Rechercher
Rechercher

Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : dollar toujours recherché

Les jours se suivent et se ressemblent sur le marché des changes de Beyrouth où le dollar continue à être recherché en l’absence de contreparties valables à l’offre en dehors de la Banque du Liban (BDL). En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention en l’état, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, celle-ci est parvenue à le faire fixer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Mais, compte tenu de la propension du marché à la demande et de la réticence de l’offre privée, les établissements de crédit ont été amenés à s’approvisionner en dollars auprès de la BDL et naturellement au haut de sa fourchette d’intervention. Pourtant, ce mouvement ne devait pas déborder les besoins courants des agents financiers, comme en témoignent les volumes d’affaires réalisés qui n’auraient pas dépassé au total hier quelque neuf millions de dollars, entièrement placés à la vente par la BDL à 1 514,00 LL, indique-t-on dans les milieux cambistes. L’euro à plat sous 0,94 dollar À l’étranger, l’euro a été mis à plat hier sur les marchés des changes internationaux, affaibli sous 0,94 dollar par une nouvelle chute historique dans la matinée à Tokyo à 0,9350 dollar tandis que les cambistes restaient prudents à la veille d’un long week-end de Pâques. Bien que les investisseurs ne savent pas très bien pourquoi les gens vendent l’euro et achètent le dollar depuis le début de la semaine, il n’en demeure pas moins que le sentiment du marché reste toujours négatif à l’égard de la monnaie européenne pour des raisons plutôt subjectives. Certes, des facteurs politiques en Italie et en Autriche ont été, selon les cambistes, le prétexte pour vendre de l’euro ces derniers temps. La démission du chef du gouvernement italien, Massimo D’Alema, et les menaces du dirigeant d’extrême droite autrichien Joerg Haider d’un retrait de son pays de l’Union européenne ont été avancées comme une raison pour se débarrasser de l’euro en cette période. De plus, le manque d’unité dans les commentaires des responsables de la Banque centrale européenne (BCE) est venu s’ajouter au sentiment pessimiste sur l’euro à une semaine de la réunion du conseil de gouverneurs de cette banque le 27 avril pour discuter de l’orientation des taux d’intérêt dans la zone euro. À cet égard, les chiffres publiés hier du l’inflation en Allemagne ont donné des arguments supplémentaires aux anti-euro. L’inflation sur un an dans l’État régional de Hesse en avril a confirmé la tendance au ralentissement, déjà perceptible dans le Bade-Wurtemberg, les prix à la consommation dans toutes ces landers ayant progressé de 1,6 % seulement ce mois en glissement annuel, excluant toute perspective de durcissement de la politique monétaire européenne dans l’immédiat. Cela étant, l’euro est resté insensible hier aux commentaires du vice-ministre japonais des Finances, Haruhiko Kuroda, sur le décalage entre sa faiblesse actuelle et les fondamentaux économiques européens très favorables. Dans ce contexte hostile à l’euro, l’annonce par le département américain du Travail hier d’une forte diminution de 9 000 personnes du nombre des demandeurs d’allocations chômage aux États-Unis la semaine dernière est venue privilégier davantage le dollar dans la mesure où ce développement reflétait une surchauffe économique militant en faveur d’un tour de vis monétaire de la Réserve fédérale. De plus, les craintes d’intervention de la Banque du Japon sur le marché pour contrecarrer toute appréciation du yen fort compromettante pour la reprise de l’économie nippone ont également agi à l’actif du dollar, lui permettant de frôler le seuil des 106 yens et de se négocier à New York à la hausse, comme suit : – 0,9390 pour un euro contre 0,94, la veille – 1,5805 pour un sterling contre 1,5815 – 2,0830 DM contre 2,0805 – 6,9860 FF contre 6,9785 – 1,6750 FS contre 1,6700 – 2 062,10 lires contre 2 059,90 – 105,75 yens contre 104,80. Bourse de Beyrouth : c’est le statu quo À la Bourse de Beyrouth, c’est le statu quo hier, à la veille du long week-end pascal où les actions A de Solidere et les actions C de la Bank of Beirut, qui ont fait seules l’objet d’échanges, ont reproduit leurs derniers cours de mercredi. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu à 68,83 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 159,16 points, et ce dans un marché étriqué avec quelque 37 160 actions négociées d’une valeur globale de 247 384 dollars. Wall Street : hausse du Dow Jones et rechute du Nasdaq Sur les places boursières internationales, les investisseurs à Wall Street ont clairement choisi leur camp hier pour la dernière séance de la semaine, les marchés américains étant fermés pour le Vendredi Saint à la veille du week-end pascal. Ils ont fait confiance aux valeurs industrielles et de la distribution de «l’ancienne économie» plutôt que de se risquer sur les titres des secteurs de la haute technologie, de l’Internet et des biotechnologies de la «nouvelle économie», largement représentées dans le Nasdaq. Toujours prudents après le plongeon historique de la semaine dernière, les boursiers ont placé en outre quelques économies dans les obligations, des titres réputés sûrs et moins risqués que les actions. Avec les rachats d’obligations, les prix ont augmenté et, par effet mécanique inverse, les taux de rendement se sont légèrement détendus. Une tendance aidée également par la décision hier du Trésor américain de racheter pour deux milliards de dollars d’obligations à 30 ans dans le cadre de la réduction de la dette publique grâce aux excédents budgétaires dégagés. Par ailleurs, la publication d’un recul important des demandes hebdomadaires d’allocations-chômage, tombées à leur plus bas niveau depuis 17 ans, est venue prouver que le marché de l’emploi est toujours très étroit. Dès lors, les investisseurs craignent que les entreprises doivent relever les salaires pour trouver du personnel et répercuter dans leurs prix ces surcoûts avec en bout de chaîne une hausse des prix à la consommation. Une crainte alimentée par l’indice de la Réserve de Philadelphie qui montre que les prix payés par les manufacturiers ont nettement progressé en passant à 18,2 points fin mars contre 8,7 points un mois plus tôt. Ce chiffre, au plus haut niveau depuis janvier 1995, vient donc confirmer d’autres récents indices signalant que le potentiel inflationniste aux États-Unis a augmenté. Ceci augmente aussi la probabilité d’un relèvement des taux de la Fed d’un demi-point en pourcentage lors de la prochaine réunion de son comité de politique monétaire le 16 mai. Pour les économistes de Merril Lynch, ces chiffres des demandes d’allocations-chômage de la semaine dernière montrent aussi que l’économie américaine reste forte et que les bénéfices des sociétés sont appelés à augmenter pour expliquer cet engouement manifesté hier pour les valeurs cycliques et traditionnelles figurant dans le Dow Jones (DJIA) aux dépens de celles du Nasdaq. Cela étant, et contrairement au Nasdaq, qui a reperdu du terrain hier, le DJIA est parvenu à remonter la pente d’un plus bas à 10 665,09 points à un plus haut à 10 825,43 points, avant d’afficher en préclôture 10 799,68 points, en hausse de 124,72 points sur la veille. Les Bourses européennes prudemment haussières À l’approche du long week-end de Pâques, les principaux marchés boursiers européens, à l’exception de Francfort et Bruxelles, ont terminé prudemment en hausse. L’indice paneuropéen Eurotop 300 affichait en clôture une avance de 12,29 points, soit 0,78 %, à 1 589,92 et l’Euro Stoxx 50, limité aux valeurs vedettes de la zone euro, prenait 39,09 points (0,77 %), à 5 117,78. La plus forte hausse, de 2,29 %, a été enregistrée par la Bourse de Milan, suivie par Madrid (+1,43 %), Paris (1,10 %), Londres (0,91 %), Amsterdam (0,58 %) et Zurich (0,23 %). À contre-courant, Francfort a reculé de 0,81 %, tirée à la baisse par plusieurs valeurs vedettes, et Bruxelles a abandonné 1,32 %. Au moment de la clôture des places européennes, le Dow Jones était en hausse d’environ 1,15 % mais le Nasdaq des valeurs technologiques accusait un repli de 0,69 % après avoir effacé ses gains initiaux. Tokyo : en léger recul La Bourse de Tokyo a terminé jeudi en légère baisse de 0,7 %, les investisseurs ayant effectué juste avant la cloche des prises de bénéfices sur les valeurs de la haute technologie. L’indice de référence Nikkei-225 s’affichait à la clôture en recul de 127,30 points à 18 959,32 points. L’indice élargi Topix a en revanche gagné 9,18 points à 1 629 points. Le volume d’échanges a atteint environ 692 millions de titres contre 681,2 millions de titres mercredi. Durant la matinée, les investisseurs se sont concentrés sur les valeurs de la haute technologie, faisant peu de cas de la chute de Wall Street la veille à New York. Ce mouvement s’est poursuivi dans l’après-midi avant que les investisseurs n’optent pour des prises de bénéfices rapides juste avant la fermeture. «La confiance des investisseurs envers les titres high-tech n’est pas encore complètement rétablie et ils continuent de s’inquiéter de la volatilité du Nasdaq», a estimé Mitsushiro Nakano de Daiwa Research Institute. Mercredi, l’indice composite de la Bourse électronique Nasdaq a perdu 87,16 points, soit 2,3 %, à 3 706,41 points. Le DJIA a quant à lui reculé de 92,46 points, soit 0,86 %, à 10 674,96 points. «Les investisseurs se méfient des mouvements du Nasdaq et adoptent une position d’attente après avoir engrangé des profits rapides», a ajouté l’analyste.
Les jours se suivent et se ressemblent sur le marché des changes de Beyrouth où le dollar continue à être recherché en l’absence de contreparties valables à l’offre en dehors de la Banque du Liban (BDL). En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention en l’état, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, celle-ci est parvenue à le faire fixer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Mais, compte tenu de la propension du marché à la demande et de la réticence de l’offre privée, les établissements de crédit ont été amenés à s’approvisionner en dollars auprès de la BDL et naturellement au haut de sa fourchette d’intervention. Pourtant, ce mouvement ne devait pas déborder les besoins courants des agents financiers, comme en témoignent les volumes...