Reprise ou pas, l'économie au centre de la campagne électorale (photo)
le 03 juin 2000 à 00h00
Reprise ou pas reprise ? La situation fragile de la deuxième économie mondiale sera au centre de la campagne pour les élections législatives japonaises du 25 juin. «Nous voulons favoriser un redémarrage de l’économie en stabilisant la direction» du pays, a indiqué Hiromu Nonaka, secrétaire général du Parti libéral démocrate (PLD), résumant l’état d’esprit de la majorité conservatrice après la dissolution de la Chambre des députés hier. Il n’est en effet pas certain que le Japon sorte dès cette année de la période de quasi-stagnation dans laquelle il est plongé depuis le début des années 90. Le gouvernement n’a cessé de souffler le chaud et le froid ces derniers mois, affirmant tour à tour que l’objectif officiel d’une croissance de 0,6 % sur 1999-2000 allait être atteint puis qu’il serait manqué de peu. Dans la course d’obstacles du PLD et de ses alliés du Komeito (bouddhiste) et du Parti conservateur vers le pouvoir, la date du 9 juin est donc inscrite en lettres de feu. Ce vendredi-là seront annoncés les chiffres du Produit intérieur brut (PIB) au premier trimestre. Le gouvernement s’attend à une forte croissance d’au moins 2 % mais une «bourde» des statisticiens du ministère du Plan va l’obliger parallèlement à réviser le chiffre négatif annoncé pour le dernier trimestre de 1999 à 1,6 % au lieu de -1,4 %. Cela signifie qu’il faudra que le PIB ait progressé de 2,4 % sur la période janvier-mars par rapport au trimestre précédent pour que l’objectif des 0,6 % sur l’exercice fiscal se terminant en mars soit respecté. Même si une polémique est née autour du mode de calcul du chiffre du PIB, la coalition espère qu’un chiffre très fort pour le premier trimestre de l’année fera taire les Cassandre et pèsera en sa faveur le jour du scrutin. Pour parer à toute déconvenue, la coalition a en outre promis dans sa plate-forme électorale de créer 500 000 emplois en un an, en particulier dans les technologies de l’information. L’objectif est de rassurer un électorat inquiet de la montée du chômage qui flirte avec les 5 % depuis plusieurs mois, un niveau jamais atteint depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le programme encouragera aussi les entreprises à laisser leurs employés prendre au moins deux semaines de congé par an et s’efforcera de stimuler la consommation, encore très déprimée à l’inverse d’indicateurs-clef comme la production industrielle qui est nettement repartie depuis le début de l’année.
Reprise ou pas reprise ? La situation fragile de la deuxième économie mondiale sera au centre de la campagne pour les élections législatives japonaises du 25 juin. «Nous voulons favoriser un redémarrage de l’économie en stabilisant la direction» du pays, a indiqué Hiromu Nonaka, secrétaire général du Parti libéral démocrate (PLD), résumant l’état d’esprit de la majorité conservatrice après la dissolution de la Chambre des députés hier. Il n’est en effet pas certain que le Japon sorte dès cette année de la période de quasi-stagnation dans laquelle il est plongé depuis le début des années 90. Le gouvernement n’a cessé de souffler le chaud et le froid ces derniers mois, affirmant tour à tour que l’objectif officiel d’une croissance de 0,6 % sur 1999-2000 allait être atteint puis qu’il serait...
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