Rechercher
Rechercher

Actualités - Opinion

Prophète en son pays

Ce modeste hommage, je le rends à un homme dont je n’ai jamais été un partisan politique mais dont j’ai toujours admiré la dignité, l’éthique et le courage. Dans les années 50, Raymond Eddé et Raphaël Lahoud, mon père, étaient des adversaires politiques. Au fil du temps, ils ont appris à mieux se connaître, à se respecter. En 1964, mon père a pris fait et cause pour le Amid contre les agissements du Deuxième bureau. Depuis, je crois en Raymond Eddé comme je crois en Dieu. Conscience du Liban, il est aujourd’hui le symbole de la dignité humaine. Dans un pays où la médiocrité est devenue le label des nabots de la politicaille, sans le Amid, nous sommes aux abois. On a dit de Raymond Eddé, qu’il prêchait dans le désert. Peut-être mais sa caravane passait, alors que... Prophète en son pays, il me rappelle avec une grande émotion ces célèbres vers de Vigny : «Et debout devant Dieu, Moïse ayant pris place, Dans un nuage obscur, lui parlait face à face». Le Amid, lui, parle déjà du Liban.
Ce modeste hommage, je le rends à un homme dont je n’ai jamais été un partisan politique mais dont j’ai toujours admiré la dignité, l’éthique et le courage. Dans les années 50, Raymond Eddé et Raphaël Lahoud, mon père, étaient des adversaires politiques. Au fil du temps, ils ont appris à mieux se connaître, à se respecter. En 1964, mon père a pris fait et cause pour le Amid contre les agissements du Deuxième bureau. Depuis, je crois en Raymond Eddé comme je crois en Dieu. Conscience du Liban, il est aujourd’hui le symbole de la dignité humaine. Dans un pays où la médiocrité est devenue le label des nabots de la politicaille, sans le Amid, nous sommes aux abois. On a dit de Raymond Eddé, qu’il prêchait dans le désert. Peut-être mais sa caravane passait, alors que... Prophète en son pays, il me rappelle...