Etats-Unis Dollar, pétrole et consommation creusent le déficit commercial US
le 20 mai 2000 à 00h00
Un dollar surévalué, une consommation américaine toujours effrénée et une facture pétrolière élevée expliquent le nouveau record du déficit commercial américain en mars. Le déficit commercial des États-Unis avec le reste du monde s’est creusé en mars à 30,2 milliards de dollars en progression de 5,1 % sur le mois précédent. Les importations ont progressé de 3,4 % à 117,44 milliards de dollars. «L’économie américaine est la meilleure du monde et on achète de partout», résume Joel Naroff, un ancien économiste de First Union qui a fondé son propre cabinet. Il note qu’un niveau de déficit à 30 milliards comptait pour trois mois en 1998 alors que l’économie américaine le réalise maintenant en un mois. Les exportations ont pourtant progressé de 2,9 % à 87,26 milliards de dollars, mais le fort niveau du dollar est un lourd handicap, sans compter la grève de Boeing qui a fait chuter les exportations aéronautiques de 49,2 % en mars à 835 millions de dollars, leur niveau le plus bas depuis janvier 1995. Avec un euro à ses plus bas niveaux historiques (autour de 0,89 dollar), les États-Unis ont bien des difficultés à exporter en Europe alors qu’en revanche les importations, devenues moins chères, entrent en masse sur le marché américain. «Le dollar s’est apprécié d’un cinquième par rapport à l’euro» depuis la création de la monnaie unique et «ce n’est pas justifié», estime Gordon Richards, économiste de l’association nationale des manufacturiers (NAM). Le déficit avec l’Union européenne a plus que doublé à 5,67 milliards de dollars contre 2,63 milliards un an avant dont 2,71 mds USD avec l’Allemagne, 815 millions avec la France et 1,26 milliard avec l’Italie. L’écart entre la monnaie européenne et le billet vert s’explique, selon Gordon Richards, par le niveau des taux d’intérêt américains qui garantissent un meilleur rendement. «Alors que la Fed vient encore de relever les taux d’un demi-point, cela ne peut que mettre encore de la pression à la hausse sur le dollar à court terme et peser sur les exportations», ajoute-t-il.
Un dollar surévalué, une consommation américaine toujours effrénée et une facture pétrolière élevée expliquent le nouveau record du déficit commercial américain en mars. Le déficit commercial des États-Unis avec le reste du monde s’est creusé en mars à 30,2 milliards de dollars en progression de 5,1 % sur le mois précédent. Les importations ont progressé de 3,4 % à 117,44 milliards de dollars. «L’économie américaine est la meilleure du monde et on achète de partout», résume Joel Naroff, un ancien économiste de First Union qui a fondé son propre cabinet. Il note qu’un niveau de déficit à 30 milliards comptait pour trois mois en 1998 alors que l’économie américaine le réalise maintenant en un mois. Les exportations ont pourtant progressé de 2,9 % à 87,26 milliards de dollars, mais le fort niveau du...
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