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Actualités - Communiques Et Declarations

Histoire L'ambassadeur de Turquie dénonce les vieilles allégations sur le génocide arménien

Suite aux articles que nous avons publiés dans nos éditions des 22 et 25 avril 2000 concernant le génocide arménien, nous avons reçu de l’ambassadeur de Turquie, M. Nazim Dumlu, la communication suivante exposant le point de vue des autorités turques sur ce plan. Après avoir dénoncé «la campagne de diffamation contre la Turquie», M. Dumlu affirme que «l’objectif final des radicaux arméniens est de faire ressusciter les vieilles allégations sur le “génocide arménien” afin d’obtenir des indemnités et des concessions territoriales». «Y a-t-il vraiment eu un “génocide” arménien appelé à une “reconnaissance”, c’est-à-dire un massacre prémédité, planifié et massif avec la volonté concrète d’obtenir la destruction physique d’une entité ethnique entière, telle que décrite dans la Convention des Nations unies adoptée à ce sujet ?», s’interroge l’ambassadeur de Turquie. Après avoir souligné que «les rapports de chercheurs et historiens distingués, tels que Alan Fisher, Heath W. Lowry, Bernard Lewis, Justin McCarthy, Stanford Show, concluent que parler d’un génocide touchant des Arméniens ottomans est erroné», l’ambassadeur turc précise que «les communautés arméniennes dispersées à travers les territoires ottomans vivaient en tant que sujets loyaux, et mêmes privilégiés du sultan sous certains aspects (...)». «Pendant près d’un millénaire et jusqu’à la seconde moitié du XIXe siècle sous l’Empire ottoman, Turcs et Arméniens cohabitèrent dans le calme et la concorde en s’apportant mutuellement des richesses inestimables. À cette époque, la Russie tsariste et la Grande-Bretagne, conformément à leurs ambitions impériales, encouragèrent la dislocation de l’Empire ottoman. C’est ainsi qu’elles incitèrent les minorités chrétiennes à organiser des révoltes et des rébellions afin de préparer le terrain propice à leurs interventions». Et d’ajouter : «Conformément à ce processus, vers le milieu de l’année 1850, des bandes séparatistes commencèrent à fomenter des insurrections au nom des Arméniens en Anatolie. Les bandes arméniennes, sachant que la taille de leur population ne pourrait jamais justifier leurs ambitions territoriales, cherchèrent à obtenir l’intervention des puissances étrangères pour combler leurs desseins maléfiques. En massacrant particulièrement des civils turcs innocents, ils espérèrent provoquer des représailles violentes qui serviraient de prétexte à une intervention étrangère». «La trahison des Arméniens atteint son apogée au début de la Première Guerre mondiale sous forme de collusion et de collaboration avec les armées russes qui envahirent le pays. Les lignes de ravitaillement furent coupées par des attaques de guérilla. Des bandes terroristes armèrent les populations civiles arméniennes qui, anticipant l’arrivée des troupes d’invasion russes, massacrèrent les villages turcs dans la région, incluant pratiquement la quasi-totalité de la province de Van. Ils espéraient ainsi que leur participation à la victoire russe serait récompensée par la création d’un État arménien indépendant sur les territoires ottomans». «La riposte des Ottomans fut d’ordonner le déplacement de ses sujets arméniens des régions envahies par les Russes et des autres lieux où leur présence pouvait mettre en péril la défense ottomane et la sécurité de la population civile. La décision ottomane reposait sur la volonté d’éviter davantage de tueries résultant des conflits intercommunautaires et sur le souci légitime de protéger les lignes de ravitaillement et les soldats des armées ottomanes contre les violentes attaques arméniennes. Boghos Nubar Pacha, président de la délégation arménienne à la conférence de Paris, après la Première Guerre mondiale, reconnut ouvertement que c’est la collaboration des Arméniens avec l’ennemi qui avait poussé les autorités ottomanes à ordonner leur exode». «Le fait que la minorité arménienne de l’État ottoman lança une insurrection sanglante au moment même où l’État combattait activement sur plusieurs fronts pendant la guerre explique en grande partie les souffrances qui en ont résulté et qui ont été endurées de la même manière, tant par les Turcs que les Arméniens (...)». Et l’ambassadeur turc de conclure : «La responsabilité des Ottomans, pour autant qu’il y en ait une, devrait résider dans le fait de n’avoir pu protéger ses sujets arméniens aussi bien que les autres, des sévères conditions de l’hiver, de la famine et de la maladie, à une période où ils combattaient sur plusieurs fronts pendant la guerre mondiale. Qualifier cela de “génocide” prive le mot de son sens établi». «L’insistance des Arméniens à se considérer comme les victimes des souffrances intervenues en Anatolie pendant la Première Guerre mondiale revient clairement aujourd’hui à alimenter l’animosité raciale et constitue une lâche tentative de justifier le terrorisme arménien qui a coûté de nombreuses vies».
Suite aux articles que nous avons publiés dans nos éditions des 22 et 25 avril 2000 concernant le génocide arménien, nous avons reçu de l’ambassadeur de Turquie, M. Nazim Dumlu, la communication suivante exposant le point de vue des autorités turques sur ce plan. Après avoir dénoncé «la campagne de diffamation contre la Turquie», M. Dumlu affirme que «l’objectif final des radicaux arméniens est de faire ressusciter les vieilles allégations sur le “génocide arménien” afin d’obtenir des indemnités et des concessions territoriales». «Y a-t-il vraiment eu un “génocide” arménien appelé à une “reconnaissance”, c’est-à-dire un massacre prémédité, planifié et massif avec la volonté concrète d’obtenir la destruction physique d’une entité ethnique entière, telle que décrite dans la...