Animaux - Une viande très recherchée en Thaïlande Eléphant aphrodisiaque (photo)
le 07 juin 2000 à 00h00
Déjà menacé à terme d’extinction, l’éléphant de Thaïlande est de plus en plus recherché et tué pour sa viande qui a, selon une croyance populaire rurale, des vertus aphrodisiaques, s’alarment les amis des pachydermes thaïlandais. Selon Sompast Meepan, président d’une association de protection des éléphants, l’abattage des pachydermes pour leur viande, leurs abats et aussi, bien sûr, les défenses devient de plus en fréquent. «Les gens peuvent se faire beaucoup d’argent (en les tuant) et il y a moins de respect désormais pour les éléphants», a-t-il affirmé. L’éléphant est pourtant un animal en principe protégé, qui plus est un symbole national du royaume. Les défenses à elles seules peuvent atteindre 150 000 bahts (près de 4 000 dollars américains) sur le marché noir local. Mais certains acheteurs s’intéressent à d’autres parties de l’animal censées avoir des vertus curatives ou sexuelles – le pénis en particulier, auquel ils attribuent les qualités du Viagra. Ainsi, les villageois des régions rurales du nord de la Thaïlande consomment-ils de plus en plus de viande d’éléphant parce que, déplorent les écologistes, des marchands peu scrupuleux colportent la rumeur selon laquelle elle améliore les performances sexuelles. On peut maintenant trouver sans difficulté de la viande d’éléphant à 60 bahts (1,5 dollar) le kilo sur les marchés de la province septentrionale de Phrae, a accusé M. Sompast. «Certains habitants du nord mangent de la viande d’éléphant», reconnaît Soraida Salwala, fondatrice de la Société des amis de l’éléphant d’Asie, en soulignant toutefois que le phénomène est encore relativement rare. Selon les écologistes, l’éléphant thaïlandais est menacé de disparaître si des mesures urgentes ne sont pas prises pour assurer sa survie. Sa population décroît très rapidement : de 4 600 animaux sauvages au début des années 80 à moins de 2 000 aujourd’hui, selon les statistiques officielles. La destruction systématique de leur habitat naturel, due à une déforestation effrénée depuis des années, contribue à la disparition progressive de l’espèce. Quant aux animaux domestiqués, victimes (oubliées) de la crise économique, il en reste environ 2 600, également en forte diminution. Il en meurt quelque 200 chaque année, contre 15 naissances seulement. Ils payent les labeurs excessifs, la malnutrition et souvent l’indigence des propriétaires.
Déjà menacé à terme d’extinction, l’éléphant de Thaïlande est de plus en plus recherché et tué pour sa viande qui a, selon une croyance populaire rurale, des vertus aphrodisiaques, s’alarment les amis des pachydermes thaïlandais. Selon Sompast Meepan, président d’une association de protection des éléphants, l’abattage des pachydermes pour leur viande, leurs abats et aussi, bien sûr, les défenses devient de plus en fréquent. «Les gens peuvent se faire beaucoup d’argent (en les tuant) et il y a moins de respect désormais pour les éléphants», a-t-il affirmé. L’éléphant est pourtant un animal en principe protégé, qui plus est un symbole national du royaume. Les défenses à elles seules peuvent atteindre 150 000 bahts (près de 4 000 dollars américains) sur le marché noir local. Mais certains...
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