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Actualités - Conferences Et Seminaires

La Résistance et le consensus interne

Si la conférence pouvait sembler un peu académique, le débat qui l’a suivie, même indirect – puisque c’était M. Samir Frangié qui posait les questions de l’auditoire – a permis de répondre à certains points précis. M. Salamé a provoqué ainsi les applaudissements de l’assistance si nombreuse que plusieurs dizaines de personnes – dont M. Michel Samaha – ont dû rester debout pendant près de deux heures. Grâce aux questions, M. Salamé a pu ainsi développer sa pensée au sujet de la concomitance des deux volets libanais et syrien. Selon lui, le retrait israélien du Sud n’aura pas pour effet immédiat la dissociation de ces volets et les Libanais ont certainement raison d’être vigilants et de vouloir s’assurer qu’Israël retirera réellement ses troupes de tout le territoire et ne rééditera pas l’expérience de 1978. (Les Israéliens avaient alors conservé une portion du territoire libanais en y installant ce qui s’appelait alors l’Armée du Liban libre). Au sujet des relations libano-syriennes, M. Salamé a précisé que les relations entre les États ne sont pas égalitaires. «Mais entre le Liban et la Syrie, le déséquilibre est réel. Il faut donc y remédier en utilisant les institutions, ainsi qu’éventuellement une tierce partie agréée des deux autres afin de mettre un terme au face-à-face. Il faut aussi s’arranger pour être moins dépendants l’un de l’autre tout en préparant une sortie qui sauverait la face aux deux parties etc.».M. Salamé a encore insisté sur le fait que l’association des deux volets libanais et syrien ne signifie pas qu’ils sont similaires : le Liban bénéficiant de frontières internationalement reconnues alors que le tracé de la ligne du 4 juin 1967, au Golan, n’est pas défini. Entre la frontière de 1923 qui séparait la Palestine et la Syrie et la ligne du 4 juin 67, aujourd’hui revendiquée par la Syrie, il y a une portion de territoire qu’Israël réclame alors qu’il s’agit d’une terre arabe. Le conférencier a toutefois estimé que ce tracé encore à imaginer ne peut pas être le seul obstacle qui a fait capoter le sommet de Genève entre les présidents Clinton et Assad. «Cet obstacle aurait pu être surmonté si Israël et la Syrie n’avaient pas des agendas internes qui les obligent à ne faire aucune faute dans les négociations». Enfin, M. Salamé a conclu en affirmant que la Résistance est certainement la cause de la décision israélienne de se retirer du Liban. «Mais elle n’aurait pu être aussi efficace sans le consensus interne dont elle bénéficie et dont elle devrait tenir compte dans la définition de sa stratégie de l’après retrait».
Si la conférence pouvait sembler un peu académique, le débat qui l’a suivie, même indirect – puisque c’était M. Samir Frangié qui posait les questions de l’auditoire – a permis de répondre à certains points précis. M. Salamé a provoqué ainsi les applaudissements de l’assistance si nombreuse que plusieurs dizaines de personnes – dont M. Michel Samaha – ont dû rester debout pendant près de deux heures. Grâce aux questions, M. Salamé a pu ainsi développer sa pensée au sujet de la concomitance des deux volets libanais et syrien. Selon lui, le retrait israélien du Sud n’aura pas pour effet immédiat la dissociation de ces volets et les Libanais ont certainement raison d’être vigilants et de vouloir s’assurer qu’Israël retirera réellement ses troupes de tout le territoire et ne rééditera pas...