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Actualités - Reportages

Rmeich et les villages chrétiens sous le contrôle des FSI(photos)

L’État a décidément réagi bien vite. Le retrait israélien s’est achevé mercredi et les scènes de pillage ayant aussitôt commencé, jeudi, des éléments des FSI ont été envoyés en renfort. La gendarmerie de Rmeich n’a jamais été aussi peuplée et animée. Les agents de l’ordre sont arrivés mercredi, dans la nuit et ont aussitôt décidé d’organiser des patrouilles dans tout le village pour rassurer la population et mettre un terme aux exactions. Désormais, les convois d’Amal et du Hezbollah ainsi que tous les éléments indisciplinés peuvent passer librement, mais n’ont plus le droit de circuler en armes ou de dresser des barrages dans le village. Même chose à Aïn Ebel, Ibl es-Saqui, Debel et Alma ach-Chaab, autres villages chrétiens de ce secteur. D’ailleurs, depuis la visite du président Lahoud, les habitants de ces villages se sentent bien plus à l’aise. Ils parlent volontiers et n’ont plus peur d’afficher leurs opinions. «Je ne condamne pas les miliciens de l’ALS, dit Élie. Nous avons vécu avec eux pendant 22 ans. Ce sont les fils de nos villages et ils ont été contraints de s’enrôler pour des raisons économiques. Vous savez ici, pendant longtemps, le seul moyen de survivre était de travailler avec les Israéliens. Tous ceux qui sont restés dans la région ont profité et celui qui vous dit le contraire ment». Dans ces villages, les habitants se plaignent surtout des vols de voitures (celles de l’ALS) et de la présence des éléments armés, partisans ou incontrôlés, présence qui provoquait chez eux une peur de règlements de comptes politiques ou confessionnels. Ils ont donc confié leurs craintes au chef de l’État et la réaction a été rapide. Reste à savoir si les Forces de sécurité intérieure sont à même de tenir en main la situation. Maroun, un notable de Rmeich, précise que «les autorités ont demandé aux habitants du village de les contacter à chaque incident. C’est ce que nous faisons. Nous appelons le président de la Chambre, soit l’armée, et des contacts sont alors entrepris pour rétablir l’ordre. Pour l’instant, cela fonctionne…».
L’État a décidément réagi bien vite. Le retrait israélien s’est achevé mercredi et les scènes de pillage ayant aussitôt commencé, jeudi, des éléments des FSI ont été envoyés en renfort. La gendarmerie de Rmeich n’a jamais été aussi peuplée et animée. Les agents de l’ordre sont arrivés mercredi, dans la nuit et ont aussitôt décidé d’organiser des patrouilles dans tout le village pour rassurer la population et mettre un terme aux exactions. Désormais, les convois d’Amal et du Hezbollah ainsi que tous les éléments indisciplinés peuvent passer librement, mais n’ont plus le droit de circuler en armes ou de dresser des barrages dans le village. Même chose à Aïn Ebel, Ibl es-Saqui, Debel et Alma ach-Chaab, autres villages chrétiens de ce secteur. D’ailleurs, depuis la visite du président Lahoud,...