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Actualités - Reportages

Veillée sous les tentes à Homs

En larmes, les Syriens de Homs se sont rassemblés sous des tentes dressées dans les rues et les places publiques pour pleurer leur «chef». Dans ces réunions de condoléances, chacun entre, salue et s’installe. Il est uni aux autres par le malheur. Les tentes sont dans la plupart des cas présidées par les représentants du parti Baas. À Homs, c’est le vice-président du parti qui accueille les nouveaux-venus. «Hafez est notre père. Il est le fondateur de notre nation dans sa forme actuelle. C’est grâce à ses efforts que nous avons pu suivre le chemin du progrès». Des paroles immédiatement approuvées par les hommes et les quelques femmes, assis sous la tente. Et comme pour donner plus de poids à ces déclarations, un groupe d’adolescents, agrippés à un pick-up, débarque en hurlant : «Il n’y a de dieu que Dieu et Hafez est son bien-aimé». La foule répète ces paroles sans se lasser. Quelques minutes plus tard, c’est Bachar qu’ils acclament. «Pour les Syriens, Bachar est le successeur légitime, note le vice-président du parti. Il va poursuivre sur la voie tracée par son père depuis trois décennies. Certes, la Syrie n’aura jamais plus un homme de l’envergure et de la sagesse de notre raïs, mais nous croyons en Bachar. La Syrie restera la même tant que cette lignée présidera à sa destinée», poursuit-il.
En larmes, les Syriens de Homs se sont rassemblés sous des tentes dressées dans les rues et les places publiques pour pleurer leur «chef». Dans ces réunions de condoléances, chacun entre, salue et s’installe. Il est uni aux autres par le malheur. Les tentes sont dans la plupart des cas présidées par les représentants du parti Baas. À Homs, c’est le vice-président du parti qui accueille les nouveaux-venus. «Hafez est notre père. Il est le fondateur de notre nation dans sa forme actuelle. C’est grâce à ses efforts que nous avons pu suivre le chemin du progrès». Des paroles immédiatement approuvées par les hommes et les quelques femmes, assis sous la tente. Et comme pour donner plus de poids à ces déclarations, un groupe d’adolescents, agrippés à un pick-up, débarque en hurlant : «Il n’y a de dieu que...