Le 13 avril doit rester à jamais dans notre mémoire. La commémoration de cette date, qui a marqué le début de «la guerre au Liban», doit être pour les Libanais une occasion de se livrer à une profonde introspection. Il faut que les quinze années de guerre nous servent de leçon pour ne pas que cela recommence ni aujourd’hui ni dans quinze ans. À ce qu’on appelle «la guerre des autres», les Libanais ont participé. Ils en étaient même, à certains moments, les uniques acteurs, peut-être par manque d’expérience, ou même par naïveté. Alors n’utilisons pas ce prétexte pour nous en laver les mains. La nouvelle génération, celle qui n’a pas vécu la guerre, celle sur qui nous comptons pour la reconstruction du Liban, se doit d’apprendre des erreurs de ses aînés, parce que les Libanais, qu’ils soient musulmans ou chrétiens, ont commis pendant la guerre des erreurs qui auraient pu anéantir notre pays. Ne pas oublier pour ne pas recommencer. Effacer les traces morales de la guerre n’est pas chose facile, contrairement aux traces matérielles. Il faut pour cela que les générations futures apprennent tout sur les quinze années de guerre. Il ne faut pas oublier, faire semblant d’oublier ou même cacher ces erreurs. En parler serait peut-être un moyen pour ne pas les commettre à nouveau. L’année prochaine, nous «célébrerons» le vingt-sixième (et triste) «anniversaire» du début de la «guerre», en espérant pouvoir affirmer que cette expérience nous a réellement servi à quelque chose.
Le 13 avril doit rester à jamais dans notre mémoire. La commémoration de cette date, qui a marqué le début de «la guerre au Liban», doit être pour les Libanais une occasion de se livrer à une profonde introspection. Il faut que les quinze années de guerre nous servent de leçon pour ne pas que cela recommence ni aujourd’hui ni dans quinze ans. À ce qu’on appelle «la guerre des autres», les Libanais ont participé. Ils en étaient même, à certains moments, les uniques acteurs, peut-être par manque d’expérience, ou même par naïveté. Alors n’utilisons pas ce prétexte pour nous en laver les mains. La nouvelle génération, celle qui n’a pas vécu la guerre, celle sur qui nous comptons pour la reconstruction du Liban, se doit d’apprendre des erreurs de ses aînés, parce que les Libanais, qu’ils soient...
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