Les autorités américaines prennent très au sérieux la vulnérabilité de l’Internet aux attaques de pirates ou escrocs au commerce électronique et commencent seulement à organiser une défense encore balbutiante. «Le développement de l’Internet et notre dépendance vis-à-vis des technologies de l’information posent aux autorités chargées de la défense et de notre sécurité nationale un des défis les plus ardus depuis l’invention de l’aviation», notait récemment au Congrès le patron de la section du FBI chargée de l’Internet Michael Vatis. Actuellement un Américain sur deux est relié à l’Internet (au travail ou à la maison), selon l’Université de Stanford. Le nombre de sites sur le web double presque tous les mois, le nombre de fraudes et d’effractions ne peut qu’aller croissant, estime le FBI. Alors qu’on est à l’aube d’une défense organisée pour protéger le réseau des réseaux, il est difficile de dresser un bilan du nombre de plaintes dues à des délits, extorsions ou attaques sur l’Internet aux États-Unis. Le ministre de la Justice Janet Reno vient de lancer un centre de lutte contre la fraude sur l’Internet, créé à l’initiative de la Sûreté fédérale (FBI) et du centre national contre la criminalité en col blanc. L’an dernier, 18 000 plaintes ont été déposées auprès de la commission fédérale du Commerce pour des questions de fraude sur l’Internet. À l’heure actuelle, ce sont quelque 200 à 300 plaintes qui sont enregistrées chaque jour par la SEC, autorité de surveillance de la Bourse américaine. Les estimations de pertes subies par des investisseurs dans le cadre de fraudes boursières via l’Internet sont de 10 milliards de dollars par an, calcule le FBI. À cela il faut ajouter les plaintes collectées par les organisations privées qui comme la ligue nationale des consommateurs sur son site Internet Fraud Watch a amassé plus de 10 000 plaintes en 99, 42 % de plus que l’année précédente. En matière d’alerte et d’analyse des virus et des dysfonctionnements du réseau, il faut citer également le centre de l’Université Carnegie Mellon (Computer Emergency Response Team, CERT) qui le 4 mai dernier en fin de journée savait déjà que 420 000 internautes avaient reçu le message électronique avec le virus ILoveYou.
Les autorités américaines prennent très au sérieux la vulnérabilité de l’Internet aux attaques de pirates ou escrocs au commerce électronique et commencent seulement à organiser une défense encore balbutiante. «Le développement de l’Internet et notre dépendance vis-à-vis des technologies de l’information posent aux autorités chargées de la défense et de notre sécurité nationale un des défis les plus ardus depuis l’invention de l’aviation», notait récemment au Congrès le patron de la section du FBI chargée de l’Internet Michael Vatis. Actuellement un Américain sur deux est relié à l’Internet (au travail ou à la maison), selon l’Université de Stanford. Le nombre de sites sur le web double presque tous les mois, le nombre de fraudes et d’effractions ne peut qu’aller croissant, estime le FBI....
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