Les habitants de Rmeich veulent tourner la page (photo)
le 30 mai 2000 à 00h00
Les habitants de Rmeich ont voulu voir hier dans la mort de Gergi Hajje, un des leurs tué la veille, le signe annonciateur non pas de nouveaux tourments, mais de jours meilleurs. «Il est mort comme s’il se sacrifiait pour Rmeich. Nous sommes emplis d’une grande quiétude, nous ressentons une étrange sérénité», a affirmé à l’AFP Pierre Habib, un libraire de 42 ans, traduisant en termes quasi évangéliques les sentiments des villageois. Pierre participait avec quelque 200 autres habitants de Rmeich au cortège funèbre, encadré d’une vingtaine de policiers, qui a traversé les ruelles du village, passant devant les magasins aux rideaux de fer baissés et aux murs encore tagués de la croix et de l’épée des Forces libanaises. Un enfant portant une croix fleurie et un autre arborant le drapeau libanais ouvraient la procession, qui avançait au son de la fanfare des scouts de ce village, alors que des femmes en noir pleuraient de leurs balcons ou se signaient au pas de leur porte. «Cela aurait été tellement mieux si la police s’était déployée plus tôt. La mort de Gergi aurait peut-être pu être évitée», déplore Simon Aamil, 32 ans, un spécialiste en électronique, en montrant les deux policiers qui interdisent depuis le matin l’accès du village aux étrangers. Gergi Hajje, 50 ans, a été tué lors d’une dispute entre un automobiliste et des villageois de Rmeich surexcités par l’absence d’un des leurs, qu’ils croyaient avoir été enlevé par des miliciens chiites. Durant la messe dans la nouvelle église aux tuiles rouges, dont les murs en béton sont ornés de trois portraits du président Émile Lahoud, l’évêque maronite de Tyr Maroun Sader a félicité le curé de la paroisse qui, le jour même du meurtre, avait insisté sur son caractère accidentel, mettant hors de cause le mouvement Amal et le Hezbollah.
Les habitants de Rmeich ont voulu voir hier dans la mort de Gergi Hajje, un des leurs tué la veille, le signe annonciateur non pas de nouveaux tourments, mais de jours meilleurs. «Il est mort comme s’il se sacrifiait pour Rmeich. Nous sommes emplis d’une grande quiétude, nous ressentons une étrange sérénité», a affirmé à l’AFP Pierre Habib, un libraire de 42 ans, traduisant en termes quasi évangéliques les sentiments des villageois. Pierre participait avec quelque 200 autres habitants de Rmeich au cortège funèbre, encadré d’une vingtaine de policiers, qui a traversé les ruelles du village, passant devant les magasins aux rideaux de fer baissés et aux murs encore tagués de la croix et de l’épée des Forces libanaises. Un enfant portant une croix fleurie et un autre arborant le drapeau libanais ouvraient la...
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