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Actualités - Chronologie

Arafat espère qu'Israël décrétera un retrait des territoires palestiniens(photo)

Le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat a déclaré hier à Lisbonne qu’il espérait qu’Israël déciderait un retrait des territoires palestiniens comme il l’avait fait pour le Liban-Sud. La décision du gouvernement israélien de retirer unilatéralement ses troupes du Liban-Sud est «très importante», a déclaré à la presse M. Arafat, à l’issue d’un entretien avec le président en exercice de l’Union européenne, le ministre portugais des Affaires étrangères, Jaime Gama. «Nous espérons que le Premier ministre (israélien Ehud) Barak va déclarer le même retrait des territoires palestiniens et du plateau syrien du Golan», a déclaré M. Arafat. M. Arafat s’est d’autre part félicité de la position du président américain Bill Clinton à propos des nouvelles implantations de colonies juives en Cisjordanie, qu’il a jugées selon lui «dommageables au processus de paix». «Nous avons besoin d’une aide politique européenne urgente» au processus de paix, a indiqué M. Arafat. «Nous avons besoin de l’aide des pays européens, des États-Unis et des pays arabes pour arriver à un accord» de paix, a-t-il souligné. «C’est le bon moment pour que le processus de paix au Moyen-Orient fasse un grand pas en avant», a estimé de son côté, le ministre portugais des Affaires étrangères. Celui-ci a réaffirmé l’«engagement solennel de l’Union européenne de collaborer à son échelle au processus de paix», rappelant que l’UE représentait 54 % de l’aide publique. Il a assuré que si le processus de paix aboutissait «cette aide ne va pas diminuer mais au contraire augmenter». M. Gama a souligné que la «visite surprise» du président de l’Autorité palestinienne répondait notamment au «souhait exprimé par la Palestine de voir l’UE s’impliquer davantage» dans le processus de paix. M. Gama a rappelé qu’en mai prochain se réunirait pour la première fois au niveau ministériel la réunion du comité mixte UE-Palestine sous présidence portugaise. Il a ajouté qu’une réunion était d’autre part prévue au mois de juin à Lisbonne du comité ad hoc de haut niveau qui prépare dans un cadre multilatéral le soutien à l’entité palestinienne au fur et à mesure que se consolide le processus de paix. M. Arafat devait ensuite rencontrer le Premier ministre portugais Antonio Guterres au cours d’un déjeuner de travail, avant de quitter Lisbonne dans la soirée. Israël et l’Autorité palestinienne doivent entamer dimanche une nouvelle phase de pourparlers à Eilat (Israël) pour tenter de parvenir à un accord-cadre d’ici à la mi-mai et à un règlement final en septembre. Ils tenteront de dégager des perspectives d’accord sur les frontières d’un État palestinien, le statut de Jérusalem, et la question des réfugiés palestiniens. Les deux parties se sont fixé deux dates-butoir : le 13 mai pour parvenir à un accord-cadre, et le 13 septembre pour un règlement de paix définitif. Un accord global sinon rien Par ailleurs, le numéro deux de l’OLP, Mahmoud Abbas (Abou Mazen), a rejeté tout accord partiel avec Israël qui laisserait en suspens certaines questions, comme le statut de Jérusalem ou les réfugiés. «Si nous voulons parvenir à un accord de règlement global, il ne faut en aucun cas laisser en suspens certaines questions», a déclaré Abou Mazen à la radio palestinienne La Voix de la Palestine. Le négociateur en chef israélien Oded Eran avait évoqué le 24 avril la possibilité d’un report «de quelques années» du règlement de la question de Jérusalem, censé intervenir avant le 13 septembre. «Nous rejetons catégoriquement tout report de l’examen de la question de Jérusalem et celle des réfugiés», a ajouté Abou Mazen. Le fossé qui sépare les positions israélienne et palestinienne sur Jérusalem et les réfugiés est très profond. L’État hébreu s’est toujours opposé au retour sur son sol des réfugiés palestiniens de 1948, qui sont plus de trois millions, sauf pour un très petit nombre, au titre de la réunification des familles, alors que l’Autorité palestinienne exige la reconnaissance d’un «droit au retour».
Le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat a déclaré hier à Lisbonne qu’il espérait qu’Israël déciderait un retrait des territoires palestiniens comme il l’avait fait pour le Liban-Sud. La décision du gouvernement israélien de retirer unilatéralement ses troupes du Liban-Sud est «très importante», a déclaré à la presse M. Arafat, à l’issue d’un entretien avec le président en exercice de l’Union européenne, le ministre portugais des Affaires étrangères, Jaime Gama. «Nous espérons que le Premier ministre (israélien Ehud) Barak va déclarer le même retrait des territoires palestiniens et du plateau syrien du Golan», a déclaré M. Arafat. M. Arafat s’est d’autre part félicité de la position du président américain Bill Clinton à propos des nouvelles implantations de colonies...