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Actualités - Chronologie

Création Miroir, mon juge sans pitié (photo)

Pour le créateur Éric Bergère, l’essayage d’un vêtement n’est nullement un geste léger et sans conséquence. Cela peut remettre douloureusement en cause la personne qui essaie. «Tant qu’une femme regarde les vêtements sur le cintre, poursuit le styliste, elle reste en retrait, mais une fois face à la glace elle se dénude et c’est parfois déchirant... Je vois des filles superbes se poser des cas de conscience pour un millimètre et hésiter des heures pour des pièces aussi simples qu’un jean ou un T-shirt. Tout dépend des rapports qu’elles ont avec leur corps et donc de la façon dont elles se sentent avec les autres», conclut-il. «Cela se retrouve dans tous les pays et tous les milieux. À l’inverse, on observe des femmes qui ont dû se battre avec des physiques plus difficiles et qui savent ce qui leur va». Le temps de «Salut les copains» Pour l’hiver prochain, Éric Bergère s’est inspiré des temps de Salut les copains et de Françoise Hardy, sans tomber dans des excès de réminiscence, il a réussi à transmettre l’esprit d’une féminité faîche et sans sophistication. Cols roulés portés en sous-pull et à poignets chemisiers, liquettes à jeu de matières (mi-laquées, mi-tissées) rehaussées de cravates, vestes à coudières, blouses à manches gonflantes et nœud foulard ramènent le premier hiver du millénaire aux années «70» et aux succès des Rolling Stones. Mais Éric Bergère a su éviter avec intelligence les archétypes de ces retours en arrière en mettant au point une mode jeune pouvant s’assortir avec des âges qui ne le sont plus autant. Tailleurs-pantalons taille basse, en velours souple, noir ou lie-de-vin, assortis à une blouse de mousseline ton sur ton. Mais la belle performance de ce couturier c’est le mariage qu’il réussit entre le velours et le renard, ses trench-coats en peau, rehaussés de toile laquée aux coudes, à long col de fourrure...
Pour le créateur Éric Bergère, l’essayage d’un vêtement n’est nullement un geste léger et sans conséquence. Cela peut remettre douloureusement en cause la personne qui essaie. «Tant qu’une femme regarde les vêtements sur le cintre, poursuit le styliste, elle reste en retrait, mais une fois face à la glace elle se dénude et c’est parfois déchirant... Je vois des filles superbes se poser des cas de conscience pour un millimètre et hésiter des heures pour des pièces aussi simples qu’un jean ou un T-shirt. Tout dépend des rapports qu’elles ont avec leur corps et donc de la façon dont elles se sentent avec les autres», conclut-il. «Cela se retrouve dans tous les pays et tous les milieux. À l’inverse, on observe des femmes qui ont dû se battre avec des physiques plus difficiles et qui savent ce qui leur...