Pas d'inquiétudes mais des incertitudes sur l'avenir, affirme Hubert Védrine
le 13 juin 2000 à 00h00
Le chef de la diplomatie française, Hubert Védrine, a indiqué hier matin qu’il n’avait pas «d’inquiétudes particulières mais des incertitudes» quant à l’avenir de la Syrie après la disparition de son président Hafez el-Assad. «Je ne sens pas de menace particulière, mais en revanche je vois des questions car je pense que le successeur du président Assad, qui n’est pas encore nommé ni désigné, devra évidemment prendre ses marques», a estimé le ministre français interviewé par la radio Europe 1. «Les changements de génération amènent malgré tout, même si cela n’est pas immédiat, des changements de conception et de mentalité. Donc on peut se poser des questions mais il n’y a pas lieu d’être inquiet», a-t-il poursuivi, en faisant allusion implicitement au fils du président syrien Bachar el-Assad qui devrait remplacer son père à la direction du pays. Concernant le processus de paix au Proche-Orient, le ministre a estimé qu’il y aurait une continuité sur cette question. «Même le président Assad, qui était l’incarnation de l’intransigeance, avait dit qu’il était d’accord pour rechercher une paix avec Israël à condition qu’elle soit juste», a-t-il rappelé. Interrogé sur l’opportunité de se rendre aux obsèques d’un chef d’État qualifié par ses critiques de «dictateur», le ministre a justifié son déplacement à Damas aux côtés du président de la République Jacques Chirac par leur volonté commune de faire avancer le processus de paix.
Le chef de la diplomatie française, Hubert Védrine, a indiqué hier matin qu’il n’avait pas «d’inquiétudes particulières mais des incertitudes» quant à l’avenir de la Syrie après la disparition de son président Hafez el-Assad. «Je ne sens pas de menace particulière, mais en revanche je vois des questions car je pense que le successeur du président Assad, qui n’est pas encore nommé ni désigné, devra évidemment prendre ses marques», a estimé le ministre français interviewé par la radio Europe 1. «Les changements de génération amènent malgré tout, même si cela n’est pas immédiat, des changements de conception et de mentalité. Donc on peut se poser des questions mais il n’y a pas lieu d’être inquiet», a-t-il poursuivi, en faisant allusion implicitement au fils du président syrien Bachar el-Assad...
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