Rechercher
Rechercher

Actualités - Reportages

De refuge en refuge, le chemin des cimes du Liban (photos)

C’est Sami Karkabé – spéléologue, archéologue et membre fondateur de tout ce qui explore et arpente le Liban et ses environs – qui a bien voulu nous indiquer, de mémoire, les principaux refuges du Liban. Pour un skieur de randonnée, le refuge est un but . Deux pièces, une kitchenette, une toilette, il n’en faut pas plus pour passer une nuit de repos et mieux repartir. C’est ainsi, depuis le Mandat, que de refuge en refuge, s’est tracé le chemin des cimes du Liban. À l’initiative de Lionel Ghorra, la SET (Société d’encouragement au tourisme) et le BTJ (Bureau du tourisme des jeunes) ont succédé au Club alpin français, créant leurs propres refuges dans la foulée des aînés. Souvent détruits depuis belle lurette, ces refuges existent encore sous forme de ruines, de lieux-dits, ou de points de rencontre que les randonneurs se font fort de réhabiliter. On recense, du Nord au Sud : – Le refuge de la SET, situé à 2 900m d’altitude, prés de Qornet el-Saouda. Sans doute le refuge le plus élevé existant au Liban, il était constitué d’une pièce unique et d’une toilette rudimentaire. En 1950, il n’avait déjà plus de toit. – Le refuge du CAF, au col de Aïnata, à 2 650m. Un rocher gravé y indique la direction des principaux sommets du Liban. – Le refuge dit de «La ballade», construit par le CAF et actuellement restauré par l’ASFR, situé à Laklouk, à 1 700m d’altitude. C’était à l’origine un chalet-dortoir en bois, équipé de nombreux lits, avec une kitchenette et une petite terrasse pour profiter du soleil. Il était infesté de punaises et S.K. se souvient d’une nuit où les démangeaisons étaient tellement insupportables qu’il lui a fallu sortir secouer ses envahisseurs dans la neige par un froid glacial. – Le refuge de la SET,dit «Le Refuge» que connaissent tous les skieurs de Faraya, situé à l’arrivée du remonte-pente Jammal, à 2 000m. C’était un magnifique chalet de deux chambres à coucher avec un living équipé d’un poêle à mazout et à bois, d’une petite kitchenette et d’une toilette. Il est aujourd’hui détruit et cédé à l’exploitation des remontées mécaniques de Faraya – «La Chambre des Français», dite Oudet el-Fréançaoui’i construite par la CAF à 2 600m au sommet du Sannine. Réduite à l’état de ruine depuis les années cinquante, elle est actuellement réhabilitée pour des besoins stratégiques. – Le refuge de la SET à Kneissé, sur le col du Beidar, mais aussi , non loin de là, à 2 000m d’altitude, le refuge «Cavro», que cet architecte, fou de montagne, avait voulu mettre à l’abri des infiltrations du dégel en lui donnant une forme cylindrique. Peu confortable, il servait plutôt de bivouac que de chalet et son toit a fait long feu. Enfin, le refuge de l’Hermon situé à 1 600m au flanc de ce sommet qui culmine à 2 840m. Un site étonnant de beauté et qui a offert à la Bible ses paysages les plus poétiques. Est-il besoin de signaler que tous ces refuges ont été construits à la force des jambes et des poignets, avec souvent des skis et des traîneaux pour seuls véhicules ?
C’est Sami Karkabé – spéléologue, archéologue et membre fondateur de tout ce qui explore et arpente le Liban et ses environs – qui a bien voulu nous indiquer, de mémoire, les principaux refuges du Liban. Pour un skieur de randonnée, le refuge est un but . Deux pièces, une kitchenette, une toilette, il n’en faut pas plus pour passer une nuit de repos et mieux repartir. C’est ainsi, depuis le Mandat, que de refuge en refuge, s’est tracé le chemin des cimes du Liban. À l’initiative de Lionel Ghorra, la SET (Société d’encouragement au tourisme) et le BTJ (Bureau du tourisme des jeunes) ont succédé au Club alpin français, créant leurs propres refuges dans la foulée des aînés. Souvent détruits depuis belle lurette, ces refuges existent encore sous forme de ruines, de lieux-dits, ou de points de rencontre que...