On attendait Tiger Woods. Le 64e Masters a couronné un autre joueur de couleur, le Fidjien d’origine indienne Vijay Singh, qui, en dehors d’un premier tour raté, a dominé la compétition et montré des nerfs à toutes épreuves lorsque ses adversaires se sont faits menaçants dans les dernières heures dimanche. Le Fidjien a terminé par une dernière carte de 69 et un total de 278, dix en dessous du par, lui donnant un avantage de 3 coups sur le double vainqueur sud-africain de l’US Open Ernie Els et de 4 sur les Américains David Duval, dauphin de Tiger Woods au classement mondial, et Loren Roberts, un vétéran de 45 ans, qui avait rarement été à pareille fête. «Gagner ici, je n’arrive pas à y croire, s’est-il exclamé. C’est incroyable. Ce n’est pas encore bien entré. Cela va mettre du temps». Une victoire synonyme d’un premier prix de 828 000 dollars pour Singh, dont c’est à 37 ans le second grand succès après son triomphe en 1998 dans le championnat PGA. Le Fidjien avait abordé le dernier parcours avec un avantage de 3 coups sur Duval, acquis avec une rare maîtrise dans la tourmente samedi et confirmé dimanche matin tôt sur les derniers trous qui n’avaient pu être bouclés la veille avant la nuit. Singh et Duval devaient être à la lutte pendant la plus grande partie de la journée, une lutte, à laquelle sont venus se mêler Loren Roberts et Ernie Els, réussissant et de loin son meilleur Masters. Tiger Woods, qui était venu samedi recoller au peloton de tête, avait entamé la journée avec six coups de retard. Il devait parvenir à réduire son handicap de moitié, avant de marquer le pas et de terminer seul 5e toujours à 6 longueurs de Vijay Singh. «Les dieux du golf n’étaient pas avec moi cette semaine, a-t-il souligné. J’avais pourtant pris un départ idéal aujourd’hui. Je sentais que si je faisais 8 ou 9 sous le par, je pouvais gagner. Cela ne devait pas être ainsi. C’est décevant, mais je suis content de m’être quand même donné une chance». Bogey pour Duval, birdie pour Singh Les dieux du golf étaient par contre avec Singh, dont le prénom signifie «victoire» en hindi. Au 11e trou, le Fidjien envoyait son coup d’approche dans la rivière, mais réussissait ensuite un sauvetage miraculeux et s’en tirait avec un simple bogey. Duval revenait à un coup, mais deux trous plus tard au 13e, c’était au tour de l’Américain d’atterrir dans l’eau. Bogey pour Duval, birdie pour Singh, l’écart était rétabli. Malgré une remarquable fin de parcours d’Ernie Els, Singh, qui réalisait encore deux birdies au 15e et 18e pour un bogey au 16e, ne devait plus être inquiété. Le Masters, qui tournait à la déroute pour les Européens, les meilleurs, l’Écossais Colin Montgomerie, le Français Jean van de Velde et l’Irlandais Padraig Harrington, étant à 13 coups de Singh, était joué. Els, qui venait de rater des possibilités de birdies sur les trois derniers trous, échouait de peu, Duval, toujours à la recherche de son premier succès dans un tournoi majeur, également, tous les deux victimes du calme dans les instants décisifs de l’Indien des îles Fidji. «Je ne me souviens pas d’avoir aussi bien joué à Augusta, a souligné le Sud-Africain. Ce n’était pas pour moi cette semaine. Peut-être l’année prochaine».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats On attendait Tiger Woods. Le 64e Masters a couronné un autre joueur de couleur, le Fidjien d’origine indienne Vijay Singh, qui, en dehors d’un premier tour raté, a dominé la compétition et montré des nerfs à toutes épreuves lorsque ses adversaires se sont faits menaçants dans les dernières heures dimanche. Le Fidjien a terminé par une dernière carte de 69 et un total de 278, dix en dessous du par, lui donnant un avantage de 3 coups sur le double vainqueur sud-africain de l’US Open Ernie Els et de 4 sur les Américains David Duval, dauphin de Tiger Woods au classement mondial, et Loren Roberts, un vétéran de 45 ans, qui avait rarement été à pareille fête. «Gagner ici, je n’arrive pas à y croire, s’est-il exclamé. C’est incroyable. Ce n’est pas encore bien entré. Cela va mettre du temps». Une victoire...