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Actualités - Chronologie

Formule 1 - GP de Saint-Marin La réussite de Michael Schumacher(photo)

Tout semble sourire à Michael Schumacher, à la Scuderia Ferrari en ce début de saison. Après les abandons de Mika Hakkinen (McLaren-Mercedes) en Australie et au Brésil, le pilote allemand doit sans doute sa victoire au Grand Prix de Saint-Marin de Formule 1, dimanche à Imola, à un petit problème ayant encore affecté la monoplace de son rival finlandais. «Je ne sais pas ce qu’il a eu mais, d’un seul coup, l’écart nous séparant a brutalement chuté juste avant le second arrêt. Honnêtement, cela nous a bien aidé dans notre stratégie qui était la seule que nous pouvions adopter», reconnaissait Schumacher. Une coupure de moteur juste avant l’ultime ravitaillement du champion en titre avait en effet stoppé l’élan de la McLaren-Mercedes et fait perdre une poignée de secondes à Hakkinen. «Trois ou quatre», estimait le pilote finlandais. «Cela a été causé par un problème électronique, expliquait Ron Dennis, dimanche soir. Cela, ajouté au débris qui a endommagé le fond plat et causé une perte de l’équilibre aérodynamique, nous a sans doute fait perdre la course». Ron Dennis y croit Ces ennuis confortent le patron de McLaren-Mercedes dans ses certitudes que son équipe, que Mika Hakkinen, ont le potentiel pour battre Ferrari, enlever les titres mondiaux. Malgré le départ triomphal de la Scuderia, de Michael Schumacher vainqueur des trois premiers Grands Prix de la saison, Ron Dennis y croit fermement. «Le résultat de dimanche n’est pas celui que nous désirions, déclarait ce dernier. Mais il reste quatorze Grands Prix et il est clair que nous avons le potentiel pour vaincre». Peut-être dès Silverstone dans quinze jours. À moins que les nouvelles mesures au plan électronique, l’interdiction du limiteur de vitesse qui doit intervenir en Grande-Bretagne, ne viennent remettre en cause la supériorité des monoplaces anglo-allemandes. Au départ surtout, certains adversaires suspectant McLaren d’utiliser ce limiteur pour cacher un système d’antipatinage. D’autre part, avec 24 points de retard sur Michael Schumacher, Mika Hakkinen ne peut plus se permettre le moindre faux pas. D’autant que le pilote allemand traverse une période de réussite étonnante. « Sans appréhension à Silverstone » Mais, dimanche, au soir de son triomphe devant des tifosi ravis, Michael Schumacher avait conscience de la compétitivité de ses adversaires. «Notre position en tête du championnat est confortable mais nous avons vu que ce sera une dure bataille. Nous devons donc continuer à travailler», remarquait le vainqueur. Le pilote allemand s’attend encore à une lutte acharnée à Silverstone, un circuit de triste mémoire. C’est là que le 11 juillet dernier les espoirs du pilote Ferrari s’étaient envolés dans un mur de pneus dans la courbe de Stowe, la saison passée. Là où Schumacher s’était fracturé la jambe droite. Cette semaine, le champion allemand y retournera pour la première fois à l’occasion d’essais pour préparer la course de la semaine suivante. Sans appréhension particulière. «Nous savons pourquoi l’accident s’est produit et j’ai déjà dit à plusieurs reprises que cela aurait pu arriver n’importe où, à n’importe quel moment, disait Schumacher. J’irai en Angleterre sans angoisse». Liesse populaire à Maranello La victoire de l’Allemand Michael Schumacher (Ferrari), au Grand Prix de Saint Marin, avait été saluée par une grande liesse populaire à Maranello, fief de la Scuderia. Des milliers de tifosi, dont beaucoup vêtus en rouge de la tête aux pieds, s’étaient réunis en dépit de la pluie, sur la place principale de la petite ville, entonnant des slogans et des chants en l’honneur de Ferrari et de son leader, qui a signé sa troisième victoire consécutive depuis le début de l’année. «C’est une fantastique victoire», a affirmé radieux le maire de Maranello, Giancarlo Bertacchini, qui avait suivi la course sur écran géant en compagnie de ses administrés. «Ici, nous avons tous perdu la tête. Nous les avons (ndlr : McLaren) battus sur le terrain aujourd’hui et personne ne pourra avancer le moindre doute», a lancé l’une des responsables des clubs de supporteurs Edda Ansalone. Le curé de la paroisse, le père Alberto Bernardoni, n’a pas manqué de faire sonner les cloches de son église selon un rituel désormais immuable à chacune des victoires de la Scuderia. Tout ce petit monde s’est ensuite retrouvé devant un plat de tortellini, copieusement arrosé de San Giovese et de Lambrusco (vin rouge de la région), préparé par Giancarlo Vissani, chef cuisinier préféré du président du conseil italien Massimo d’Alema. La presse italienne euphorique La presse italienne ne tarit pas d’éloges lundi après la troisième victoire consécutive de Ferrari obtenue dimanche. «Ferrari est magique», peut-on lire dans la Gazzetta dello Sport. «La seule différence avec les deux premiers GP c’est que, cette fois, les McLaren sont restées sur la piste», explique l’éditorialiste Candido Cannavo. «Elles étaient virulentes, affamées et prêtes à la bagarre. Elles sont montées sur le podium mais elles ont perdu». «La stratégie l’a emporté, les hommes du stand ont gagné», conclut l’article. «Ferrari s’est donnée à Schumacher et Schumacher rembourse avec son cœur, son âme et son talent», affirme avec lyrisme le Corriere dello Sport. «Le rêve est en train de devenir réalité car cette Ferrari semble être la bonne», affirme le quotidien à ses lecteurs qui attendent toujours un titre pilote pour la Scuderia depuis 1979, année du sacre du Sud-Africain Jody Scheckter. Près de 12,4 millions d’Italiens, soit plus d’un téléspectateur sur deux, étaient devant leur téléviseur dimanche pour suivre ce Grand Prix couru à Imola, et ceci en dépit d’une grève des journalistes qui les a privés de commentaires.
Tout semble sourire à Michael Schumacher, à la Scuderia Ferrari en ce début de saison. Après les abandons de Mika Hakkinen (McLaren-Mercedes) en Australie et au Brésil, le pilote allemand doit sans doute sa victoire au Grand Prix de Saint-Marin de Formule 1, dimanche à Imola, à un petit problème ayant encore affecté la monoplace de son rival finlandais. «Je ne sais pas ce qu’il a eu mais, d’un seul coup, l’écart nous séparant a brutalement chuté juste avant le second arrêt. Honnêtement, cela nous a bien aidé dans notre stratégie qui était la seule que nous pouvions adopter», reconnaissait Schumacher. Une coupure de moteur juste avant l’ultime ravitaillement du champion en titre avait en effet stoppé l’élan de la McLaren-Mercedes et fait perdre une poignée de secondes à Hakkinen. «Trois ou quatre»,...