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Actualités - Chronologie

Football - Championnats européens Couronnement sur le Rocher(photos)

Personne ne doutait depuis longtemps que l’AS Monaco serait couronnée championne de France de football pour la septième fois de son histoire. C’est désormais officiel avec le match nul arraché (2-2) dans les arrêts de jeu par l’attaquant croate Dado Prso face à Nancy, samedi au stade Louis II. La saison dernière, le titre était revenu à Bordeaux lors de l’ultime journée. Le face à face avec Marseille avait tenu la France en haleine jusque dans les dernières secondes. Cette saison, la domination monégasque a éteint tout suspense très rapidement et à trois journées de la fin, l’objectif est atteint. Monaco avait loupé le coche à Marseille la précédente journée (battus 2-4) et les joueurs de la Principauté ont encore failli passer à côté samedi, tétanisés par l’enjeu face à des Nancéiens qui jouaient leur sauvegarde en D1. Mais, ils sont finalement parvenus à leurs fins et ont acquis ce qu’ils méritaient. Ne disposent-ils pas de la meilleure attaque (62 buts), de la défense la plus imperméable (31), du meilleur buteur (Trezeguet à égalité avec Anderson, 20 buts) et passeur (Simone, 14 passes) ? Si le titre est acquis, la lutte pour les deux places en Ligue des champions reste, elle, très ouverte. Lyon, Paris et Bordeaux se tiennent en deux points. Ils auront tous les trois à disputer deux matches à l’extérieur sur trois. Le moindre faux pas est désormais interdit. Les Lyonnais ont ainsi fait une bien mauvaise opération en concédant à Gerland le nul lors du derby contre Saint-Etienne (0-0). Ils ont eu des occasions, mais Sonny Anderson était dans un jour sans où Alonzo a semblé invincible. Il a en tous cas permis aux Verts de conserver leur place au sein de l’élite. Paris n’a pas laissé passer sa chance de revenir, à la faveur d’un succès sans contestation sur Lens (4-1). Les Parisiens qui disposaient pour une fois de leur équipe-type et par conséquent du duo Okocha-Benarbia a même fait grosse impression. Quant à Bordeaux, le calvaire de la demi-finale de la coupe de France perdue contre les amateurs de Calais (3-1 après prolongation) n’a pas eu de conséquences sur ses performances en championnat. Un doublé d’Alicarte sur penalty et une tête de Saveljic ont assuré la victoire devant Le Havre (3-0), la cinquième de rang. Pour les Normands, la relégation approche. La bagarre pour la place en coupe de l’UEFA est aussi d’actualité. D’autant que les portes européennes pourraient s’ouvrir dès la cinquième place pour laquelle Bastia, Sedan, voire Auxerre, sont en concurrence. Les Corses n’ont toujours pas gagné à l’extérieur, mais ils ont réussi à sauver le nul dans les arrêts de jeu (1-1) contre des Messins, toujours pas sauvés. Sedan, après deux défaites consécutives, a également pris un bon point à Strasbourg (1-1). Auxerre, à l’inverse, décroche totalement avec un nouveau revers à Troyes qui peut enfin respirer et croire au maintien. Les Bourguignons n’ont marqué qu’un point sur 21 possibles et descendent doucement vers le milieu de tableau. Pour Montpellier, la victoire à Rennes (3-1) laisse une petite chance de se sauver. S’ils remportaient leur trois prochaines matches, ils pourraient revenir sur Nantes qui n’a que deux points d’avance sur le premier relégable après son nul contre Marseille (0-0). L’OM, comme Lens et Rennes, est en passe de se maintenir. La Juventus Turin reprend le large La Juventus Turin s’est imposée (2-1) sur le terrain de l’Inter Milan, grâce à un doublé de Kovasevic (54e et 79e minute), tandis que l’Inter a réduit le score grâce à Seedorf (83e). La Juve a ainsi repris le large en tête du championnat d’Italie de football, à l’issue de la 30e journée disputée samedi et dimanche. À quatre matches de la fin de la compétition, les Turinois comptent désormais cinq longueurs d’avance sur la Lazio Rome accrochée par la Fiorentina (3-3), samedi à Florence. Privée à la dernière minute de son attaquant de pointe Simone Inzaghi, blessé à l’échauffement et remplacé par le Croate Alen Boksic, la Lazio s’est trouvée menée 1 à 0 sur un but de l’Argentin Gabriel Batistuta, qui a trompé de la tête Ballotta (24). Mais la Lazio est parvenue à égaliser d’un tir précis à ras de terre du Tchèque Pavel Nedved, parfaitement démarqué par une belle feinte du Chilien Marcelo Salas (27e). Sur leur lancée, les hommes de Sven Goran Eriksson ont pris l’avantage grâce à Boksic de la tête, sur un centre impeccable, très tendu, du Yougoslave Sinisa Mihajlovic (30e). La Fiorentina est revenue à son tour au score par l’intermédiaire de Chiesa, magnifiquement lancé en profondeur sur la droite par le Yougoslave Pedrag Mijatovic (53e). À quatre minutes de la fin, l’arbitre a accordé aux Romains un penalty, mais le gardien toscan Francesco Toldo, grand spécialiste en la matière, a bien arrêté le tir puissant mais trop centré de Mihajlovic. La Lazio a repris l’avantage deux minutes plus tard, sur un deuxième penalty sifflé pour une faute de Torricelli sur Nedved, à nouveau tiré par Mihajlovic et cette fois transformé (88e). Mais durant les arrêts de jeu, Batistuta a définitivement scellé le score d’une frappe foudroyante à mi-hauteur, sur coup franc direct. «C’est dommage car nous avons eu deux fois le match en mains à 2 à 1 puis à 3 à 2, mais ce n’est pas fini, il reste encore quatre matches à jouer d’ici la fin, tout peut encore se produire», a affirmé l’entraîneur romain, le Suédois Sven Goran Eriksson. Parme a pris le meilleur sur Venise en fin de match (3-1), et occupe la troisième place, devant le Milan AC, tenu en échec (2-2) sur le terrain de Torino. La formation parmesane qui reste sur une série victorieuse de six rencontres a toutefois éprouvé des difficultés pour venir à bout d’une formation vénitienne pratiquement condamnée à la relégation. Elle a même été menée après un but du Croate Igor Budan, avant de renverser la situation sur un doublé de l’Argentin Hernan Crespo et d’aggraver la marque par Luigi Di Vaio. Grâce à ce doublé, Crespo rejoint l’Ukrainien Serguei Chevtchenko en tête du classement des buteurs avec 21 buts. Pour sa part le Milan AC n’a pas été capable d’exploiter les occasions favorables à Turin. Après avoir ouvert le score par Ambrosini, l’équipe milanaise s’est retrouvée menée 2 à 1, et a redressé la situation par l’Argentin Guglielminpietro en fin de partie. Manchester continue sa promenade Manchester United a continué sa promenade en tête du championnnat d’Angleterre de football en battant facilement Sunderland (4-0), samedi à Old Trafford, dans un match de la 33e journée, alors que dimanche Liverpool a gagné à Wimbledon (2-1) et Arsenal à Leeds (4-0). Les Red Devils ont toujours 11 points d’avance sur Liverpool, bien accroché à la deuxième place, et n’ont plus que quatre points à marquer en cinq matches pour s’assurer définitivement un sixième titre en huit ans. Ils se sont permis samedi de se passer de Yorke, Cole et Giggs, ce qui donne une idée de leur forme actuelle. En leur absence, c’est le super-remplaçant Solskjaer qui a encore profité de l’occasion, en marquant deux buts, et il a été imité en fin de match par Butt et Berg. En 33 matches, Manchester a déjà marqué 84 buts et dispose d’une différence de buts de +45. À cinq matches de la clôture, la course aux records de la Premier League est bien lancée. Dans les matchs décalés à dimanche, Emile Heskey, recruté le mois dernier, a réussi son premier doublé sous les couleurs de Liverpool. Dans le match entre les demi-finalistes anglais de la Coupe de l’UEFA, Thierry Henry a ouvert le score pour Arsenal, puis Keown, Kanu et Overmars ont enfoncé un peu plus une équipe de Leeds à la dérive. Leeds vient d’enchaîner quatre défaites en championnat. À ce rythme-là, les jeunes joueurs de David O’Leary seront bientôt menacés par Aston Villa qui n’arrête plus de gagner : finalistes de la Coupe d’Angleterre, les hommes de John Gregory sont désormais sixièmes. Menés 2-0 à Tottenham, ils ont marqué quatre buts en un quart d’heure, dont deux par Dublin, et remporté leur quatrième victoire consécutive (4-2). Samedi, Chelsea, autre prétendant à une place européenne, a chuté chez le mal classé Sheffield Wednesday (0-1), à trois jours du grand rendez-vous contre le FC Barcelone en Ligue des champions. C’était la première défaite des «Blues» en championnat depuis le 19 décembre, un match à domicile contre Leeds. Ce premier revers de l’an 2000 en Premier League pourrait coûter cher à Chelsea dans la lutte pour les places européennes. En revanche, à l’autre bout du tableau, cette deuxième victoire en trois jours permet à Sheffield de remonter à la 18e place, aux dépens de Bradford qui a lourdement chuté à Everton (0-4). Pour Watford, battu à Southampton (0-2), la cause est pratiquement entendue, car la «lanterne rouge» reste à 12 points du premier non-relégable, Wimbledon. Deux autres équipes ont gagné à l’extérieur, Leicester à Newcastle (2-0) et West Ham à Derby (2-1). Enfin, dans un match sans véritable enjeu, Coventry a battu Middlesbrough (2-1). Le Real Madrid profite de la défaite des leaders Le leader du championnat d’Espagne de football, le Deportivo La Corogne, battu sur le terrain du Rayo Vallecano (2-0), conserve 5 points d’avance sur son nouveau dauphin, le Real Madrid, vainqueur de Saragosse (1-0) et qui devance le Barça, écrasé à Oviedo (3-0), à l’issue de la 33e journée disputée ce week-end. Rien ne va plus au FC Barcelone qui n’arrive pas à relever la tête. Restant sur trois défaites consécutives face à Chelsea (3-1, Ligue des champions), Majorque (championnat, 3-0) et l’Atletico Madrid (Coupe, 3-0), le Barça a, cette fois-ci, sombré contre Oviedo qui s’est ainsi sorti de la zone de relégation. Pour les Catalans, le tarif est une nouvelle fois de trois buts encaissés. Inquiétant avant le match retour de la Ligue des champions où le Barça se doit de remonter deux buts. Maigre consolation pour les Barcelonais : ils restent à cinq points du Depor, logiquement dominé par le Rayo. Friables à l’extérieur, les Galiciens ont loupé l’occasion d’assommer la Liga. La bonne opération de la journée a été réalisée par le Real qui a gagné à Saragosse contre le cours du jeu. Dominés, les Madrilènes ont arraché la victoire grâce à un penalty obtenu par le Français Nicolas Anelka et transformé par Raul, qui signait là son 100e but en championnat d’Espagne. Grâce à une confrontation particulière favorable avec le Barça, le Real s’empare de la 2e place tout en rêvant du titre. Derrière, le Celta Vigo, désormais 9e, a vu le train de l’Europe s’éloigner en concédant un nul contre le Numancia (0-0). Lors du derby basque entre l’Athletic Bilbao et la Real Sociedad, rendu sulfureux par les déclarations des deux entraîneurs, c’est Javier Clemente de la Real qui a eu le dernier mot grâce à une nette victoire (4-1). Le club de San Sebastian semble avoir assuré son maintien alors que Luis Fernandez peut se préparer à une dernière fin de Liga difficile. Dans le bas du tableau, la situation se complique pour deux grands d’Espagne. Le Betis, torpillé par l’Espanyol (3-0), est relégable alors que l’Atletico, malgré sa victoire en Coupe contre le Barça, n’a pu obtenir qu’un nul contre Malaga (2-2). Pire, Jimmy Hasselbaink, meilleur buteur du championnat, a raté un penalty et s’est fait expulser. L’Atletico, qui pointe à quatre points du premier non relégable, n’a plus que cinq rencontres pour se refaire. Cinq rencontres dont trois à l’extérieur et une confrontation contre le Barça. Leverkusen de nouveau en tête Le Bayer Leverkusen a repris dimanche soir le commandement de la Bundesliga grâce à un succès à domicile (4-1) sur l’avant-dernier, Bielefeld, alors que le Bayern Munich s’est incliné samedi, chez lui, (1-2) face au Munich 1860 dans le 191e derby munichois, lors de la 30e journée du championnat d’Allemagne de football. La défaite du Bayern, la 5e de cette saison, avait ouvert samedi la porte à Leverkusen pour un retour en tête du championnat et les joueurs du charismatique entraîneur Christoph Daum ont effectivement saisi hier leur chance : à quatre journées de la fin, ils ont maintenant trois points d’avance sur le Bayern, tenant du titre, et se sont également rapprochés du club bavarois quant à la différence de buts : +36 pour le Bayern contre +33 pour Leverkusen. De plus, le Bayern avait perdu samedi pour peut-être toute la fin de la saison – championnat national, Coupe nationale et Ligue des champions – son capitaine et meneur de jeu, Stefan Effenberg, blessé en cours de partie. Ainsi, Leverkusen avait vu compenser son handicap consécutif à la mise hors course, également sur blessure, la semaine dernière, de son meneur de jeu, l’international brésilien Emerson. Munich 1860, qui, pour la première fois de son histoire dans la Bundesliga, a ainsi remporté au cours d’une même saison ses deux rencontres contre le Bayern, est désormais 4e. Dans les autres rencontres comptant pour une place en Coupes européennes, Hambourg (3e) a fait match nul (0-0) avec Brême (7e) et Kaiserslautern (6e) a remporté un précieux succès (1-0) sur l’Eintracht Francfort (14e), de plus en plus menacé par la relégation en 2e division. Et cela d’autant plus qu’en fin de saison ce club se verra retirer deux points pour avoir enfreint le règlement de la Fédération allemande de football (DFB) en matière de financement. La veille, vendredi soir, Hertha Berlin (5e) avait été tenu en échec chez lui (0-0) par le VfL Wolfsburg (8e). Enfin, l’arrivée comme entraîneur au Borussia Dortmund du vétéran Udo Lattek, 65 ans, qui supplée en catastrophe Bernd Krauss, licencié après seulement 12 matchs, mais sans une seule victoire, n’a pas changé fondamentalement la donne: en déplacement contre la lanterne rouge, Duisbourg, Dortmund a dû se contenter d’un match nul (2-2) et est 12e avec seulement un point d’avance sur le premier club relégable.
Personne ne doutait depuis longtemps que l’AS Monaco serait couronnée championne de France de football pour la septième fois de son histoire. C’est désormais officiel avec le match nul arraché (2-2) dans les arrêts de jeu par l’attaquant croate Dado Prso face à Nancy, samedi au stade Louis II. La saison dernière, le titre était revenu à Bordeaux lors de l’ultime journée. Le face à face avec Marseille avait tenu la France en haleine jusque dans les dernières secondes. Cette saison, la domination monégasque a éteint tout suspense très rapidement et à trois journées de la fin, l’objectif est atteint. Monaco avait loupé le coche à Marseille la précédente journée (battus 2-4) et les joueurs de la Principauté ont encore failli passer à côté samedi, tétanisés par l’enjeu face à des Nancéiens qui...