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Actualités - Chronologie

Salomon Canberra et Wellington offrent une aide financière pour résoudre la crise

L’Australie et la Nouvelle-Zélande ont offert hier leur aide financière aux îles Salomon dans l’espoir de mettre un terme au conflit entre deux milices rivales et éviter une guerre civile. Un programme d’aide financière a été proposé aux leaders de ces deux milices, qui se battent notamment pour des problèmes de droit de la terre, lors de la visite ce week-end à Honiara, capitale de l’archipel, d’une délégation ministérielle du Commonwealth, selon le ministre des Affaires étrangères néo-zélandais Phill Goff. Selon ce dernier, l’offre faite aux rebelles est de celle que l’on ne refuse pas. «Nous avons dit : si vous vous asseyez à la table de négociations alors l’Australie et la Nouvelle-Zélande, par le biais du Commonwealth, peuvent assurer un arrangement pour des compensations financières afin de régler les problèmes», a dit le ministre néo-zélandais. M. Goff a précisé qu’il était encore trop tôt pour chiffrer cette aide financière, mais a indiqué qu’elle serait prise en charge par l’Australie et la Nouvelle-Zélande, et aussi peut-être par le Commonwealth et l’Union européenne. Mais aucune aide ne pourra être fournie si ces deux milices persistent à régler leurs différends par la violence et refusent de négocier, a averti M. Goff. L’une de ces milices, la Force des aigles de Malaita (MEF), a pris le contrôle de la capitale lundi dernier et capturé le Premier ministre Bartholomew Ulufa’alu. Depuis début 1999, le MEF et le Mouvement de libération Isatabu (IFM) se livrent à une véritable guérilla sur l’île de Guadalcanal, qui abrite Honiara. Les combattants d’Isatabu, nom originel de l’île de Guadalcanal, veulent y chasser les planteurs, originaires de l’île voisine de Malaita. Les affrontements, qui ont pris l’allure d’une guerre civile, ont fait des dizaines de morts. On estime à 20 000 le nombre de personnes contraintes au départ dans ce pays de quelque 300 000 habitants. Le ministre néo-zélandais, rentré d’Honiara dimanche, a également précisé lundi que le Premier ministre Ulufa’alu allait probablement démissionner au cours des prochains jours. M. Ulufa’alu, détenu par les miliciens du MEF, a été libéré vendredi après avoir notamment accepté un vote du Parlement jeudi sur une motion de défiance à son encontre. «Nous avons une situation aux Solomon où un Premier ministre craint pour sa vie et démissionnera cette semaine, j’en suis sûr, parce que le coût de son maintien au pouvoir est trop élevé», a déclaré M. Goff. Il a également averti des dangers d’escalade dans l’archipel après la capture de la ville de Gizo (ouest) par une troisième milice. Une milice apparentée aux rebelles séparatistes de l’île voisine de Bougainville (Papouasie-Nouvelle-Guinée) s’est emparé du siège de la police et du bâtiment des télécommunications de la ville, où un milicien a été tué, avait rapporté dimanche la radio australienne ABC citant une radio locale.
L’Australie et la Nouvelle-Zélande ont offert hier leur aide financière aux îles Salomon dans l’espoir de mettre un terme au conflit entre deux milices rivales et éviter une guerre civile. Un programme d’aide financière a été proposé aux leaders de ces deux milices, qui se battent notamment pour des problèmes de droit de la terre, lors de la visite ce week-end à Honiara, capitale de l’archipel, d’une délégation ministérielle du Commonwealth, selon le ministre des Affaires étrangères néo-zélandais Phill Goff. Selon ce dernier, l’offre faite aux rebelles est de celle que l’on ne refuse pas. «Nous avons dit : si vous vous asseyez à la table de négociations alors l’Australie et la Nouvelle-Zélande, par le biais du Commonwealth, peuvent assurer un arrangement pour des compensations financières afin de...