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Actualités - Chronologie

Bachar el-Assad contesté par son oncle dans la course au pouvoir (photos)

Bachar el-Assad, successeur désigné à la tête de l’État syrien, a fait face hier à sa première contestation, en la personne de son oncle Rifaat, qui s’est posé en rival depuis son exil en Europe. «Rifaat el-Assad représente la vraie légitimité et il est prêt à assumer ses responsabilités à tout moment», a déclaré Hafez Kheir, le porte-parole du jeune frère du président défunt, au service arabe de la BBC capté à Nicosie. Dans une attaque d’une violence sans précédent, le porte-parole a qualifié d’«incapable» la direction syrienne et a lancé un appel à «toutes les forces populaires pour agir ensemble afin de sortir la Syrie de sa situation difficile», en clair à renverser le régime. Ces propos ont aussitôt suscité une vive réaction de la part de l’un des fils de Rifaat el-Assad, Moudar, qui a dénoncé les propos prêtés à son père. «Notre père est Hafez el-Assad et nous n’en avons pas d’autre», a déclaré Moudar, homme d’affaires vivant à Lattaquié. «Nous voulons la continuité et la stabilité, sous la direction de Bachar el-Assad (...) Nous sommes tous avec Bachar», a-t-il ajouté. Rifaat el-Assad, qui a toujours ambitionné de succéder à son frère aîné, avait profité en 1983 d’une crise cardiaque dont avait été victime le président pour tenter de prendre le pouvoir. Hafez el-Assad lui avait pardonné et l’avait même promu au poste de vice-président l’année suivante (Lire par ailleurs). La rupture Mais la décision du président syrien de préparer son fils aîné, Bassel, à sa succession avait consacré la rupture entre les deux frères et Rifaat el-Assad avait quitté le pays en 1985. À la demande de sa mère agonisante, le chef de l’État avait accepté que son frère revienne en Syrie en 1992. La disparition tragique dans un accident de voiture de Bassel en 1994 redonne espoir à Rifaat. Pour peu de temps. Hafez el-Assad choisit en effet de préparer son deuxième fils, Bachar, aux plus hautes charges de l’État. Une nouvelle crise éclate alors entre les deux frères et Rifaat est banni définitivement en 1995, puis perd son poste de vice-président en 1998. Pour le moment, Rifaat el-Assad se trouve toujours en Europe, entre ses résidences de Marbella (Espagne), de Genève, de Paris et de Londres, et il semble peu probable qu’il puisse rentrer en Syrie, où il risquerait, selon son porte-parole, d’être arrêté. Dans un pays où règne le secret, il est difficile de savoir si Rifaat el-Assad, qui fut dans les années 80 le chef des Brigades de défense, véritable garde prétorienne du régime, a encore des partisans. À l’automne 1999, Hafez el-Assad avait lancé l’armée contre son dernier fief de Lattaquié, sur la Méditerranée, où il avait érigé un port privé qui, selon les autorités de Damas, servait à la contrebande d’armes et de marchandises.
Bachar el-Assad, successeur désigné à la tête de l’État syrien, a fait face hier à sa première contestation, en la personne de son oncle Rifaat, qui s’est posé en rival depuis son exil en Europe. «Rifaat el-Assad représente la vraie légitimité et il est prêt à assumer ses responsabilités à tout moment», a déclaré Hafez Kheir, le porte-parole du jeune frère du président défunt, au service arabe de la BBC capté à Nicosie. Dans une attaque d’une violence sans précédent, le porte-parole a qualifié d’«incapable» la direction syrienne et a lancé un appel à «toutes les forces populaires pour agir ensemble afin de sortir la Syrie de sa situation difficile», en clair à renverser le régime. Ces propos ont aussitôt suscité une vive réaction de la part de l’un des fils de Rifaat el-Assad, Moudar, qui a...