David Coulthard l’a échappé belle. Le pilote écossais de l’écurie McLaren-Mercedes, vainqueur du Grand Prix de Grande-Bretagne pour la seconde année consécutive, il y a dix jours à Silverstone, est sorti indemne d’un accident d’avion mardi en début d’après-midi sur l’aéroport de Lyon-Satolas. Coulthard, sa fiancée et son garde du corps ont eu plus de chance que le pilote et le copilote de son avion privé, un Lear-Jet, tous deux tués dans cet accident. Le pilote revenait d’Angleterre pour rentrer chez lui, à Monaco, via l’aéroport de Nice-Côte d’Azur. Monaco, avion privé, hélicoptère, yachts, belles voitures, comme beaucoup de ses pairs, David Coulthard, un des golden boys de la Formule 1, mène grand train, contrairement à Michael Schumacher (Ferrari), réputé pour ses goûts modestes et privilégiant sa vie familiale dès qu’il quitte les circuits. Entre les Grands Prix, les séances d’essais privés, les opérations de sponsoring, le jet privé est devenu un objet indispensable pour beaucoup. «Mon avion me permet d’économiser de l’argent, dit même Eddie Irvine (Jaguar), autre golden boy. Avec mon emploi du temps, ce n’est pas un luxe car ça me permet d’honorer tous mes engagements». Et que l’on ne dise pas aux pilotes qu’un avion privé est dangereux. Même si, il y a vingt-cinq ans, le 29 novembre 1975, un autre grand champion, le Britannique Graham Hill, double champion du monde (1962 et 1968), père de Damon, se tuait dans un accident d’avion. «Un signe» Né le 27 mars 1971, David Coulthard n’a pas débuté en F1 dans la facilité chez Williams-Renault, lui qui avait la lourde tâche de succéder à un monstre sacré, Ayrton Senna, fin mai 1994 au Grand Prix d’Espagne. Dès 1995, Coulthard s’imposait au Portugal. Mais le pilote britannique devait souvent échouer dans sa quête de victoires pour se contenter de podiums, d’accessits. Comme ces deux dernières années durant lesquelles il a été mis sous l’éteignoir par son coéquipier Mika Hakkinen, double champion du monde (1998 et 1999). Ainsi, malgré ses huit poles, ses six victoires, David Coulthard semblait se trouver en délicatesse avec son équipe anglo-allemande à la fin de la saison dernière. L’Écossais avait accumulé les occasions manquées, les bévues comme les accrochages au départ avec Hakkinen. Au début de cette année, David Coulthard ne cachait pas que 2000 serait pour lui le moment de vérité. Et, depuis le départ à Melbourne, le pilote britannique s’est montré irréprochable. Ennui mécanique en Australie, perte du bénéfice d’une deuxième place au Brésil, déclassé pour aileron avant non conforme, Coulthard a ensuite terminé troisième à Imola avant de vaincre à Silverstone il y a dix jours. Deuxième derrière Schumacher dans la course au titre mondial, Coulthard se disait prêt à saisir sa chance. Cette chance qui, mardi, a été de son côté. «Cela est un signe. Je vais gagner dimanche en Espagne», aurait répondu le pilote à un employé de l’aéroport de Lyon aussitôt après l’accident. D’ailleurs, son manager Ian Cunningham a confirmé mardi sa participation au prochain Grand Prix. L’Espagne ? C’est sur ce circuit de Montmelo près de Barcelone, que, justement, Coulthard effectua ses débuts en F1 en 1994.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats David Coulthard l’a échappé belle. Le pilote écossais de l’écurie McLaren-Mercedes, vainqueur du Grand Prix de Grande-Bretagne pour la seconde année consécutive, il y a dix jours à Silverstone, est sorti indemne d’un accident d’avion mardi en début d’après-midi sur l’aéroport de Lyon-Satolas. Coulthard, sa fiancée et son garde du corps ont eu plus de chance que le pilote et le copilote de son avion privé, un Lear-Jet, tous deux tués dans cet accident. Le pilote revenait d’Angleterre pour rentrer chez lui, à Monaco, via l’aéroport de Nice-Côte d’Azur. Monaco, avion privé, hélicoptère, yachts, belles voitures, comme beaucoup de ses pairs, David Coulthard, un des golden boys de la Formule 1, mène grand train, contrairement à Michael Schumacher (Ferrari), réputé pour ses goûts modestes et...