Le père des Caves du Roy qui a contribué plus que nombre d’entre nous à promouvoir le Liban touristique s’est éteint à Los Angeles où il résidait depuis quelque temps. À l’époque, un fanatique de «nos» caves lui avait demandé de construire un club privé avec des caves identiques à celles de Beyrouth. Qui eût dit que cette capitale du monde du cinéma, du spectacle et de la vie nocturne devait consacrer la vocation du «tourisme de luxe» du Liban ? Puis ce fut au tour du Byblos de Saint-Tropez avec Prosper Gay Para comme découvreur de maintenir jusqu’à présent la légende «du plus beau night-club du monde». Serge Sassouni a parcouru tous les hémisphères du monde et partout il a planté les répliques de ses œuvres libanaises : Caves du Roy, Casino du Liban, Palais de l’émir Amine et tant d’autres. Aucun Libanais n’a eu autant que lui des amis et des «copains» parmi les seigneurs de la nuit : Jean Castel, Ricardo Amaral, Cœur Samba, Jean-Marie Rivière, Ibrahim Saïd, Belmondo, Henry Verneuil, Vahé Katcha et j’en oublie. Tout dernièrement, Ricardo Amaral (ce roi des nuits brésiliennes) lui proposait une collaboration pour écrire un livre sur toutes les boîtes et restaurants du monde. J’avais suggéré comme titre : «Les trois cent soixante-six jours de Ricardo et Serge». Serge Sassouni, qui n’a jamais été modeste, gardait cependant avec beaucoup de dignité le secret de sa noble lignée. Très peu de ses amis savaient que son père avait été le premier chef de gouvernement de l’Arménie indépendante juste après la Première Guerre mondiale. Cet Arménien émigré, venu faire ses études d’ingénieur à l’Esib, était surtout architecte DPLG des Beaux-Arts de Paris, a rendu son dernier soupir à Los Angeles, sa troisième patrie mais son cœur était resté à Beyrouth, capitale de ses nombreuses Caves du Roy. À son frère Papken, que nous ne connaissons pas, nous disons merci pour l’affection et le dévouement qu’il a prodigués à notre Serge pendant ses derniers jours. Adieu Serge. Je te vois installé dans ce Pearly Gate, assis en face d’Aldo, dans ce bar des dernières Caves du Roy.
Le père des Caves du Roy qui a contribué plus que nombre d’entre nous à promouvoir le Liban touristique s’est éteint à Los Angeles où il résidait depuis quelque temps. À l’époque, un fanatique de «nos» caves lui avait demandé de construire un club privé avec des caves identiques à celles de Beyrouth. Qui eût dit que cette capitale du monde du cinéma, du spectacle et de la vie nocturne devait consacrer la vocation du «tourisme de luxe» du Liban ? Puis ce fut au tour du Byblos de Saint-Tropez avec Prosper Gay Para comme découvreur de maintenir jusqu’à présent la légende «du plus beau night-club du monde». Serge Sassouni a parcouru tous les hémisphères du monde et partout il a planté les répliques de ses œuvres libanaises : Caves du Roy, Casino du Liban, Palais de l’émir Amine et tant d’autres....
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