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Actualités - Chronologie

Football - Ligue des champions La fièvre monte en Espagne

Sûre de remporter la Ligue des champions, l’Espagne se prépare avec fièvre à vivre, mercredi, la finale de Paris qui, pour la première fois dans l’histoire de la compétition, oppose deux clubs d’un même pays. Cinquante mille Espagnols sont attendus à Paris pour vivre ces instants magiques qui offriront soit sa huitième coupe d’Europe au Real Madrid, soit sa première au FC Valence, mais des millions d’autres se préparent à la fête, à la maison. Le Real Madrid a mis en place, lundi, un centre d’accueil d’un demi-hectare aux abords du stade de France à Saint-Denis (nord de Paris). Tout est fait en grand: centre de secours, bars (sans alcool), toilettes mobiles (25) et deux chapiteaux, dont un réservé à Real Madrid TV, qui invite les VIP de passage et passe en boucle les meilleurs moments des «Merengues». Valence n’a pas voulu être en reste et a également organisé un espace d’accueil. Plus modeste, celui-ci offrira, mercredi, aux fans, plus de 500 paellas, la spécialité culinaire valencienne, pour lesquelles tous les ingrédients ont été amenés du Levant espagnol. Ceux qui n’auront pas profité des 10 000 places de train supplémentaires mises en place par RENFE ou des 21 vols spéciaux (3 500 places) d’Iberia, seront à Paris par médias interposés. 9e Coupe pour l’Espagne La télévision publique RTVE a mis les bouchées doubles: les directs sont organisés à partir de mardi, plusieurs fois par jour, et pour le match, 17 caméras transmettront un signal particulier pour l’Espagne. Toutes les autres grandes chaînes de télévision et de radio ont envoyé d’amples équipes de reportage et l’émission d’information «Madrid directo» de la chaîne locale Telemadrid est rebaptisée, depuis lundi, «Paris directo» pour l’occasion. La presse participe à la montée de fièvre en publiant de gras suppléments offrant toutes les informations possibles et imaginables sur la coupe d’Europe et les deux clubs et offrant des conseils pratiques, comme celui-ci: «attention aux distributeurs de billets vides !», conséquence de la grève des convoyeurs français de fonds. La presse rappelle également que Paris a souvent été le théâtre de grandes célébrations sportives pour les Espagnols avec, durant la dernière décennie, les cinq Tours de France de Miguel Indurain et les victoires à Roland-Garros de Sergi Bruguera, Carlos Moya et Arantxa Sanchez. Madrid et Valence disposeront de leurs écrans géants. Celui du Real sera monté au centre d’entraînement du club, la Ciudad Deportiva, et sera réservé à 3 000 socios. A Valence, c’est la mairie qui a mis les arènes de la ville à la disposition de tous. Des milliers d’écrans plus modestes se préparent également dans des dizaines de bars de supporteurs des deux villes où l’on s’attend à une des meilleures recettes de l’année. Enfin, superstition oblige, aucun des deux clubs ne veut pour l’instant annoncer ce qui est prévu en cas de victoire, mais les Espagnols savent que, mercredi soir et jeudi, ils pourront fêter leur neuvième coupe d’Europe (7 au Real Madrid et une au FC Barcelone). Un système basé sur la domination territoriale et avançant par petites passes pour le Real Madrid, contre un jeu vif basé sur le contre et la vitesse d’exécution pour Valence : la finale de la Ligue des champions promet d’être spectaculaire entre l’ancien, mais solide, chêne madrilène et le jeune roseau valencien, mercredi au Stade de France. Le Real, fort de ses sept Coupes d’Europe, est l’héritier d’une tradition footbalistique ancienne et d’un jeu au charme parfois suranné, alors que Valence propose, paradoxalement avec une équipe de «vieux», les arguments de la jeunesse : efficacité, flexibilité, rapidité. Vicente Del Bosque a entièrement revu son équipe depuis sa prise de pouvoir et la destitution du Gallois John Toschack. Premier axe de travail du technicien : la possession du ballon. Le principe est digne de La Palice mais diablement efficace : quand on a le ballon, l’adversaire ne l’a pas. Le Real s’attache avant tout à ne pas perdre rapidement ses possessions. Dans cette optique, l’entraîneur préfère une progression lente vers l’avant avec des ballons dans les pieds et des passes si possible courtes. Seule exception : les transversales pour aérer le jeu. Une fois le ballon monté vers l’avant, les techniciens du Real sont chargés de créer le déséquilibre à une vingtaine de mètres des buts: Redondo, McManaman, Raul et Morientes s’inscrivent parfaitement dans ce schéma. Une défense à cinq De plus, préférant se reposer sur une arrière-garde saine, Del Bosque a installé une défense à cinq avec trois centraux, Ivan Campo, Aïtor Karanka et Ivan Helguera. Les latéraux Roberto Carlos et Michel Salgado, mais aussi l’Argentin Fernando Redondo, disposent ainsi de plus de liberté pour créer. Mais depuis quelques semaines, Nicolas Anelka a troublé les cartes et accéléré le jeu madrilène. Jadis isolé, le Français a trouvé ses marques avec ses coéquipiers, notamment avec Raul, et le jeu lent du Real peut changer en un éclair. De son côté, Hector Cuper, l’entraîneur de Valence, a conçu un système efficace avec, en pointe, le très rapide Claudio Lopez, chargé des exécutions rapides. Mais l’Argentin n’est que la partie immergée de l’iceberg, sur lequel se sont fracassés nombre de bateaux à fière allure. Cuper a en effet mis en place une défense classique à quatre, mais a surtout construit un gros milieu de terrain, composé de cinq hommes qui savent tout faire. Ses milieux buteurs savent défendre, ses milieux défensifs savent marquer... Et, comme au Real, les latéraux peuvent aussi monter en sachant que leurs arrières sont protégés. En appliquant un jeu simple avec des joueurs qui ont appris à jouer ensemble, souvent en triangle, Valence avance vite. En trois passes aveugles, les Valenciens sont, fréquemment, déjà devant le but. Et si le Real a l’habitude de garder longtemps le ballon, Valence s’accommode très bien de ne l’avoir que rapidement. Car Valence a l’habitude de subir et ce qui peut parfois paraître un signe de faiblesse se transforme en force. Cuper n’aime pas la possession stérile : il veut que son équipe aille le plus rapidement au but. Valence sait plier et depuis le début de la Ligue des champions, il n’a pas rompu.
Sûre de remporter la Ligue des champions, l’Espagne se prépare avec fièvre à vivre, mercredi, la finale de Paris qui, pour la première fois dans l’histoire de la compétition, oppose deux clubs d’un même pays. Cinquante mille Espagnols sont attendus à Paris pour vivre ces instants magiques qui offriront soit sa huitième coupe d’Europe au Real Madrid, soit sa première au FC Valence, mais des millions d’autres se préparent à la fête, à la maison. Le Real Madrid a mis en place, lundi, un centre d’accueil d’un demi-hectare aux abords du stade de France à Saint-Denis (nord de Paris). Tout est fait en grand: centre de secours, bars (sans alcool), toilettes mobiles (25) et deux chapiteaux, dont un réservé à Real Madrid TV, qui invite les VIP de passage et passe en boucle les meilleurs moments des «Merengues»....