièrement virulent envers le Français Bernard Kouchner, chef de la mission de l’Onu, demandant au Conseil de sécurité de condamner «avec la plus grande sévérité» son activité et d’annuler ses décisions, jugées par Belgrade illégales et contraires à la résolution 1244. Le gouvernement demande que le Conseil de sécurité «retire du Kosovo les forces de la Kfor et la Minuk, qui sont directement responsables de la violation de la résolution». Et il réclame «le retour urgent et le stationnement de l’armée et de la police (au Kosovo) afin que soit assurée une protection complète» des Serbes et des autres non-Albanais. La résolution 1244 prévoit qu’après le retrait total de l’armée et de la police, effectif en juin 1999, quelques centaines de militaires et de policiers pourront revenir au Kosovo. Mais leur nombre précis et la date de leur retour restent à négocier. L’Otan a déclaré récemment qu’un tel retour n’était pas envisageable pour le moment. Le gouvernement indique qu’en un an de présence de la mission internationale, il y a eu au Kosovo 5 000 attaques terroristes, plus de 1 000 personnes tuées et plus de 940 personnes enlevées. Il souligne aussi le nombre des Serbes et autres non-Albanais qui ont dû quitter le Kosovo devant les violences et les menaces, plus de 230 000 selon l’Onu, quelque 360 000 selon Belgrade.
Un an après leur arrivée, Belgrade a demandé hier au Conseil de sécurité de l’Onu de retirer du Kosovo la mission de l’Onu et la force multinationale dirigée par l’Otan, les accusant d’avoir subi «un échec total» et de violer en permanence leur mandat. À la veille du premier anniversaire de leur entrée dans la province yougoslave, le gouvernement yougoslave a dressé un bilan catastrophique de la présence de la mission de l’Onu (Minuk) et de la force multinationale (Kfor). Il les a accusées de se faire les «complices» des «terroristes albanais» en ne protégeant pas, contrairement à leur mandat, les Serbes et les autres communautés non albanaises contre les violences des extrémistes. Le gouvernement a demandé le retour dans la province d’effectifs de l’armée yougoslave et de la police serbe, prévu en...