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Actualités - Chronologie

Yémen Le tueur en série avoue avoir assassiné onze femmes au Soudan

Le Soudanais, accusé du meurtre d’au moins 16 jeunes filles au Yémen, a avoué aux autorités avoir également assassiné 11 femmes au Soudan, a affirmé un responsable de la police à Sanaa. L’employé soudanais de la morgue de la faculté de médecine à Sanaa, Mohamed Adam, 45 ans, arrêté la semaine dernière à Sanaa, «a avoué lors de son interrogatoire avoir assassiné onze jeunes filles ou femmes à Oumdourman, lors d’un séjour au Soudan», a déclaré le responsable, sous couvert de l’anonymat. Selon lui, «Adam a avoué le meurtre de 27 jeunes filles ou femmes, et son interrogatoire prendra fin dans les tout prochains jours». «Le responsable de la police a indiqué qu’avant son séjour au Yémen, le suspect s’était rendu en 1994 en Israël, où il a été emprisonné pendant trois mois» pour un délit qui n’a pas été précisé. «Il a été libéré par la suite avant de gagner le Yémen et de travailler à la morgue de la faculté de médecine», a ajouté le responsable. Il a indiqué que Mohamed Adam avait également résidé au Koweït et en Jordanie, avant d’être expulsé des deux pays. Le responsable de la police yéménite a indiqué que «le ministère de l’Intérieur à Sanaa a dépêché des investigateurs au Soudan, en Jordanie et au Koweït pour les besoins de l’enquête». Les autorités yéménites ont identifié les corps de deux étudiantes, l’une irakienne, Zainab, et l’autre yéménite, Hosn, dissimulés dans la morgue. Les corps des autres victimes n’ont toujours pas été trouvés. Lundi, une source policière avait indiqué que le suspect soudanais se livrait à «un trafic de cadavres à des fins scientifiques». Samedi, des sources médicale et policière avaient indiqué que la police yéménite avait arrêté le Soudanais, accusé d’avoir tué deux étudiantes de la faculté de médecine, une Yéménite et une Irakienne, pour les utiliser comme cobayes. L’Université de Sanaa a pour sa part affirmé dans un communiqué mardi n’avoir reçu que deux plaintes de parents concernant «la disparition de deux étudiantes, l’une irakienne et l’autre yéménite». Le Parlement yéménite a décidé mardi de créer une commission d’enquête pour faire la lumière sur l’assassinat d’au moins 16 étudiantes. Cette série noire, qui a suscité l’indignation de l’opinion publique et de la presse, a également été évoquée lors de la réunion hebdomadaire du gouvernement yéménite, selon une source officielle. Dans le même temps, les étudiants de la faculté de médecine ont organisé lundi un sit-in sur le campus de l’Université de Sanaa pour «exiger une enquête rapide et l’arrestation de toutes les personnes impliquées dans les meurtres». Les étudiants ont également décidé d’organiser hier «une prière collective à la mémoire des victimes du bourreau soudanais». La veille, des centaines d’étudiants se sont rassemblés sur le campus pour réclamer que justice soit faite dans cette affaire.
Le Soudanais, accusé du meurtre d’au moins 16 jeunes filles au Yémen, a avoué aux autorités avoir également assassiné 11 femmes au Soudan, a affirmé un responsable de la police à Sanaa. L’employé soudanais de la morgue de la faculté de médecine à Sanaa, Mohamed Adam, 45 ans, arrêté la semaine dernière à Sanaa, «a avoué lors de son interrogatoire avoir assassiné onze jeunes filles ou femmes à Oumdourman, lors d’un séjour au Soudan», a déclaré le responsable, sous couvert de l’anonymat. Selon lui, «Adam a avoué le meurtre de 27 jeunes filles ou femmes, et son interrogatoire prendra fin dans les tout prochains jours». «Le responsable de la police a indiqué qu’avant son séjour au Yémen, le suspect s’était rendu en 1994 en Israël, où il a été emprisonné pendant trois mois» pour un délit qui...