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Actualités - Chronologie

Football - Rencontres amicales La France et l'Espagne s'imposent (photo)

La France a remporté la première victoire de son histoire, malgré l’absence de Zidane, hier à Glasgow contre l’Écosse (2-0), tout en testant avec succès une nouvelle articulation offensive que l’on devrait retrouver à l’Euro-2000. Pourtant, la machine a été longue à se mettre en place. Roger Lemerre avait promis que Thierry Henry serait placé dans les mêmes conditions qu’à Arsenal. Mais le Gunner a eu du mal à se situer, les ballons n’arrivant pas en profondeur, ce qui l’a contraint à venir les chercher en arrière. La remontée du ballon se faisait parfaitement jusqu’au milieu de terrain grâce à une disposition nouvelle en 3-3-3-1, avec les arrières latéraux montant alternativement pour venir se placer comme troisième récupérateur ou déborder. À droite, Thuram combinait bien avec le nouveau capé Giuly, tandis que Lizarazu, pourtant moins saignant que d’habitude, se trouvait les yeux fermés avec son complice Bordelais, Dugarry, sur le flanc gauche. Mais, placé dans une position axiale derrière Henry, Djorkaeff ne réussissait pas à trouver ses marques dans ce système, faisant avorter plusieurs actions, malgré le travail de titan de Petit, présent sur tous les fronts. Après la pause, les rentrées de Micoud dans l’axe et celle de Wiltord sur la droite éclairaient le jeu des Tricolores. Le meneur bordelais, flanqué de ses deux équipiers de club, exploitait parfaitement la masse de ballons arrivant de ses lignes arrières et se mettait à distribuer le jeu à la Zidane. Sur une première ouverture en profondeur de Micoud (53e), Henry échouait de peu. Mais, la minute suivante, sur une action semblable, Wiltord faisait mouche. En fin de rencontre, Henry a vu ses efforts récompensés par un but (90e). Le match était plié. Roger Lemerre pouvait se frotter les mains. Un an après Wembley, il faisait sauter un nouveau bastion britannique. Dans la perspective de l’Euro, il pouvait également noter le nom du remplaçant de Zidane sur ses tablettes tout en gardant un œil sur Madrid où Anelka va bientôt rejouer. Une bonne soirée. L’Espagne impressionne face à l’Italie Une sélection d’Espagne impressionnante de maîtrise a logiquement battu l’Italie (2-0) mercredi au stade olympique de Montjuich à Barcelone en match amical de préparation pour l’Euro-2000. José Antonio Camacho, tout comme son homologue italien, le célèbre Dino Zoff, l’avait annoncé, l’équipe titularisée d’entrée de jeu sera à 90% celle qui sera présente aux Pays-Bas et en Belgique, lors de la phase finale de l’Euro du 10 juin au 2 juillet. Dès l’entame de cette rencontre, suivie par une multitude de techniciens venus des quatre coins d’Europe, l’Espagne grâce à un pressing et un bon quadrillage du terrain, monopolisait le ballon. Sans trop de danger pour Buffon, qui régnait en maître dans sa surface de réparation. Le gardien de Parme rassurait ses partenaires toujours prompts à pratiquer le contre et sur l’un d’eux, il s’en fallait de peu que Fiore ne marque le premier but. 0 à 0 à la pause, dès la reprise Zoff chargeait tout. Ou presque. Le duo offensif turinois (Del Piero, F. Inzaghi) laissait sa place à la paire romaine (Delvecchio, Totti). Un sélectionneur qui réalisait une bourde technico-tactique en opérant deux changements à l’heure de jeu, alors que Guardiola devait tirer un corner. Conséquence : la défense italienne, désorganisée par ces rentrées, laissait Alfonso sans marquage. L’Espagnol marquait le premier but de cette rencontre, son neuvième avec la «seleccion» (60e). Vingt minutes plus tard, nouveau corner et même punition pour l’axe central italien, étrangement absent. Une absence qui profitait à Abelardo (80e), dans une très grande forme, et à l’Espagne, qui n’avait plus battu l’Italie depuis 1968. Les Hispaniques ont pris date avant l’Euro-2000. Croatie - Allemagne : la pluie ne profite à personne La Croatie et l’Allemagne ont fait match nul (1-1) mercredi à Zagreb en match amical, dans une rencontre aux airs de water-polo, disputé sous une pluie battante et sur un terrain gorgé d’eau. Les velléités offensives affichées par l’Allemagne étaient rapidement récompensées : sur un centre de Hamann, Rehmer, très en vue pour sa 8e sélection, inscrivait du haut de la surface et en léger déséquilibre, le seul but allemand. L’arrière du Hertha Berlin, utilisé en milieu défensif, manquait de récidiver sur corner (19e), alors que les Croates, à la créativité technique bridée par la pluie, peinaient à s’exprimer. Seul Zivkovic, du bout des crampons, inquiétait réellement Kahn (36e). Bierhoff et Kirsten, associés en pointe comme le réclamait depuis longtemps l’avant-centre de Leverkusen, manquaient ensuite coup sur coup de creuser l’écart, se jetant sur deux centres judicieux de Ziege (49e) et Ramelow (51e). Mais, au fur et à mesure que la pluie diminuait, la formation de Blazevic gagnait en témérité. Et sur un centre millimétré de Suker, guère tranchant par ailleurs, le Croate Niko Kovac – qui jouait pour la première fois en sélection avec son frère Robert –, assurait l’égalisation de la tête, à la 71e minute. Partage de frères entre la Belgique et les Pays-Bas La Belgique et les Pays-Bas, co-organisateurs cet été du championnat d’Europe des nations (Euro-2000), ont fait match nul (2-2), lors d’une rencontre amicale de football disputée, mercredi soir, à Bruxelles. Dès les premières minutes, les Diables Rouges, très inspirés, prenaient les commandes de la partie. Au quart d’heure, Émile Mpenza se jouait de Stam et de Bosvelt et trouvait Gert Verheyen au second poteau. La reprise de volée du Brugeois était imparable et trompait Sander Westerveld, préféré à Edwin van der Sar, par le sélectionneur néerlandais, Frank Rijkaard. Les Belges doublaient la mise grâce à un remarquable mouvement collectif, initié par Marc Wilmots et conclu par Emile Mpenza à la 26e minute (2-0). Piqués au vif, les «Orange» réagissaient sur corner à la demi-heure. Libre de tout marquage au point de penalty, Patrick Kluivert fixait Filip de Wilde d’un coup de tête aussi puissant que précis. En seconde période, les Néerlandais privaient leurs hôtes de ballons et se créaient les plus belles occasions par Roy Makaay et Patrick Kluivert. Ce dernier, bien servi par Paul Bosvelt, inscrivait son second but de la soirée et égalisait (2-2, à dix minutes du terme). Les Bataves mettaient la pression sur la défense belge en fin de partie. À la dernière minute, Seedorf, seul face à De Wilde, manquait l’occasion de donner la victoire à ses couleurs.
La France a remporté la première victoire de son histoire, malgré l’absence de Zidane, hier à Glasgow contre l’Écosse (2-0), tout en testant avec succès une nouvelle articulation offensive que l’on devrait retrouver à l’Euro-2000. Pourtant, la machine a été longue à se mettre en place. Roger Lemerre avait promis que Thierry Henry serait placé dans les mêmes conditions qu’à Arsenal. Mais le Gunner a eu du mal à se situer, les ballons n’arrivant pas en profondeur, ce qui l’a contraint à venir les chercher en arrière. La remontée du ballon se faisait parfaitement jusqu’au milieu de terrain grâce à une disposition nouvelle en 3-3-3-1, avec les arrières latéraux montant alternativement pour venir se placer comme troisième récupérateur ou déborder. À droite, Thuram combinait bien avec le nouveau capé...