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Actualités - Chronologie

Les enfants palestiniens souffrent de l'occupation israélienne, souligne l'ONU

Les enfants des territoires palestiniens «souffrent considérablement» de l’occupation israélienne et 90 % d’entre eux ont vécu plusieurs événements traumatisants, indique le rapporteur spécial de l’Onu Giorgio Giacomelli. Dans un rapport qu’il a soumis à la commission des Droits de l’homme à Genève, M. Giacomelli évoque parmi ces traumatismes l’inhalation de gaz lacrymogènes, l’attaque du domicile de ces enfants la nuit, les violences exercées en leur présence contre leurs parents par des soldats israéliens, l’emprisonnement ou bien encore la démolition de leur maison par les autorités israéliennes. «En plus de la violence, toutes les mesures de punition collective ont des effets psychologiques graves sur les enfants», commente le rapporteur qui précise que 70 % d’entre eux ont vécu jusqu’à quatre ou cinq de ces événements traumatisants. Quatre enfants palestiniens ont été tués en 1999, 102 ont été blessés dont 82 par des soldats israéliens, 19 par des colons juifs et un par les deux à la fois, note-t-il. 47 enfants ont été blessés par des balles en caoutchouc et trois par de vraies balles. 44 ont été battus, cinq ont été écrasés par des véhicules et trois ont souffert d’inhalations de gaz lacrymogènes. M. Giacomelli ajoute que 220 mineurs palestiniens ont été arrêtés en 1999, âgés de 14 à 17 ans, en violation de la convention sur les droits de l’enfant qu’Israël a signée. La plupart ont été arrêtés à la suite de jets de pierres et condamnés à des peines de prison de un à six mois. Il estime que 75 mineurs se trouvent actuellement en détention : 30 dans la prison de Telmond, 35 dans celle de Megiddo et dix dans des centres de détention aux fins d’interrogatoires. «Dans le camp militaire de Beit El, des enfants de 14 ans ont été contraints de rester dehors sous la pluie pendant la nuit, les yeux bandés», écrit-il, rappelant qu’il n’y a pas de cour militaire ni de juges spéciaux pour les mineurs. Le rapporteur dénonce également les conditions de détention dans des prisons surpeuplées, l’absence de soins médicaux corrects et les limitations au droit de visite. Enfin, le rapporteur de l’Onu souligne les problèmes particuliers des enfants nés de parents arabes à Jérusalem et qui ne peuvent obtenir de certificats de naissance si leurs parents n’ont pas le statut de résidents de la ville. M. Giacomelli estime à 10 000 le nombre des enfants non enregistrés à Jérusalem et qui seront privés de papiers d’identité quand ils auront atteint l’âge de 16 ans. «L’absence de statut les prive aussi de tout droit à la santé, aux assurances sociales, de la possibilité de s’inscrire à l’école», souligne-t-il. Dans son rapport, M. Giacomelli, qui regrette «le manque de coopération des autorités israéliennes» au cours de sa mission, évoque d’autres violations des droits de l’homme telles que l’usage systématique de la torture au cours des interrogatoires de suspects palestiniens dans des affaires touchant à la sécurité, les détentions arbitraires, les discriminations contre les travailleurs palestiniens, les expulsions forcées de Palestiniens de villages entiers et la destruction de leurs maisons.
Les enfants des territoires palestiniens «souffrent considérablement» de l’occupation israélienne et 90 % d’entre eux ont vécu plusieurs événements traumatisants, indique le rapporteur spécial de l’Onu Giorgio Giacomelli. Dans un rapport qu’il a soumis à la commission des Droits de l’homme à Genève, M. Giacomelli évoque parmi ces traumatismes l’inhalation de gaz lacrymogènes, l’attaque du domicile de ces enfants la nuit, les violences exercées en leur présence contre leurs parents par des soldats israéliens, l’emprisonnement ou bien encore la démolition de leur maison par les autorités israéliennes. «En plus de la violence, toutes les mesures de punition collective ont des effets psychologiques graves sur les enfants», commente le rapporteur qui précise que 70 % d’entre eux ont vécu jusqu’à...