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Actualités - Conferences Et Seminaires

La Chine, un marché prometteur pour le Wap

Fini le Web, bonjour le WAP. L’avenir de l’Internet en Chine devrait passer par le téléphone portable, voire le mobile Internet nouvelle génération, ont estimé les participants d’une grande conférence qui s’est réunie à Pékin. Plusieurs milliers de jeunes Chinois, dont de nombreux entrepreneurs, ont ainsi débattu des mérites comparatifs des nouvelles technologies et de l’investissement étranger pour développer l’Internet en Chine. Bien que le nombre d’internautes ait quadruplé l’an dernier pour atteindre 8,9 millions fin décembre, l’Internet se trouve confronté à une série de contraintes dont le coût élevé des ordinateurs, de l’ordre de 5 000 à 6 000 yuan (600 à 730 USD), soit le salaire annuel moyen d’un citadin chinois. Alors que moins de 4% des foyers urbains possédaient un ordinateur à la fin de 1998, les ventes de téléphones portables ont littéralement explosé. De 40 millions à la fin de l’an dernier, le nombre d’appareils en circulation devrait atteindre 60 millions à la fin de cette année et 100 millions en 2001, selon des estimations chinoises. Les fabricants étrangers, quant à eux, se frottent les mains, tablant sur 250 millions de portables en Chine en 2004, dont la plupart équipés de WAP (Wireless Application Protocol) et donc capables de se connecter à l’Internet. «Nos prévisions ont toujours été dépassées en Chine et le portable est exactement ce que souhaite le consommateur», relève David Alsmtrong, un responsable d’Ericsson-China. Bien que le WAP n’en soit encore qu’à ses premiers balbutiements en Chine, avec des tests effectués dans différentes grandes villes, de nombreuses sociétés d’Internet ont entrepris de s’intéresser à ce marché prometteur. «L’Internet mobile est un concept révolutionnaire et tellement plus pratique pour le consommateur», explique Jun Wu, le directeur de la société Intrinsic Technology, basée à Shanghai, qui vient de lancer une société de services WAP en chinois. Limités par les faibles vitesses de transmission, les services se bornent pour l’instant à proposer quelques nouvelles brèves, des informations météo, un service e-mail ou la possibilité de faire un peu de commerce électronique. Mais avec l’arrivée dès la fin de cette année d’une nouvelle technologie, le GPRS (General Packet for Radio Services), il devrait également être possible de transmettre des images, voire des vidéos. Pour faciliter la lecture, les téléphones mobiles proposeront soit des écrans agrandis, soit des claviers amovibles, tandis que plusieurs sociétés développent dès à présent des techniques pour contourner les difficultés d’écriture du chinois : utilisation de la voix ou écriture à la main, reconnaissable par l’appareil. L’extraordinaire optimisme des acteurs du marché de l’Internet chinois, en majorité âgés de moins de 30 ans, se fonde sur un fort penchant pour les gadgets, perceptible jusque dans les provinces les plus reculées de Chine, où le niveau de vie reste extrêmement bas. L’engouement pour le téléphone portable, avec des dizaines de passagers qui se mettent à téléphoner dès qu’un avion a atterri, a pris le relais de la folie du pager qui avait déferlé sur la Chine en 1997-98.
Fini le Web, bonjour le WAP. L’avenir de l’Internet en Chine devrait passer par le téléphone portable, voire le mobile Internet nouvelle génération, ont estimé les participants d’une grande conférence qui s’est réunie à Pékin. Plusieurs milliers de jeunes Chinois, dont de nombreux entrepreneurs, ont ainsi débattu des mérites comparatifs des nouvelles technologies et de l’investissement étranger pour développer l’Internet en Chine. Bien que le nombre d’internautes ait quadruplé l’an dernier pour atteindre 8,9 millions fin décembre, l’Internet se trouve confronté à une série de contraintes dont le coût élevé des ordinateurs, de l’ordre de 5 000 à 6 000 yuan (600 à 730 USD), soit le salaire annuel moyen d’un citadin chinois. Alors que moins de 4% des foyers urbains possédaient un ordinateur...