Le Brésilien Gustavo Kuerten (no 5), qui a arraché sa place en demi-finales du simple messieurs des Internationaux de France de tennis après une âpre bataille face au Russe Evgeni Kafelnikov (no 4), peut être optimiste. En effet, comme en 1997, l’année de son seul succès dans un tournoi du Grand Chelem, Kuerten, 23 ans, a triomphé en quart de finale de Kafelnikov après avoir été mené deux sets à un et une dure bataille de trois heures (6-3, 3-6, 4-6, 6-4, 6-2). «Le match a été très dur, particulièrement dans le quatrième set où j’étais mené 2-4», a commenté le blond Brésilien, soutenu par le public qui ne lui tient pas rigueur d’avoir grandement contribué à l’élimination de la France en Coupe Davis cette année. Face à un Kafelnikov qui accumulait les fautes directes (95 contre 56), «Guga» allait finir en trombe, remportant 10 des 12 derniers jeux grâce notamment à la qualité de ses services (14 aces contre 6) et de ses passing-shots. Il est vrai que le Russe avait dû disputer cinq sets pour gagner trois de ses quatre premières rencontres. Étonnant Ferrero En demi-finale, Kuerten sera opposé à l’Espagnol Juan-Carlos Ferrero (n° 16), vainqueur surprise de son compatiorte Alex Corretja (no 10), finaliste en 1998, 6-4, 6-4, 6-2. Âgé de seulement 20 ans, Ferrero, surnommé «Mosquito» pour son physique (1,83 m, 72 kg) et encore 126e mondial l’an dernier à la même époque où il avait été éliminé à Roland-Garros au premier tour des qualifications, a ainsi confirmé sa seule victoire, contre le même adversaire, dans un tournoi de l’ATP, celui de Palma de Majorque en 1999. Sa meilleure performance jusqu’à présent dans un tournoi du Grand Chelem datait des derniers Internationaux d’Australie, où il avait été éliminé en 16es de finale. Les deux derniers 8es de finale, interrompus par l’obscurité lundi soir, se sont terminés conformément aux tendances dessinées la veille. Avec les qualifications de deux joueurs non têtes de série : l’Espagnol Albert Costa, vainqueur de l’Australien Lleyton Hewitt (no 9) 6-3, 4-6, 6-2, 6-4, et l’Argentin Franco Squillari, qui a pris le meilleur sur le Marocain Younes el-Aynaoui (no 15) 6-4, 6-1, 6-3. Le dernier quart met aux prises mercredi deux des hommes qui ont fait jusqu’à présent, avec Kuerten, le plus impression : le Suédois Magnus Norman (no 3) et le Russe Marat Safin (no 12). Dans le tournoi féminin, une Espagnole disputera la finale du simple, samedi, la demi-finale du bas de tableau opposant deux représentantes ibériques : Arantxa Sanchez (n° 8) et Conchita Martinez (no 5), un classique du genre. En quarts de finale, Conchita Martinez a battu sa compatriote Marta Marrero, épuisée par son parcours depuis les qualifications, 7-6 (7/5), 6-1 alors qu’Arantxa Sanchez a éliminé 6-0, 1-6, 6-2 l’Américaine Venus Williams (n° 4). Refroidissement «J’ai très bien joué dans le premier set. Puis, ce fut le tour de Venus au second. J’ai attaqué à nouveau et passé la vitesse supérieure dans le troisième», a déclaré, après une partie fort décousue, Arantxa Sanchez qui, à 28 ans, est à la recherche d’un quatrième succès sur la terre battue parisienne après 1989, 1994 et 1998. La Suissesse Martina Hingis (no 1), à la poursuite du seul titre du Grand Chelem qui manque à son palmarès à 19 ans et demi, n’a éprouvé pour sa part aucun mal à écarter l’Américaine Chanda Rubin 6-1, 6-3. Elle sera opposée en demi-finale à sa partenaire du double, Mary Pierce (no 6). À 25 ans, la Françaises a atteint, pour la première fois depuis sa finale de 1994, le dernier carré en battant 4-6, 6-3, 6-4 l’Américaine Monica Seles (no 3), victorieuse à Paris en 1990, 1991 et 1992 mais diminuée par la prise d’antibiotiques depuis plusieurs jours pour combattre un refroidissement. «J’ai appris beaucoup de moi-même, des gens, de ma vie. Je suis bien dans ma peau, capable de parler de tout, rien ne peut plus me déranger», déclarait la Française après sa victoire. Après avoir perdu le premier set, Mary Pierce a remporté le deuxième avec autorité. Sur sa lancée, elle faisait le break d’entrée dans la manche décisive pour mener 2-0. Elle laissait ensuite l’Américaine reprendre les commandes 3-2, avant de s’imposer. Une belle preuve de détermination. «En fait, j’ai su rester calme. Quand elle est revenue, je ne me suis pas énervée. Je me suis dit “ce n’est pas grave, joue ton jeu”. J’ai réussi à ne pas me crisper. Auparavant, dans une telle situation, je jouais mal, je retenais mes coups. J’avais peur. Aujourd’hui aussi j’ai peur, mais cette peur, je sais maintenant la gérer», a expliqué la tête de série numéro six.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Brésilien Gustavo Kuerten (no 5), qui a arraché sa place en demi-finales du simple messieurs des Internationaux de France de tennis après une âpre bataille face au Russe Evgeni Kafelnikov (no 4), peut être optimiste. En effet, comme en 1997, l’année de son seul succès dans un tournoi du Grand Chelem, Kuerten, 23 ans, a triomphé en quart de finale de Kafelnikov après avoir été mené deux sets à un et une dure bataille de trois heures (6-3, 3-6, 4-6, 6-4, 6-2). «Le match a été très dur, particulièrement dans le quatrième set où j’étais mené 2-4», a commenté le blond Brésilien, soutenu par le public qui ne lui tient pas rigueur d’avoir grandement contribué à l’élimination de la France en Coupe Davis cette année. Face à un Kafelnikov qui accumulait les fautes directes (95 contre 56), «Guga» allait...