Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Mode USA Calvin Klein en quête d'investisseurs (photo)

De plus en plus «international», le créateur Calvin Klein lance pour cette première année du nouveau millénaire une première ligne de produits de beauté. Lancement «à l’américaine» marqué par une série de manifestations, en commençant par un défilé de prêt-à-porter hiver 2000-2001 bien en avance sur le calendrier des défilés new-yorkais. Désignée sous le titre «nouvelle couture», sa collection était vouée à toutes les nouveautés et toutes les audaces. Grand chasseur des effets «choc» et du sensationnel, le styliste américain est un vrai virtuose du marketing... Tout est calculé, planifié, étudié savamment à l’avance, en donnant l’impression d’imprévu et de spontané. Fidèle à lui-même, Calvin Klein a su mobiliser l’attention, préparant ainsi le lancement «en grand» de ses cosmétiques automne 2000. On sait déjà qu’il s’agit de 39 teintes de rouge à lèvres, 25 nuances d’ombres à paupières, d’un gloss transparent pour les yeux et d’un gel à sourcils. Comme on le constate, les informations savamment diffusées préparent le terrain, et pour frayer le chemin, les dates des collections Calvin Klein à New York ont été avancées afin d’avoir lieu avant Paris et Milan. «On ne pourra plus ainsi nous accuser de copiage comme ça a été le cas si souvent», déclare-t-il, car d’autres créateurs américains se sont mis à suivre son exemple, plaçant ainsi les défilés de New York en avance sur le calendrier, bien avant ceux de l’Europe. Alligator et super-luxe L’automne 2000, habillé par Calvin Klein, n’est certainement pas fait pour les bourses plates, moyennes ou peu rembourrées. Exemples? Les jeans sont taillés dans de l’alligator, une peau de crocodile dix fois plus cher que le commun (et si onéreux) «croco». Les petites jupes, elles, se font en python, la peau de ce gros serpent qui étouffe ses victimes en les serrant trop fort. La teinte bleu et beige est du dernier chic «CK». À nouveau chic, nouveau prototype... La femme de cette nouvelle couture est jeune, riche et sexy. Cheveux flous, talons hauts, air assuré, elle est l’image par excellence de la (très) riche héritière, fière de l’être et d’en faire la preuve sans nul complexe. Bonne mine, bonne fortune et bonne humeur... Du coup, Ivana Trump et ses frisettes, Kate Moss et son ossature sont éjectées par l’esthétique actuelle. Une nouvelle image s’est installée à sa place pour inciter à mieux profiter de la prospérité de l’économie américaine. Et tant mieux pour ceux qui savent profiter de cette nouvelle tendance... Calvin Klein, d’ailleurs, ne cache pas le fait qu’il est à la recherche de nouveaux partenaires financiers. Lors d’un récent passage éclair à Milan, il y a quelques semaines, il n’a pas hésité à exposer au cours d’une interview ni sa position, ni ses projets. «Nous jouons cartes sur table, a-t-il déclaré, nous cherchons des investissements potentiels. Si nous voulons développer notre présence dans le monde, il nous faut un financement complémentaire pour augmenter le nombre de nos boutiques dans les cinq années à venir dans le monde. Au lieu de cacher nos négociations nous les rendons publiques. Il faut beaucoup d’argent que nous ne pouvons assurer seuls. Car il est exclu, en ce qui nous concerne, d’entrer en Bourse. De crainte de s’asservir à des actionnaires exigeant une revivification à court terme». Sa «nouvelle couture» et ses python-alligator font-ils partie de cette quête? Ils sont d’un tel «à-propos» qu’on serait enclins de le croire...
De plus en plus «international», le créateur Calvin Klein lance pour cette première année du nouveau millénaire une première ligne de produits de beauté. Lancement «à l’américaine» marqué par une série de manifestations, en commençant par un défilé de prêt-à-porter hiver 2000-2001 bien en avance sur le calendrier des défilés new-yorkais. Désignée sous le titre «nouvelle couture», sa collection était vouée à toutes les nouveautés et toutes les audaces. Grand chasseur des effets «choc» et du sensationnel, le styliste américain est un vrai virtuose du marketing... Tout est calculé, planifié, étudié savamment à l’avance, en donnant l’impression d’imprévu et de spontané. Fidèle à lui-même, Calvin Klein a su mobiliser l’attention, préparant ainsi le lancement «en grand» de ses cosmétiques...