Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Zimbabwé Les fermiers blancs veulent négocier avec les anciens combattants (photo)

Le syndicat des fermiers blancs du Zimbabwe (CFU) a annoncé jeudi qu’il souhaitait rencontrer le dirigeant des anciens combattants de la guerre d’indépendance, Chenjerai Hitler Hunzvi, afin de trouver une solution pacifique à l’occupation des terres, alors que des négociations anglo-zimbabwéennes s’ouvraient à Londres. «Nous espérons nous rencontrer et étudier la situation», a déclaré le directeur du CFU, M. David Hasluck. Le 20 avril, au lendemain d’une réunion tripartite entre le président Mugabe, les fermiers blancs et les vétérans, leur leader M. Hunzvi avait affirmé à l’AFP qu’une rencontre était prévue le 28 avril mais que ni l’heure ni l’endroit n’avaient été fixés. À Harare, une grande partie des 7 700 producteurs du pays, dominés par 1 400 gros exploitants, continuait jeudi de boycotter les premières enchères de la saison, même si ce terme est récusé par leur organisation. Les exportations de tabac constituent la première rentrée en devises du pays qui en attend environ 660 millions de dollars US cette année. Défavorisés par le taux de change entre la monnaie zimbabwéenne et le dollar américain, devise de référence pour l’achat du tabac, les planteurs de tabac du Zimbabwe retardent la mise sur le marché de leurs récoltes dans l’espoir de profiter d’une dévaluation. Pour les planteurs, cette mesure est vitale. Le tabac leur est payé en dollars zimbabwéens, dont le cours est maintenu artificiellement à 38 unités pour un dollar US alors que les produits nécessaires à la production – insecticides et engrais – sont facturés par les importateurs au cours, non officiel, de 45 dollars locaux pour un dollar US. Mercredi, la mort de deux ouvriers agricoles a porté à sept le bilan des tués depuis le 21 avril dans les violences au Zimbabwe. La police a indiqué jeudi que le parti au pouvoir et le principal parti d’opposition étaient responsables des violences qui ont fait dix morts selon elle depuis janvier. À Londres, le secrétaire au Foreign Office, Robin Cook, a ouvert jeudi des négociations avec une délégation zimbabwéenne pour renouer le dialogue sur la redistribution des terres, déclarant auparavant que «si aucun accord n’est trouvé, cela sera de la faute du Zimbabwe». «Nous sommes disposés à apporter notre aide», a répété M. Cook. «Nous souhaitons une réforme agraire mais à condition que cela se passe dans le cadre d’un État de droit, sans intimidation, violence ni occupations». Une redistribution des terres «doit assurer un prix équitable pour les fermiers et cela doit profiter aux vrais pauvres et non aux responsables publics connaissant les bonnes personnes, ce qui a été trop souvent le cas ces trois dernières années», a-t-il ajouté. Les violences au Zimbabwe interviennent sur fond de campagne pour des législatives, prévues en principe en mai, que le parti au pouvoir, la Zanupf, risque de perdre au profit de l’opposition. Le Mouvement pour le changement démocratique (MDC-opposition) a averti que si les attaques contre ces militants se poursuivaient il allait prendre des mesures de représailles. Le gouvernement britannique a démenti mercredi se préparer à une évacuation militaire des Blancs du Zimbabwe, contrairement aux informations données par le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le chancelier allemand Gerhard Schröder a mis en garde jeudi contre les conséquences de la violence au Zimbabwe sur le développement économique du pays. M. Schröder a déploré, sans jamais nommer le Zimbabwe, «l’arbitraire politique et la violence de ces dernières semaines dans certaines régions» de la zone.
Le syndicat des fermiers blancs du Zimbabwe (CFU) a annoncé jeudi qu’il souhaitait rencontrer le dirigeant des anciens combattants de la guerre d’indépendance, Chenjerai Hitler Hunzvi, afin de trouver une solution pacifique à l’occupation des terres, alors que des négociations anglo-zimbabwéennes s’ouvraient à Londres. «Nous espérons nous rencontrer et étudier la situation», a déclaré le directeur du CFU, M. David Hasluck. Le 20 avril, au lendemain d’une réunion tripartite entre le président Mugabe, les fermiers blancs et les vétérans, leur leader M. Hunzvi avait affirmé à l’AFP qu’une rencontre était prévue le 28 avril mais que ni l’heure ni l’endroit n’avaient été fixés. À Harare, une grande partie des 7 700 producteurs du pays, dominés par 1 400 gros exploitants, continuait jeudi de...