Les Los Angeles Lakers, numéro un de la saison et favoris du championnat NBA de basket-ball, se sont qualifiés d’extrême justesse pour la finale contre Indiana, leur première depuis 1991, en battant Portland 89 à 84 lors du septième match décisif dimanche soir à Los Angeles. Shaquille O’Neal, le meilleur joueur de l’année (MVP), neutralisé depuis le début de la rencontre par la présence massive d’Arvydas Sabonis (2,20 m), et ses coéquipiers devaient se réveiller juste à temps pour arracher la victoire dans les dernières minutes après avoir frôlé la déroute. «Ils nous ont vraiment poussé à la limite», devait constater Kobe Bryant, meilleur marqueur de son équipe dimanche avec 25 points. Portland, qui avait à deux reprises compté 10 points d’avance en première mi-temps, conclue sur le score de 42 à 39 en sa faveur, devait porter son avantage à 16 points (71-55) sur un panier à trois points de Scottie Pippen juste avant la fin du troisième quart temps. L’équipe de l’Oregon dominait alors totalement son sujet et paraissait en passe de remporter son troisième succès d’affilée sur les Lakers et un billet pour la finale qui lui échappait depuis 1992. Sous l’impulsion d’O’Neal Le remplaçant Brian Shaw devait toutefois sonner le réveil de Los Angeles en répliquant à l’exploit de Pippen par un panier à trois points de son cru juste à l’expiration de la troisième période. «Cela a été le tournant de la partie», a estimé Glen Rice, qui, comme Shaw, devait terminer avec 11 points. Portland retrouvait bien 15 points d’avance au début du dernier quart temps. Mais la machine devait se gripper et inexorablement les Lakers, sous l’impulsion d’un O’Neal (18 points) retrouvé, qui réussissait même ses lancers francs, de Kobe Bryant et de Shaw, revenaient au score. Les joueurs de l’Oregon devaient rester 8 minutes sans marquer le moindre point, ratant 13 tirs consécutifs. Shaw donnait alors l’égalisation à son équipe 75-75 avec 4 minutes à jouer. Rasheed Wallace, auteur de 30 points, permettait à Portland de reprendre brièvement l’avantage 77-75, mais O’Neal, transformant deux lancers francs et marquant d’un bras roulé, devait mettre son équipe sur l’orbite d’un succès inespéré quelques instants plus tôt. «Le match a été difficile pour moi, a avoué le pivot des Lakers. Mais les autres ont répondu. Nous avons beaucoup d’armes différentes dans cette équipe». Une première pour Indiana La série entre les numéros un et deux de la saison, souvent considérée comme une finale avant la lettre, a ainsi tenu toutes ses promesses allant jusqu’au bout des 7 matches et ne se dénouant que dans les dernières minutes. «Nous avons sans doute accusé la fatigue à la fin, mais ils ont joué un grand match, il faut leur rendre hommage», a concédé sportivement Mike Dunleavy, l’entraîneur de Portland. O’Neal et Shaw retrouvent ainsi la finale à laquelle ils avaient déjà accédé en 1996 avec Orlando. L’ancien joueur des Bulls, Ron Harper, 12 points dimanche, en sera lui à sa quatrième finale après les trois titres gagnés en 1996, 1997 et 1998 aux cotés de Michael Jordan. En principe, les Lakers, qui débuteront mercredi soir devant leur public, partiront favoris pour décrocher leur premier titre depuis 1988 face aux Indiana Pacers, en finale pour la première fois de leur histoire. Mais les Lakers, qui ont partagé les points cette saison avec les Pacers, chacun s’imposant une fois à domicile, feraient bien de se méfier des hommes de Larry Bird sur un nuage depuis leur succès sur leur bête noire, les New York Knicks.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les Los Angeles Lakers, numéro un de la saison et favoris du championnat NBA de basket-ball, se sont qualifiés d’extrême justesse pour la finale contre Indiana, leur première depuis 1991, en battant Portland 89 à 84 lors du septième match décisif dimanche soir à Los Angeles. Shaquille O’Neal, le meilleur joueur de l’année (MVP), neutralisé depuis le début de la rencontre par la présence massive d’Arvydas Sabonis (2,20 m), et ses coéquipiers devaient se réveiller juste à temps pour arracher la victoire dans les dernières minutes après avoir frôlé la déroute. «Ils nous ont vraiment poussé à la limite», devait constater Kobe Bryant, meilleur marqueur de son équipe dimanche avec 25 points. Portland, qui avait à deux reprises compté 10 points d’avance en première mi-temps, conclue sur le score de 42 à...