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Actualités - Chronologie

Les traces de la guerre complètement effacées

En 1928, deux mille piastres avaient été versées pour la construction de la cathédrale Saint- Georges des maronites à Beyrouth. Très endommagée durant la guerre et fermée aux fidèles, il a fallu la coquette somme de 5 millions de $ pour en achever la restauration, entamée en 1994. Tous les efforts ont été déployés pour effacer les traces de la guerre : la cathédrale était située sur la ligne de démarcation, sa façade est était très endommagée, les herbes folles ont poussé partout, le toit a été détruit... Aujourd’hui, on ne voit plus rien de toute cette page noire de l’histoire de l’édifice. Construite par Mgr Debs à la fin du siècle passé, son architecture est inspirée de la cathédrale de Sainte-Marie Majeure à Rome. Mais en 1953 Mgr Maroun a réaménagé l’intérieur de la cathédrale et en a complètement modifié le plan d’origine. Ainsi, l’église qui avait une forme de croix grecque a été transformée pour avoir une structure basilicale. Les fenêtres avaient été bloquées, l’étage supérieur fermé aux croyants. Toutes ces modifications ont complètement disparu aujourd’hui. Car les travaux de restauration effectués dernièrement dans cette église ont redonné à l’édifice sa forme originale du début du siècle. Le faux plafond est en caisson de bois à motifs en fleurs et recouvert d’une feuille d’or. L’autel principal est surmonté d’un immense baldaquin en bois ayant des magnifiques colonnes torsadées. Les confessionnaux et les autels latéraux ont été entièrement refaits et peints en marron foncé. Un marbre blanc recouvre le sol, il est en parfaite harmonie avec les murs blancs de l’étage supérieur. L’église est très lumineuse, et la magnifique toile de saint Georges, peinte par Delacroix et sauvée durant la guerre, a retrouvé sa place originale : au centre de l’abside centrale. Pour résoudre le problème de la sonorisation, les murs sont recouverts d’un enduit spécial qui ne bloque pas le passage du son à travers la pierre originale des murs qui, elle, étouffe l’écho. Un chauffage central, ainsi qu’un climatiseur ont été ajoutés à cet édifice centenaire, bien dissimulés sous les dalles du sol et dans les ouvertures des caissons du faux plafond.
En 1928, deux mille piastres avaient été versées pour la construction de la cathédrale Saint- Georges des maronites à Beyrouth. Très endommagée durant la guerre et fermée aux fidèles, il a fallu la coquette somme de 5 millions de $ pour en achever la restauration, entamée en 1994. Tous les efforts ont été déployés pour effacer les traces de la guerre : la cathédrale était située sur la ligne de démarcation, sa façade est était très endommagée, les herbes folles ont poussé partout, le toit a été détruit... Aujourd’hui, on ne voit plus rien de toute cette page noire de l’histoire de l’édifice. Construite par Mgr Debs à la fin du siècle passé, son architecture est inspirée de la cathédrale de Sainte-Marie Majeure à Rome. Mais en 1953 Mgr Maroun a réaménagé l’intérieur de la cathédrale et en a...