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Actualités - Chronologie

USA Le gouvernement qualifie de peu sérieuses les concessions de Microsoft

Le gouvernement américain a estimé que les concessions faites par Microsoft, reconnu coupable d’avoir violé la loi antitrust américaine, «n’étaient ni sérieuses ni raisonnables», dans sa réponse aux propositions du groupe. «Microsoft a proposé des sanctions superficielles qui n’auraient virtuellement aucune signification du point de vue de la concurrence», écrivent le département de la Justice et 17 États dans un document de quelque 70 pages remis au juge Thomas Jackson. «Elles ne répareraient pas le préjudice infligé par Microsoft à la concurrence, ni ne l’empêcheraient d’utiliser illégalement son monopole pour infliger de sérieux préjudices à l’avenir», ajoutent-ils. Le gouvernement américain a réclamé à la fin avril un partage en deux de Microsoft, avec d’un côté les systèmes d’exploitation (Windows) et de l’autre les applications comme les logiciels de bureau ou le navigateur pour Internet. De son côté, le numéro un mondial des logiciels a proposé mercredi dernier de modifier ses pratiques commerciales. Le groupe s’engage notamment à ne pas conditionner l’octroi aux fabricants d’ordinateurs de la licence d’utilisation de son système d’exploitation Windows, à leur décision de livrer ou non des logiciels concurrents. Il veut également leur donner la possibilité de modifier la page d’accueil sur les ordinateurs. Les fabricants pourront ainsi ajouter des produits concurrents, notamment d’autres logiciels de navigation sur Internet, et enlever au besoin l’icône donnant accès au logiciel Internet Explorer de Microsoft. Microsoft continue toutefois à insister qu’Internet Explorer est étroitement intégré dans Windows et ne peut à ce titre pas être retiré du système. Les deux parties doivent se retrouver le 24 mai devant le juge pour présenter leurs arguments. Selon le document du gouvernement, le démantèlement qu’il réclame «laissera les actifs de Microsoft intacts mais les restructurera de manière à éliminer les raisons que Microsoft a actuellement pour utiliser ces actifs de façon anticoncurrentielle». Si le juge devait prendre en considération un démantèlement éventuel, Microsoft réclame que les audiences sur les sanctions soient reportées au début décembre. «Il n’y a pas de besoin légitime pour un délai», estiment pour leur part le département de la Justice et les États. «C’est un effort évident pour retarder la détermination et la mise en place de sanctions le plus longtemps possible», ajoutent-ils.
Le gouvernement américain a estimé que les concessions faites par Microsoft, reconnu coupable d’avoir violé la loi antitrust américaine, «n’étaient ni sérieuses ni raisonnables», dans sa réponse aux propositions du groupe. «Microsoft a proposé des sanctions superficielles qui n’auraient virtuellement aucune signification du point de vue de la concurrence», écrivent le département de la Justice et 17 États dans un document de quelque 70 pages remis au juge Thomas Jackson. «Elles ne répareraient pas le préjudice infligé par Microsoft à la concurrence, ni ne l’empêcheraient d’utiliser illégalement son monopole pour infliger de sérieux préjudices à l’avenir», ajoutent-ils. Le gouvernement américain a réclamé à la fin avril un partage en deux de Microsoft, avec d’un côté les systèmes...