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Actualités - Chronologie

Les jeunes syriens placent leurs espoirs en Bachar (photo)

Les jeunes Syriens, qui n’ont connu que la poigne de fer du président défunt Hafez el-Assad, placent leurs espoirs en Bachar, 34 ans, son fils et successeur désigné, pour faire entrer leur pays dans la modernité. «Nous croyons en lui parce que nous sentons qu’il comprend nos aspirations», affirmait, hier, Sélim, étudiant en sciences politiques. «Sa jeunesse et son intérêt pour les sciences, l’informatique et l’Internet donnent à penser qu’il ouvrira une nouvelle ère d’ouverture et de modernisation», explique-t-il, entouré d’un groupe d’étudiants intrigués, qui hochent la tête en signe d’approbation. Près de la moitié de la population a moins de 15 ans et une forte proportion moins de 40. La plupart ne se souviennent donc que des 30 ans de pouvoir du président défunt. «Nous sommes très reconnaissants à Assad de tout ce qu’il a fait pour la Syrie et nous sommes encore sous le choc de sa mort», déclare Chirine, écrasant une larme. «Mais, ajoute-t-elle, nous savons que cette période est terminée». «Nous n’avons vécu que sous Hafez el-Assad et nous ressentons maintenant un grand vide. Nous éprouvons le besoin d’une présence à laquelle se raccrocher et son fils sera son prolongement, en même temps qu’une bouffée d’air», estime Chirine. «Sa lutte contre la corruption nous plaît. Nous en avons assez des gens influents qui pillent l’État et la population», lance un étudiant en économie. «Il ressemble beaucoup au président défunt, qui était comme un père pour beaucoup d’entre nous», dit Salah, assis sur un banc à l’ombre d’un arbre dans le campus universitaire de Damas. Éduqués selon les règles sévères du parti Baas, au pouvoir depuis 1966, les jeunes Syriens portent des uniformes scolaires dignes de l’armée et doivent accomplir un service militaire de 27 mois. Les immeubles et les rues, couverts de portraits de Hafez el-Assad, témoignent du culte de la personnalité organisé autour du président défunt, en dépit de sa discrétion et sa simplicité proverbiales. Les portraits de Bachar sont aujourd’hui aussi omniprésents que ceux de Hafez el-Assad, à la mort duquel les bannières de deuil exprimaient la foi en son fils. «Il n’y a que Dieu, la Syrie et Bachar!», scandent inlassablement les centaines de milliers de Syriens qui envahissent les rues de Damas depuis dimanche pour pleurer le président défunt. Mais une apparente loi du silence non écrite semble interdire à la plupart des étudiants de parler de politique en public. Évoquant la désignation de Bachar comme successeur de son père, une étudiante en droit, habillée à l’occidentale, confie avant de tourner les talons : «Même si Bachar est très bien, on aurait aimé élire notre président».
Les jeunes Syriens, qui n’ont connu que la poigne de fer du président défunt Hafez el-Assad, placent leurs espoirs en Bachar, 34 ans, son fils et successeur désigné, pour faire entrer leur pays dans la modernité. «Nous croyons en lui parce que nous sentons qu’il comprend nos aspirations», affirmait, hier, Sélim, étudiant en sciences politiques. «Sa jeunesse et son intérêt pour les sciences, l’informatique et l’Internet donnent à penser qu’il ouvrira une nouvelle ère d’ouverture et de modernisation», explique-t-il, entouré d’un groupe d’étudiants intrigués, qui hochent la tête en signe d’approbation. Près de la moitié de la population a moins de 15 ans et une forte proportion moins de 40. La plupart ne se souviennent donc que des 30 ans de pouvoir du président défunt. «Nous sommes très...