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Actualités - Reportages

Spectacle - "Monsieur Amédée", à partir de ce soir, à l'Unesco (photos)

À peine descendus d’avion, un peu fatigués mais heureux d’être là, Bernadette Lafont et Michel Galabru, les deux comédiens principaux de Monsieur Amédée (la comédie d’Alain Reynaud-Fourton à l’affiche de l’amphithéâtre de l’Unesco ce soir, demain et après-demain), se sont prêtés de bonne grâce aux questions des journalistes. Entourés du reste de la troupe (ils sont huit sur scène), Bernadette Lafont et Michel Galabru, accompagné de son épouse «qui est magistrat», signale-t-il, assurent avec bonne humeur la promotion de la pièce. Elle a été l’égérie de la Nouvelle Vague, une actrice pétillante et sexy que Truffaut – qui lui a offert son premier rôle en 1957 dans Les Mistons – qualifiait de «symbole de la vitalité, donc de la vie». Lui, connu surtout en tant que compère de Louis de Funès, est un comédien de tous les instants. Il suffit de l’entendre parler, de le voir parler plutôt, avec ses mimiques, ses longues accentuations, ses cabotinages, sa bouche qu’il ouvre grand…Tout un cinéma. C’est la première fois que Bernadette Lafont vient au Liban, «c’est pourquoi je vais rester une semaine de plus pour visiter le pays», dit-elle. Tandis que Galabru en est déjà à son troisième séjour. «J’étais déjà venu juste avant la guerre, jouer Les Poissons rouges d’Anouilh, au Casino du Liban». Il était revenu l’an dernier présenter La femme du boulanger, toujours au Casino. Malgré des itinéraires opposés – elle a débuté au cinéma, lui à la Comédie française –, Lafont et Galabru ont déjà joué quatre fois ensemble, au cinéma. Et, c’est avec un plaisir évident qu’ils se retrouvent cette fois sur les planches. La comédienne, qui fait du théâtre depuis bientôt vingt ans, assure que c’est le partenariat avec Galabru qui l’a enthousiasmée dans cette pièce. «Michel est un très, très grand acteur. Et c’est pour moi un vrai plaisir de jouer ce vaudeville avec un comédien aussi entraînant et enjoué». «On s’entend très bien», renchérit Michel Galabru. «On est du même pays, du sud de la France, on est pareils. Elle est de Nîmes, je suis de Montpellier. On est nés tous les deux en octobre, pas à la même date, car je pourrais être son père. Mais on est Scorpions. Je l’aime beaucoup». Cette complicité est d’un grand secours en cas de trous de mémoire. «Lorsque j’oublie, j’improvise et ça ne la déstabilise pas, elle improvise aussi», affirme le comédien. Quand on lui fait remarquer que sa notoriété est due en grande partie à ses rôles avec Louis de Funès, Michel Galabru prend une mine affligée, opine du chef, et soupire : «Hélas !». Préfère-t-il le registre dramatique ? «Oui», assure-t-il. «C’était bien avec De Funès, mais c’étaient de petits films quoi. Jouer un gros gendarme, ça ne m’intéresse pas». D’ailleurs, ce qu’il préfère dans sa filmographie c’est Le juge et l’assassin de Bernard Tavernier. «J’y tenais un rôle très, très dramatique. Et très mal payé». D’où le drame ? «Quand vous faites un bon film, vous êtes mal payé. Quand vous en tournez un mauvais, vous êtes très bien payé». Comprenez par là, qu’il a dû faire pas mal de films «alimentaires» ! En fait, ce qu’il aurait voulu, c’est «être Alain Delon, vous comprenez !». On comprend, quoique avec quelques kilos en trop… «Qu’est ce que ça veut dire ça ?», tonne-t-il, en roulant des yeux, l’air faussement outragé. Théâtre, cinéma, théâtre : il passe des plateaux aux planches sans problèmes, au gré des rôles qu’on lui propose. Mais avoue une prédilection pour la scène. Est-ce le contact avec le public qui le motive ? «Tout me motive, moi. Le public, un bon cigare aussi…». Il y a quelques années, il s’est lancé dans la mise en scène, pour des raisons… d’économie. «Oui, quelquefois je fais de la mise en scène. C’est plus économique que d’engager quelqu’un. Et souvent les metteurs en scène ne sont pas mieux que moi». C’est néanmoins Jean-Pierre Dravel qui a signé la mise en scène de Monsieur Amédée, un vaudeville où se manifeste toute la verve comique de M. Galabru, en professeur à la retraite qui se transforme en patron de maison close. Un rôle taillé sur mesure, pour ce comique malgré lui ? !
À peine descendus d’avion, un peu fatigués mais heureux d’être là, Bernadette Lafont et Michel Galabru, les deux comédiens principaux de Monsieur Amédée (la comédie d’Alain Reynaud-Fourton à l’affiche de l’amphithéâtre de l’Unesco ce soir, demain et après-demain), se sont prêtés de bonne grâce aux questions des journalistes. Entourés du reste de la troupe (ils sont huit sur scène), Bernadette Lafont et Michel Galabru, accompagné de son épouse «qui est magistrat», signale-t-il, assurent avec bonne humeur la promotion de la pièce. Elle a été l’égérie de la Nouvelle Vague, une actrice pétillante et sexy que Truffaut – qui lui a offert son premier rôle en 1957 dans Les Mistons – qualifiait de «symbole de la vitalité, donc de la vie». Lui, connu surtout en tant que compère de Louis de...