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Actualités - Chronologie

Tennis - Roland Garros Norman s'affirme en tête d'affiche (photos)

Magnus Norman n’a pas raté ses débuts sur le court central des Internationaux de France 2000, dominant Marat Safin 6-4 6-3 4-6 7-5 pour se hisser dans le dernier carré à Roland-Garros. Le Suédois, numéro un mondial, disputera vendredi contre l’Argentin Franco Squillari sa deuxième demi-finale consécutive d’un tournoi du Grand Chelem. Squillari, redoutable gaucher, a pour sa part écarté l’Espagnol Albert Costa 6-4 6-4 2-6 6-4. Si Norman, qui n’avait pas eu avant ce choc contre le joueur russe les honneurs du central, peut s’attendre à devoir endiguer la force de frappe de l’Argentin en demi-finale, il s’est offert hier un parfait entraînement. Safin a en effet arrosé les lignes comme à son habitude, mais s’est aussi laissé prendre peu à peu dans la toile d’araignée tissée par son adversaire. La fin de match fut un exemple parfait de ce que Norman a bien fait et de ce que Safin a raté. Acculé par le jeu sans faille de la tête de série numéro 3 du tournoi, le protégé d’Andrei Chesnokov a dû sortir le grand jeu pour sauver deux balles de match avant de céder sur une faute directe. La violence avec laquelle Safin brisa sa raquette après ces trois heures de jeu illustre bien l’impuissance qui fut la sienne tout au long du match. Le Russe avait pourtant pris un départ parfait, menant 3-0 d’entrée par un soleil revenu. Mais Norman sembla l’avoir laissé jouer pour mieux préparer sa parade, et il recolla aussitôt au score pour enlever la manche en 38 minutes. Le public parisien méprisait un peu ce joueur sans aspérités. Il eut tout le temps de comprendre les raisons de sa domination actuelle dans le deuxième set, que le Suédois survola sans effort, en se contentant de jouer juste, sans jamais commettre le moindre impair. «Ce fut un grand match. Mon meilleur, je pense. Il faut croire en soi-même et c’est ce que j’ai fait», a déclaré Norman, qui n’avait pas perdu avant ce match le moindre set. «J’étais un petit peu fatigué, mais j’ai tenu bon», a ajouté le Suédois. Un relâchement, quelques approximations, des ampoules aussi entraînaient une baisse de régime du Suédois alors que Safin jouait mieux et s’adjugeait la troisième manche. Mais dans la quatrième, il faut bien dire que le Suédois a attiré le Russe dans son filet, le laissant perdre tout seul un match que Norman a constamment dirigé. «Je suis très déçu de mon jeu. Les deux premiers sets, je n’ai pratiquement pas joué. Il était meilleur que moi. C’est lui qui méritait d’être en demi-finale», a concédé Safin. Une première pour Squillari Norman, qui avait déjà atteint les quarts à Paris voilà deux ans avant qu’une opération au cœur n’entrave sa progression, retrouvera pour une première un adversaire inattendu. Franco Squillari a en effet marché sur les traces de Guilermo Vilas et de Jose-Luis Clerc en se hisssant en demi-finales aux dépens de Costa. Le joueur de Buenos Aires, 23 ans, est ainsi le premier tennisman de son pays à ce stade depuis 1982. Cette année-là, Vilas et Clerc avaient fait aussi bien. Vilas est le seul Argentin à avoir remporté l’épreuve en 1977. Comme prévu, ce duel de crocodiles fut pendant trois heures une confrontation de frappeurs de fond de court. Costa, en acceptant l’épreuve de force, donna à l’Argentin la corde pour le pendre et un break dans le septième jeu du premier set puis un autre d’emblée dans le deuxième suffirent à Squillari pour empocher les deux premières manches. Le Catalan se décida, un peu tard, à varier le jeu et la troisième manche fut un festival de balles aériennes et d’amorties, qui octroya à Costa le répit d’un set. Mais dans la quatrième manche, un nouvel esprit frappeur s’installa sur le central et Squillari mit fin aux débats d’un ultime coup droit gagnant. «Je veux savourer cet instant. Cela fait maintenant un ou deux ans que je joue bien. Les demi-finales vont être très indécises. Tous les joueurs à ce stade sont d’un bon niveau», a-t-il conclu, avant de rendre hommage aux grands anciens du tennis argentin. «Pour des générations de joueurs argentins, Vilas et Clerc étaient les références absolues». À Squillari désormais de faire mieux que les maîtres. Navratilova et de Swardt éliminées par Tauziat et Fusai Le grand retour de Martina Navratilova dans le double dames, associée à la Sud-africaine Mariaan de Swardt, a tourné court hier face aux Françaises Alexandra Fusai et Nathalie Tauziat (n° 6) au troisième tour des Internationaux de France de tennis. La paire française s’est qualifiée pour les quarts de finale en l’emportant 2-6, 6-2, 7-5. Navratilova, âgée de 43 ans, s’était associée à la Sud-Africaine de Swardt pour disputer les doubles de quatre compétitions cet été, dont Wimbledon où Navratilova vise une 20e victoire (simple et double confondus), égalant ainsi le record détenu par l’Américaine Billie Jean King. Navratilova a gagné 167 titres en simple durant sa formidable carrière. En plus de ses 18 couronnes en simple dans des tournois du Grand Chelem, elle compte également 31 succès dans les doubles dames et sept titres dans les doubles mixtes des Grands Chelems. Elle s’est retirée de la compétition en simple depuis 1994.
Magnus Norman n’a pas raté ses débuts sur le court central des Internationaux de France 2000, dominant Marat Safin 6-4 6-3 4-6 7-5 pour se hisser dans le dernier carré à Roland-Garros. Le Suédois, numéro un mondial, disputera vendredi contre l’Argentin Franco Squillari sa deuxième demi-finale consécutive d’un tournoi du Grand Chelem. Squillari, redoutable gaucher, a pour sa part écarté l’Espagnol Albert Costa 6-4 6-4 2-6 6-4. Si Norman, qui n’avait pas eu avant ce choc contre le joueur russe les honneurs du central, peut s’attendre à devoir endiguer la force de frappe de l’Argentin en demi-finale, il s’est offert hier un parfait entraînement. Safin a en effet arrosé les lignes comme à son habitude, mais s’est aussi laissé prendre peu à peu dans la toile d’araignée tissée par son adversaire. La fin...